La seconde croisade

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La seconde croisade

Message  Dépix le Dim 8 Nov - 20:05

Oyez oyez, grande nouvelle! Dans ce nouveau topic vous pourrez suivre les déroulement de la seconde croisade comme elle s'est jouée fin 2008 entre moi, Primo et Mikey.
Vieux fichier ressuscité d'entre les limbes grâce à une récupération de disque dur, voici une partie de la plus grasse game d'Azurhyàn ever. Le trip se compose d'un état des lieux du début du XIIème siècle en Médianie (juste après la première croisade) et d'un historique archi fourni.

Les lieux et directions de cette game éminemment épique sont déclarés Injouable à cause de la modification des cartes du Mj des Mj 2 ans après. silent

Enjoy quand même. La distillation se fera tout le long de novembre.
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Re: La seconde croisade

Message  Dépix le Dim 8 Nov - 20:07

La seconde croisade


Evènement majeur sur Azhuryan au début du douzième siècle, la seconde croisade a vu s'opposer les forces armées des principaux royaumes médians contre celles du royaume suderon d'Al Aztaban. Opération militaire de très grande envergure, elle tire son origine de l'échec de la première croisade ayant eu lieu en Birkanie quelques années auparavant. Nous allons expliquer ici les tenants et aboutissants de cette expédition avec en première partie son origine et ses moyens. Nous détaillerons aussi ses principaux protagonistes. Une chronologie précise des différentes étapes de la croisade sera enfin présentée pour une meilleure compréhension des opérations.


Origines de la seconde croisade


L'échec cuisant de la première croisade

Lancée par le pape Marcus V en 1094 au tournoi de Berbeileg, la première croisade est née de la réaction de l'Eglise de Tharès par rapport aux vols et attaques répétés dont étaient victimes les pèlerins médians voulant effectuer ou rentrant de voyage vers les Lieux saints. Cet état de fait passa pour inacceptable dans les mentalités des souverains de l'époque et remporta donc immédiatement l'adhésion de puissants personnages. La croisade était aussi un moyen idéal pour utiliser tout le potentiel militaire crée avec l'apparition et la montée en puissance croissante de la chevalerie. Le royaume de Felxir fut le principal contributeur de cette première croisade. Le roi lui même et plus de la moitié des duchés composant le royaume ainsi que leurs baronnies répondirent présents. Après un travail diplomatique important des cardinaux, deux principats armaniens ainsi que l'Istalia et le royaume d'Ossiriande rejoignirent l'expédition. Cette dernière partit de Villepieux en 1096.

Le chef d'expédition d'alors, le roi felxirois Philippe 1er, prit le parti de passer par la terre, en Birkanie, avec les troupes croisées et de se diriger vers Melasurej un peu plus d'un millier de kilomètres au sud. Ce choix était essentiellement motivé par le soutien a un allié d'alors. En effet, la Birkanie était en pleine conquête vers le Nord, au détriment de l'Ossiriande. Fait absolument donc non prévu à la base, les armées médianes durent se battre avec les Birkaniens plusieurs dizaines de kilomètres avant la frontière du royaume suderon. Ces derniers étaient en effet d'une: bien décidés à poursuivre leur offensive au Nord en ne relâchant pas l'effort consenti, de deux: ne pas aider et ravitailler pendant plusieurs mois des dizaines de milliers de soldats potentiellement hostile et allant de surcroît se battre contre des frères de foi. Les médians reprirent au total le sud de l'Ossiriande ainsi qu'une partie du Nord de la Birkanie dont sa capitale dans ce qui était devenue non plus une croisade pour délivrer les lieux saints mais une véritable guerre aux frontières de la Médianie. Les troupes croisés restèrent en effet dans la zone plus d'une année (bien plus que ce qui était prévu). Les Birkaniens perdirent tout de même dans cette guerre près de 100 000 vies ainsi que la partie de leur territoire la plus au nord (dont leur capitale Karal avec son delta). Les croisés, avec environ 50 000 victimes, ont vu leur noblesse, leur chevalerie et leurs troupes engagées au combat totalement ravagées.

Les deux partis, exsangues, cessèrent les combats en 1097 après la prise de Karal et il fut crée trois nouvelles provinces sur les anciennes terres birkaniennes: Le duché de Longueterre, qui s'étend le long de la cote avec néanmoins quelques enclaves, la Djedjanie (petite région rattachée à l'Ossiriande car attenante à son territoire) et les Etats Felxirois de Birkanie (constituée de Karal et d'autres grandes villes et occupant grosso modo les terres jusqu'aux débuts des Monts Valgoniens).


Une fois les principaux acteurs de cette première croisade rentrés dans leurs terres respectives, il fut alors bien normal à tout le monde de constater a posteriori cette croisade comme un échec. Al Aztaban et Melasurej ne furent jamais même aperçus et l'ampleur des pertes médianes pour le gain territorial apporté était loin d'être une raison pour se consoler. De plus, pour beaucoup de souverains n'y ayant pas participé, cette croisade s'est au final plus perçue comme une guerre birkano-felxiroise à but expansionniste que comme une guerre pour Dieu, légitimant, bien qu'a posteriori, leur non engagement d'avant croisade. L'idée d'une seconde croisade semblait alors très compromise, personne en Médianie ne voulant prendre la responsabilité de ce qui pourrait être un nouvel échec.

L'idéalisme des vétérans

Les batailles, le sang, la douleur et les efforts qu'avaient représenté la première croisade pour la majorité de ses survivants resta gravé dans leurs mémoires. Nombreux d'entre eux une fois rentrés au pays racontèrent à haute et vive voix ce qu'avaient été les rudes et sanglants assauts de Batzili, Karal ou Iltumbal pour ne citer qu'eux. Les petites gens en furent assez admiratifs et des chansons racontant de manière épique tel ou tel épisode de la première croisade fleurissèrent. Petit à petit et dans toute la Medianie, elles permirent de transformer l'échec en preuve ultime de son engagement personnel pour Tharès. Les vétérans de la première croisade acquérirent alors rapidement un certain prestige. Ce sentiment était aussi partagé à l'autre bout de la société, parmi les nobles et souverains ayant survécu et étant revenu. En effet, la vie militaire prolongée amena certains d'entre eux à totalement fraterniser et de nouvelles relations entre puissants s'engagèrent. Certaines de celles-ci dépassèrent même parfois le schéma féodal seigneur-vassal. La majorité d'entre eux, conscients des erreurs qu'ils avaient commises, étaient prêts à reprendre les armes pour délivrer, cette fois pour sur, la terre qui avait vu naître leur sauveur.

Cette idée tenait au cœur de certains hommes plus que d'autres. Le plus important d'entre eux fut sans nul doute le pape. Ce dernier eut une influence majeure sur l'ensemble des souverains médians lorsqu'il prit l'initiative en 1098 en mobilisant soudainement une très grande partie de ses importants moyens diplomatiques et financiers. Il réitéra l'appel lancé quatre plus tôt a Berbeileg et recommanda chaudement à travers divers bulles et apparitions publiques la mobilisation physique et spirituelle des forces armées de Tharès pour terminer l'œuvre entreprise. Des messagers et représentants de la papauté partirent dans tout les royaumes de Médianie pour porter ce message, un effort particulier ayant été entrepris chez les souverains n'ayant pas participé à la première croisade.

Il y avait parmi ces envoyés des gens plus convaincus que d'autres. On peut penser à Tyberias de Belegost, vétéran de la première croisade, qui, nous le verrons par la suite, acquérit une réputation importante de par son message et sa conviction. Le roi de Felxir fit preuve politique de son attachement à la seconde croisade en promettant, dès que l'idée se popularisa, d'envoyer près de 3000 hommes. Le frère cadet du roi de Felxir, le duc d'Anguenor, fit de son coté aussi beaucoup au niveau des têtes couronnées pour les convaincre de la pertinence d'une nouvelle expédition. De nombreuses autres personnes rentrant de la première croisade firent également, à un rang plus modeste, un travail considérable pour promouvoir un nouveau départ vers le sud.

Avec un très fort accent sur la foi et une idéalisation des faits d'armes ayant eu lieu à la première, la seconde croisade ne tarda pas à rapidement trouver de nouveaux adeptes dans toutes les couches de la société. Plus largement, à l'échelle des duchés et royaumes, les souverains n'ayant pas encore pris la lame étaient encore en majorité. Ce point est capital car en voyant la situation de manière plus pragmatique, les moyens humains des premiers participants étaient réduits à une peau de chagrin. Cette arrière garde en quelque sorte, en étant mobilisée, a pu renforcer le réalisme de l'idée d'une seconde croisade.
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Re: La seconde croisade

Message  Dépix le Lun 9 Nov - 20:15

Des ressources militaires et symboliques toujours fortes.


Les royaumes

Nous allons commencer par l'ensemble politique le plus puissant qui n'ait pas participé à la première croisade et qui est bien sûr le Saint Empire Armanien. Sur les douze principats qui le composent, seulement deux d'entre eux s'étaient engagés en Birkanie lors de la première croisade. L'empereur n'étant de plus pas venu non plus, plus des trois quarts de l'Empire étaient encore vierge de toute implication. La première croisade reçut de plus dans ce vaste territoire une aura et une réputation particulière de par les glorieuses victoires dont s'étaient auréolés les chefs militaires armaniens. On peut par exemple citer le plus célèbre d'entre eux: Sigismond, général en chef des troupes de Haute Bohavie qui fonça à partir du sud de l'Ossiriande avec ses troupes. Il chevaucha quasiment en ligne droite avec son armée jusqu'aux murs de Karal remportant victorieusement toutes ses batailles (les récits disent que sa croisade a finie comme elle avait commencée: dans le fracas le plus total). Le Saint Empire constituait un réservoir plus qu'important pouvant comporter potentiellement plusieurs dizaines de milliers d'hommes d'armes. De plus, les quatre principats bordant la Mer du Sud avaient, réunis, une flotte de guerre plus qu'appréciable.

A l'autre bout de la Medianie, près de l'Athalanie, le royaume du Mirados ne s'était lui non plus pas impliqué du tout, que ce soit au niveau du royaume ou à l'échelle plus locale des barons et autres chevaliers. Plusieurs milliers d' hommes étaient là aussi disponibles pour servir à la seconde croisade, Mirados étant alors un royaume uni et puissant. L'éloignement géographique de son territoire et donc les doutes pour sa participation à la seconde croisade furent dissipés rapidement. En effet, le roi de Mirados était d'une grande foi et avait l'esprit chevaleresque. Il nourissait d'intenses regrets personnels à ne pas avoir entrepris le premier voyage et sa venue au nouveau semblait donc plus que probable dès l'origine. Fervent croyant, ses dispositions intimes pouvaient en faire un allié de choix.

Dans la partie nord du continent, deux absents s'étaient fait « remarqués » à savoir le royaume d'Aquistrie et celui de Valbion. Ces deux puissances régulièrement en conflit, entretenaient alors des rapports plus exécrables l'une envers l'autre, les affaires de guerre se mêlant alors à des querelles familiales et dynastiques. Toutefois, avec la fin de leur conflit d'alors en 1097, et l'accession au trône de Valbion du valeureux nouveau roi Henry, les rapports s'assouplirent durant les cinq années suivantes et l'idée d'une coexistence de leurs troupes au sein d'une seule et même expédition devint possible. De plus, sur sa frontière sud avec les Peaux Vertes, l'Aquistrie n'avait plus eu de problèmes notables depuis des années. Les royaumes nordiques étaient eux dans une période « calme ». Leurs assauts et pillages en direction des Terres médianes durant la seconde partie du onzième siècle connaissaient un répit dû aux récents problèmes avec les attaques du Chaos à l'Est et au Nord. Encore empreints de leurs heurs passés, l'Aquistrie et Valbion attendaient alors prudemment chacune que l'autre fasse le premier pas vers un engagement dans la seconde croisade pour se décider à emboîter le pas ou non. L'autorité morale du pape fut alors d'une grande utilité.

Dans la partie sud du continent, près des monts Valgoniens, la myriade des dirigeants des royaumes présents avaient, eux, une vision moins idéale des opérations du fait de leur proximité géographique avec les événements de la première croisade. Peu d'entre eux s'y étaient engagés et la majorité pensait au vu de ce qui s'était passé qu'ils avaient eu raison. De plus, cette région était alors en proie à de multiples guerres, le plus souvent par ambition de roitelets locaux et n'avait que faire d'une seconde croisade. Par contre, c'est la ferveur populaire qui fut là la plus présente. Elle fut un moteur majeur lorsque des engagements volontaires de serfs et sans grade se firent en masse suite aux différents appels du pape à la population (le prêtre de chaque Eglise devait lire à haute voix à son auditoire chaque nouvelle intervention du Saint Père). L'agrégat des forces présentes dans ces royaumes assez peuplés pour l'époque constituait, comme pour les grands royaumes, un potentiel militaire non négligeable. Fait important et assez rare dans cette région pour le noter, Nozgolen, royaume faisant parti culturellement parti de l'ensemble Athalan, se montrait de plus en plus réceptif pour participer à une éventuelle nouvelle expédition. Le pape écrivit une bulle durant l'été 1100 démontrant la futilité des affrontements intestins lorsque les servants de Tharès affrontent et meurent par les lames de non croyants. Poussés par la ferveur populaire et ecclésiastique, certains dirigeants de tout ces royaumes mirent progressivement en veille leur conflits et purent se préparer à une éventuelle venue à la seconde croisade.

Près de la cote, l'appui des cités et états des plus gros royaumes précédemment cités (istaliens et iberciens) était indispensable. L'Ibercia avait un fort contingent militaire pour un royaume de son importance. Ce dernier appuyait très fréquemment les troupes de l'Ossiriande dans les batailles visant à freiner l'expansion birkanienne vers le Nord, et donc un jour, vers leurs frontières. Les cités et territoires d'Istalia, elles, constituaient une force navale (militaire et de transport) majeure, la seule au nord de la Mer du Sud avec le Saint Empire. Très riches, elles captaient à elles la majorité du trafic de marchandises médianie-terres suderones et inversement. La première croisade n'ayant été quasiment qu'une opération militaire terrestre et les principats armaniens côtiers étant alors en paix avec eux, les troupes et moyens navals d'Istalia étaient au fait de leur puissance. Pour ces territoires largement bénéficiaire du commerce avec les régions suderones, une seconde croisade présentait de plus un enjeu financier majeur (accès direct aux marchandises et ressources suderones sans intermédiaires). Ils constituaient dès lors des alliés très réceptifs pour la tenue d'une nouvelle croisade.

Plus marginalement, les cités et royaumes istaliens avaient de nombreux contacts et contrats avec les puissants du moment dans le territoire des mercenaires. Ils venaient en effet souvent solliciter leurs services en les engageant à leurs convenance dans divers conflits. Certains chefs mercenaires et/ou seigneurs de guerre et leurs hommes pouvaient et voulaient participer à l'expédition à cause de l'appât financier et de la réputation non négligeable que représentaient des razzias en terres suderones. Les Istaliens recrutèrent les plus motivés d'entre eux. Certaines conditions avant d'être officiellement engagé avaient été imposées: se baptiser, reconnaître Tharès comme son sauveur et embrasser la Sainte Lame à genoux en présence d'un représentant de l'Eglise. De bonne foi ou pas, plus d'un demi millier de mercenaires furent recrutés au total.
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Message  Dépix le Mer 11 Nov - 15:49

L'apparition des ordres religieux

Parallèlement à toutes ces considérations, la première croisade, malgré son échec, permit de renforcer considérablement la foi et la conviction religieuse de certains hommes. Ces derniers se rassemblèrent et créèrent alors des groupements religieux qui prônaient l'exaltation de telle ou telle valeur tharésienne. Ces groupements constituèrent les embryons des futurs ordres religieux médians. On ne peut les résumer comme un ensemble car chacun d'entre eux avait ses particularités et mentalités. Ces groupements furent au début de petites tailles et souvent confidentiels mais certains (peu d'entre eux) réussirent à gagner rapidement de la notoriété et des membres.

Ce phénomène était particulièrement présent au sein des petits royaumes médians. On y trouva à la fin du onzième siècle et au début du douzième une profusion de déclarations de foi. Ces déclarations mettaient au centre de leur objet des valeurs très diverses reliées aux enseignements de Tharès et à un degré très variable. Par exemple, des congrégations de médecins se constituaient et parcouraient les chemins pour guérir sans rétribution aucune. A l'inverse, pouvaient aussi être trouvés des fanatiques réunis sous la direction de leaders charismatiques et de plus ou moins bon rang social. L'anéantissement total des hérétiques pour purifier les Lieux Saints pouvait être dans le dessein des uns, d'autres pouvaient prôner la repentance perpétuelle par l'auto flagellation, etc... Généralement, ces groupements non constitués en ordre officiel et de composition largement populaire n'ont duré qu'un temps. Les autorités ou les ecclésiastiques locaux ont essayé le plus possible de limiter leur influence et leur portée dans la société par la force ou l'intégration. Aucun ne prit donc une ampleur suffisante.

D'autres regroupements du même ordre étaient instaurés par des personnes qui, de par leur statut et leur compétences, étaient bien plus difficiles à réprimer. Au fur et à mesure que se répandait l'information qu'une nouvelle croisade pourrait voir le jour, des hommes d'armes, chevaliers et autres individus de la classe combattante se rassemblaient localement. Ces derniers s'auto proclamaient souvent comme « guerriers de Dieu ». Ils cherchaient alors souvent des pairs d'armes pour se renforcer. Nous verrons par la suite que ces esquisses d'ordre ont été rapidement eux aussi contenus par les autorités religieuses mais pas pour la même raison que ceux du bas peuple.

Le plus important des ordres fut sans nul doute la Sainte Garde. Il reçut dès sa création par Tyberias de Belegost (alors en visite auprès du Saint Père à Villepieux) la bénédiction du pape lui-même. Tyberias était alors « propriétaire », de par son parcours lors de la première croisade, de terres étendues conquises en Birkanie. Il revendit pour plusieurs dizaine de millier de pièces d'or l'entièreté de son territoire au duché Istalien de Longueterre afin de financer la création de l'ordre et son implantation dans diverses commanderies dans divers royaumes. La Sainte Garde fut alors le premier ordre religieux officiel en Medianie. Ordre militaire chevaleresque dédié à la protection et l'hospitalité des pèlerins en Terre Sainte, Tyberias eut pour premier but de recruter une armée presque uniquement composée de chevaliers pour la fournir en forces suffisantes (le chevalier étant l'incarnation de Tharès-guerrier). Tyberias entama alors au sein de tout Saint Empire Armanien un grand voyage de « recrutement » et de communication. Ses hommes de confiance qu'il avait connu pendant la première croisade partirent dans ce même but dans toute la Medianie. Au vu du contexte cité ci dessus et dans les paragraphes précédents, le regroupement des embryons d'ordres autour de ce nouveau, officiel lui, fut relativement aisé. Le pape trouva l'idée de ce nouvel ordre militaire et religieux tellement bonne qu'il donna des injonctions afin que se rassemble sous la Sainte Garde tout homme désirant servir sincèrement et profondément Tharès. La Sainte Garde acheva de confirmer sa crédibilité lorsqu'elle reçut officiellement de la papauté, de certains duchés et royaumes, des commanderies au sein de grandes villes. Au final, près de dix mille personnes, dont quatre mille chevaliers, rentrèrent volontairement dans l'ordre. On peut compléter la portée historique de la chose, en rapellant que c'est la toute première fois que le pape se voit dotée d'une armée personnelle.

L'apparition des ordres religieux, en mobilisant les forces latentes, a permis de contribuer largement à l'idée qu'une seconde croisade était possible et réalisable. Une fois ceci compris et une fois fait le tour fait des aspects généraux liés au dispositions des royaumes en Médianie, il n'est pas surprenant qu'un premier grand regroupement de forces militaires soit présent fin 1101 à Villepieux. Nous détaillerons dans une prochaine grande partie les forces présentes ainsi que leurs principaux protagonistes.


Un participant de taille

En 1100 et 1101, les oraisons publiques des puissants qui déclaraient vouloir se croiser se multipliaient en Medianie. La voie vers la seconde croisade était déjà bien engagée mais le pape, vieil homme, décida d'en maximiser la portée symbolique. Cette symbolique était bien sur d'ores et déjà présente car, en plus de donner un accord ostensible et inconditionnel à la seconde croisade, il donna à tout nouveau croisé la rémission immédiate de tout ses péchés. Néanmoins, pour enfoncer le clou si l'on peut dire, il annonça lors d'un grand rassemblement de cardinaux et d'évêques à Villepieux qu'il viendrait lui-même en Terre Sainte s'interdisant de rejoindre Dieu avant que Melasurej ne soit reprise par les soldats de Tharès.
Cette nouvelle se répandit comme une trainée de poudre dans toute la Medianie et eut un impact majeur sur l'organisation de la seconde croisade. Elle laissa peu de monde indifférent et acheva de renforcer la légitimité de l'expédition. A tout niveau de la société, les hésitants et non convaincus en furent impressionnés et beaucoup décidèrent d'embrasser la cause pour laquelle ce saint homme risquait sa vie. Les futurs participants ayant déjà émis le vœu de se croiser se virent totalement confortés dans leur choix.

Il est important de préciser que depuis la création de la Sainte Garde, le pape en allant en terres suderones est aussi à la tête de son armée. Passé d'autorité religieuse à puissance militaire en quelques années, l'Eglise, de par la venue du pape et de son armée montre au reste du monde son entière implication dans la seconde croisade. Une venue du pape, seul, aurait eu sans nul doute provoqué de simples réactions de surprise et d'étonnement et aurait de par ce fait une bien moindre portée.

Au delà de la Médianie et des frontières raciales, la nouvelle fut aussi sue. Il y eut bien sur quelques mois de décalage. Les elfes, en Valinör, prirent acte officiellement de l'annonce une semaine avant le départ des forces armées de Villepieux. Le roi Phénix prononça un discours mentionnant solennellement l'engagement hostile des humains du continent dans les terres humaines suderones au nom du dieu Tharès. Les nains n'eurent pas de réaction particulière mais louèrent toutefois le courage, le sens des responsabilités et la fierté du « page de Tharès ».
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Re: La seconde croisade

Message  Dépix le Ven 13 Nov - 7:16

Al Aztaban en 1102


En l'an 1102, à la veille de la seconde croisade, la situation politique d'Al-Aztaban est quelque peut complexe. A l'opposé de son voisin du nord, la Birkanie, qui est un royaume uni et contrôlée par un pouvoir central, Al-Aztaban se veut plus prosaïque. En effet, le territoire est alors le lieu de querelles intestines entre différentes familles et différents courants religieux allariens (relatif au dieu Allara).

Depuis le 8ème siècle, quatre grandes familles se disputent régulièrement la domination totale du royaume. Chacune d'entre elles est reliée, de par son histoire, à un des quatre grands fleuves nourriciers d'Al-Aztaban et il est entré dans la coutume de les nommer selon le nom de ces fleuves. Ce sont les Qadarites (sud et sud ouest), les Herkites (centre, jusque loin au nord à l'intérieur des terres vers la frontière d'avec la Lystrie), les Nehelites (delta du Nehel et une partie du nord) et les Sorites (nord du territoire côtoyant la Birkanie). A de rares moments certaines de ces ethnies arrivèrent à s'imposer aux autres sans ambiguïté mais cela ne dura jamais plus d'une décennie. Cette instabilité est due à deux facteurs: le premier est qu'en Al-Aztaban, les querelles de succession sont toujours omniprésentes lorsqu'un des chefs de famille vient à mourir (pas de prééminence de la primogéniture mâle comme en Médianie). Souvent incapables de se mettre d'accord, des luttes ont à tout moment lieu dans l'une ou l'autre des quatre familles. Ces luttes incessantes empêchent l'édification d'un pouvoir central fort. Détail n'aidant point, ces quatre familles ont chacune une histoire et un prestige propre. Elles se déterminent géographiquement assez simplement car elles portent le nom du fleuve autour duquel elles se sont développées.
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Re: La seconde croisade

Message  Dépix le Sam 14 Nov - 15:36

Les quatre grandes familles

Les Qadarites:

Les Qadarites sont une ethnie al-aztabanaise à part car, non natifs, ils sont issus d'anciens nomades (les Ourkites). Ces derniers ont émigré du désert vers le 7ème siècle en étant à la recherche de nouveaux pâturages. Après avoir menés maints affrontements avec les « propriétaires » pour leur droit à s'installer sur ces nouvelles terres et après s'être convertis à l'Allaranisme au début du 8ème siècle, ils se développèrent à l'intérieur des terres et s'étendirent très rapidement dans toute une partie du sud d'Al Aztaban. Au 9ème siècle, leur aire de répartition atteignit le Rino, le principal affluent du fleuve Qadar naissant. Ils fondèrent en 788 la ville de Gagdal à l'endroit ou le Qadar et le Rino se rejoignent. Leur expansion vers la mer du Sud fut à partir de là bien plus progressive. Pendant le 9ème siècle, les chefs de famille mirent sous leur domination les vastes mais assez vides étendues du Nebel en se faisant payer tribu. Au 10ème et et onzième siècle, l'ancienne population ourkite se mélangea avec les locaux le long du fleuve Qadar jusqu'à la mer (le mélange se fit à tout niveau de la société). C'est à partir de là que fut employé l'appellation « Qadarites » pour désigner les habitants de cette région d'Al Aztaban.

S'étant installés au départ sans le savoir dans la région la moins peuplée et la plus chaude du futur Al-Aztaban, les Qadarites ont néanmoins comblé rapidement ces désavantage en se sédentarisant surtout, on l'a vu, sur les rives du fleuve et en accroissant bien plus vite leur population que les autochtones. Les Qadarites ont alors constitué dès le 10ème siècle l'ethnie majoritaire dans la région. Dans la seconde partie du onzième siècle, ils ont noués de nombreuses relations commerciales avec les îles du sud via le delta du Kowat. Les avantages financiers qu'ils en retirèrent passèrent dans la transformation progressive de leurs armées, principalement à l'origine de la cavalerie et des archers montés, en armée axée sur la domination navale. Afin d'assurer la sécurité de leurs commerces, la flotte des Qadarites vit son importance grandir au fil du temps pour arriver en début du 12ème siècle en tête devant les flottes des Herkites, Nehelites et Sorites. L'armée de terre, elle, s'est progressivement réduite à un rôle défensif autour de places fortes clés (sur tout le long du fleuve). La population Qadarite est de plus en plus présente et riche au fur et à mesure que l'on s'approche du delta du Kowat. Celle présente au Nord vers le royaume des Morts et au sud ouest occupe un grand territoire composé de vastes plateaux assez stériles et sauvages. Zone assez hermétique, il s'y perpétue encore le nomadisme et des bandes armées montées sur chameaux (plus ou moins sous le contrôle des autorités) y maintiennent l'ordre.

En 1102, le sultanat du Qadar est uni, le sultan régnant déjà sur l'entièreté de ses possessions depuis une vingtaine d'années. Ses rapports avec ses voisins, les Herkites, sont ambigus. Alliés seulement selon la conjoncture du moment ,de nombreux points de tension sont apparus durant les années 1080-1090. La principale divergence provient de la volonté de chacun de contrôler la grande et puissante cité antique de Babylad. Ville considérable, elle est le point quasi-obligé de passage vers le territoire des Qadarites des marchandises venant des oasis bordant le royaume de morts (dont Aeden). Elle est actuellement sous contrôle Herkite mais des provocations (diplomatiques chez les Qadarites, commerciales et militaires chez les Herkites) se multiplient. Pour d'autres raisons, des problèmes similaires concernent les villes de Goshan et Omana, elles aussi sous domination Herkite. Au sud, les contacts avec les royaumes de Mog, Sodaran et d'Arania sont quasi inexistants, les Qadarites les considérant au mieux comme des futures colonies, au pire comme des sauvages. La politique Qadarite dans ces lieux reculés va dans le sens d'une conversion (« allarisation ») de la population.
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Re: La seconde croisade

Message  Dépix le Dim 15 Nov - 15:00


Les Herkites:

Les Herkites s'établissent autour du légendaire fleuve Herkinan. Ce dernier naît au sud des Monts Valgoniens et dévale sur plus de 1500 kilomètres jusqu'en Mer du Sud (il traverse aussi la Lystrie. Les Herkites sont la plus ancienne et prestigieuse dynastie d'Al Aztaban. A la base, personne ne sait exactement depuis quand les ancêtres des Herkites peuplent les rives du fleuve, les historiens Al-Aztabanais en viennent tous à la même conclusion lorsqu'ils abordent le sujet: il y a toujours eu des hommes dans cette région. Plus de 5000 ans avant les croisades, la « jeune » civilisation elfe avait déjà notifiée une forte concentration de population humaine dans cette région. C'est en effet quelques siècles plus tard que sur ces terre s'est élevé la glorieuse civilisation ajuptienne. Encore présente de par les monuments qu'elle a laissé à la postérité, les leaders herkites n'hésitent pas à se proclamer officiellement descendants directs du mythique pharaon fondateur mi-homme mi-scorpion. Ils n'ont d'ailleurs peut-être pas tort...Les Herkites reculés furent les derniers à perpétuer les rites ajuptiens ce qui a d'ailleurs provoqué en 625 la bataille d'Aeden (connue dans tout le monde suderon, elle opposa le prophète et ses fidèles aux légions momifiés du royaume des Morts). Habitants de cité multi-millénaires, les Herkites peuplent en 1102 une longue et large bande de territoire (1000 km de longueur sur 500 km de largeur en moyenne), leur présence « coupe » Al-Aztaban en deux (Qadarites au sud et Nehelites-Sorites au Nord).

L'Herkinan et le Qadar étant éloignés d'environ 500 km et la moitié des terres les séparant étant aride (plateaux d'Assurie), le seuls contacts entre les deux familles se concentrent en trois villes (Herkites): Babylad, Our et Goshan. Places fortes (voire très forte), elle constituent des points clés. Les grandes villes du bord le fleuve de la Mer du Sud jusqu'en Lystrie sont toutes protégées et abritent de puissants pôles magiques. C'est dans ces villes que s'est développée au 7ème siècle la secte de l'Orghuz (sur laquelle nous reviendrons). Les Herkites sont remarquables par rapport à leur voisin sur le plan historique donc mais culturel, scientifique et médical notamment. Ce sont des individus venant pôles de connaissances que représentent les villes de Babylad ou d'Ibirkal qui firent des avancées notables dans ces domaines à travers divers ouvrages. On peut aussi apprécier l'art de la calligraphie qui atteint ici des sommets. De par tout ces aspects, la population Herkite rayonne au sud de la Mer du même nom et leur avance sur les Médians est en ce point incontestable. Plus l'on remonte dans les terres vers le royaume des Morts, plus la tradition et les arts occultes semblent prendre de l'importance. Les leaders locaux de ces contrées pratique par exemple encore largement la divination. On peut noter dans toute les terres Herkites une richesse relativement élevée par rapport aux Qadarites par exemple et homogène.

Prétendants pendant tout le 11ème siècle au rôle de leader d'Al-Aztaban tout entier, ces visées ne plurent point aux califes Nehelites qui y voyaient une menace importante pour leur pouvoir. Cet état de fait déclencha un conflit important en 1091. Les Nehelites ont largement et facilement vaincus leurs adversaires. Ils obligèrent les Herkites à réduire leurs armées à un strict minimum avec une présence permanente de troupes Nehelites dans chaque ville (l'occupation n'est pas loin). Le sultan d'alors s'est alors exilé à Aeden et laissa sa place vacante ce qui provoqua immédiatement une sanglante guerre (quasiment civile) dans tout le territoire. Les belligérants n'étaient autres que les enfants de l'ancien sultan ainsi que l'ayatollah, guide suprême de tout les croyants suderons. C'est lui même qui en 1100 réussit à émerger de cette tribulation grâce à son charisme naturel et son autorité spirituelle. Il réussit à pacifier les rives de l'Herkinan avec l'aide d'anciens ennemis ayant progressivement rejoint son camp. Il a en 1102 une autorité certaine sur tout le territoire et entretient des relations cordiales envers ses voisins.
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Re: La seconde croisade

Message  Dépix le Dim 17 Jan - 17:30

Les Nehelites:

Les Nehelites sont l'ethnie al-aztabanaise entourant le fleuve du Nehel. Ce dernier est le résultat de la réunion du petit Nehel (qui prend sa source dans les terres rocheuses et sauvages du massif Verghet) et du Gije (qui lui naît au sud des Monts Birkaniens). Ils ont de plus la domination du fertile et très populeux (1/10 de la population d'Al-Aztaban s'y trouve) delta qui porte le même nom. Si les Herkites se réclament de l'antiquité ancienne, les Nehelites, eux, tirent plutôt leur origine de l'antiquité tardive. Elle régna en effet un temps sur l'entièreté du territoire d'Al-Aztaban pendant le déclin de l'Empire Médian. Ils périclitèrent alors lentement à cause de la montée en puissance des futurs Qadarites, Sorites et des Herkites. Quand vint la venue du prophète, ils en furent les premiers croyants de la région. Par la suite, au début de l'expansion suderone, une grande partie des hommes d'armes étaient originaires ou furent formés là. Ils sont depuis les fervents défenseurs et pratiquants d'une ligne et rigueur religieuse dure. Cette inflexibilité vis à vis notamment des pèlerins médians en route vers Melasurej fut d'ailleurs la cause principale des croisades. De traditions guerrières et expansionnistes, les Nehelites surent rapidement trouver des terres à soumettre pendant le siècle suivant. Ils conquirent en 762 l'île de Kyphris, royaume autonome de religion tharèsienne (héritage de l'Empire Médian), en la soumettant au tribut avant de la conquérir définitivement en 815. Suite à cela, le sultan (étant un descendant direct du prophète) prit le titre de calife du pays en se faisant reconnaître unanimement par ses pairs. Les Nehelites sont depuis l'entité la plus puissante au sein du califat d'Al-Aztaban. Cette domination est au début du douzième siècle à la fois militaire, financière et démographique.

Dotés d'une forte tradition militaire comme on l'a vu, les Nehelites et leurs villes abritent les meilleures écoles militaires et de mercenaires du pays. Ces derniers (en réalité quasiment dans l'armée) sont souvent commercés à prix d'or pour leur intervention dans divers conflits ce qui est un atout politique majeur pour les Nehelites et un levier d'influence déterminant. Leur flotte, elle, fait presque jeu égal avec celle des Qadarites (elle la dépasse même si on comprend les navires étant basés sur Kyphris).

Les Nehelites concentrent de plus deux villes majeures. La plus prestigieuse est sans nul doute Melasurej (45 000 habitants en 1102), cité située à la base du delta du Nehel. Elle est empreinte d'histoire et éminemment symbolique. Elle est aussi bien sur mondialement connue comme ayant hébergée le jeune Tharès. Elle est maintenant le centre religieux d'Al-Aztaban (avec Babal où réside l'ayatollah, chef des Herkites). C'est aussi le lieu où se déroule l'un des tournois majeurs d'Azhuryan et où se concentre à cette occasion les plus célèbres compagnies de mercenaires du monde suderon. On le comprend aisément vu les traditions guerrières de l'endroit cités ci-dessus. La seconde cité, et non la moindre, est la capitale d'Al-Aztaban: Al Akria. Lieu de résidence du calife, elle abrite plus de 60 000 personnes et se trouve en plein dans le delta du Nehel. Se trouvant à seulement une vingtaine de kilomètres de la mer, elle y est fortement connectée par un réseau impressionnant de petits navire fluviaux de transports et de commerce. Les Nehelites concentrent dans le delta l'essentiel de leur puissance reléguant presque les autres cités en amont du Nehel à de simples dépendances gérant le reste du territoire. Comme chez les Qadarites, la population devient de plus en plus rurale et agricole au fur et à mesure que l'on remonte le fleuve. Les Nehelites tirent néanmoins du sud des monts Birkaniens d'importantes richesses orifères et métallurgiques. Leur domination s'étend aussi sur l'île de Kyphris qui a depuis 1028 la tradition d'être dirigée par le fils aîné du calife, le prince lui-même. C'est un endroit peu peuplé par rapport aux territoires Nehelites du continent où l'élevage a une place prépondérante.

A la veille de la seconde croisade, la jeune calife en place à Al Akria a comme premier souci d'unifier à plus ou moins long terme l'ensemble du territoire autour de sa personne. Théoriquement chef de toutes les familles, les exemples historiques des « frondes » de ses voisins sont toutefois nombreux. Assez nombreux pour ne pas essayer de dominer totalement Al-Aztaban une bonne fois pour toutes. Après la victoire de son père quelques années auparavant sur les Qadarites, l'ouest ne représente plus de menaces. Ses convictions personnelles rejoignant ses intérêts, il entretient même les meilleures des relations avec l'Ayatollah. Il conclut même à contre nature au tout début des années 1100 (nous verrons pourquoi par la suite) divers liens de protectorat envers les Sorites. Sur le plan intérieur, le calife n'hésite plus depuis peu à évincer les chefs militaires des responsabilités de toutes sortes pour les remplacer par des membres plus ou moins proches de sa famille. Enfin, la région dans son ensemble traverse une période de famine assez marquée ce qui a provoqué en 1101 aux marges du territoire de nombreux soulèvements jusqu'ici réprimés.
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Message  Dépix le Mar 19 Jan - 13:46

Les Sorites:
Aucune dépix

Personnages importants de Médianie liés à la seconde croisade


[size=16]Le pape[/size]

Marcus V:

Pape et chef spirituel de la seconde croisade, Marcus V en est une personnalité incontournable. Il est né orphelin en 1031 à Montclaran, dans le duché de Lockarn. Recueilli par des moines, il s'avère dès son plus jeune age très attiré par l'Eglise et semble mu, selon ses prescripteurs de l'époque, d'une soif de foi, de justice et de connaissance impressionnante. Formé à l'abbaye d'Herot, il parvient à y devenir chanoine puis y obtient très tôt a vingt-deux ans le titre d'archidiacre. Il arrive à Valefor en l'an 1058 avec une connaissance très pointue des problèmes et contradictions de son Eglise. Il y fit une déclaration publique très remarquée où il clama à l'auditoire qu'il n'avait comme parents en bas monde que l'Eglise et Tharès. Il obtint alors rapidement le nouveau statut de premier prieur de Tharès sous la tutelle de son nouveau mentor l'archevêque Grimoald Lampieux qui remarque en lui une capacité d'apprentissage hors norme et, déjà, une foi infaillible.

Il resta une douzaine d'années à Valefor et en profita pour se former à la politique ecclésiastique médiane. Il y forgea alors ses convictions personnelles quand à l'approche à mener pour servir au mieux l'Eglise de Tharès. En plus d'une vision de plus en plus orthodoxe des paroles et enseignements des évangiles, il mena alors avec ses pairs une politique très rude envers les païens nordiques en recommandant leurs conversions bon gré mal gré. En Médianie, il porte l'accent sur la condamnation de la luxure et de l'oisiveté. Considéré comme grand homme de lettres et sachant se montrer persuasif pour imposer ses idées, il est appelé à Villepieux en 1070 par le pape Lucius II. Il l'influence alors grandement sur les réformes à apporter a l'Eglise en soutenant la thèse que celle-ci doit renforcer surtout sa légitimité temporelle.

Il résout en ce temps de nombreuses affaires de sorcelleries chaotiques (dont l'affaire célèbre de l'abbaye de Valgar en Valgonie) n'ayant strictement aucune hésitation à dénoncer puissants et aisés lorsqu'ils y sont mouillés. Se sentant alors appelé par Tharès, il reste en Valgonie plusieurs années et y mène une prédication et une évangélisation intense auprès de la population pour contrer les forces vampires malfaisantes résidant dans les monts. Il y dépense notamment quasiment toute sa fortune personelle pour construire plusieurs Eglises dans ces contrées. A son retour à Valefor en 1080, il est promu au rang de cardinal. Il connaît alors tout les rouages de l'institution écclésiastique et est un personnage respecté de tous. Il met dès lors toute son énergie à soutenir Lucius II en repartant en voyage dans toute la Medianie pour imposer les vues religieuses et politiques de ce dernier aux souverains locaux. Marcus obtient après son périple l'officialisation d'un serment de foi envers Tharès lors de chaque couronnement. Il profite de ce voyage pour chercher et retrouver différents évangiles apocryphes perdus depuis l'Antiquité. Il a de ce fait contribué à éclairer une bonne partie de la vie de Tharès encore inconnue (surtout son enfance). Son influence et son prestige grandissant le place à la fin des années 1080 comme successeur potentiel pour le titre papal.


 En 1088, Lucius II meurt et c'est au prix de très rudes batailles théologiques et politiques avec d'autres cardinaux qu'il parvient à atteindre la fonction suprême. Outré par l'attitude des royaumes suderons en Terre Sainte envers les pèlerins tharèsiens, il appelle à la première croisade tout les participants du tournoi de Berbeileg de 1096. Suite à l'échec de la première croisade, il rencontre Tyberias de Belegost en 1099 qui le convainc de fonder l'ordre de la Sainte Garde. En 1102, il donne une impulsion majeure pour la tenue d'une seconde croisade et décide, sentant son heure venir, d'effectuer un dernier voyage, celui vers Melasurej, là où est né son sauveur.
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Message  Dépix le Mer 20 Jan - 12:30

Les souverains

Friedrich 1er:

Pendant la seconde croisade, Friedrich n'est autre que l'empereur en titre du Saint Empire Armanien. Il est né à Novgorod en 1063 de l'union de l'empereur Otton II et de sa femme la princesse Agathe de Salzbourg (elle même fille du prince de Salzbourg). Son enfance et son adolescence sont marquées par les multiples tentatives d'assassinat dont fut victime son père. Cela le marqua profondément et il semble que ces épreuves furent un véritable révélateur de personnalité. En 1082, son père rendit l'âme. Propulsé parmi les prétendants au domaine impérial à seulement 19 ans, il réussit à garder le titre dans sa famille en achetant officieusement pour des centaines de milliers de pièces d'or la majorité des voix des princes électeurs. Il mena par la suite une politique fondée sur la pérennisation et l'extension du domaine impérial à travers diverses alliances. Il comprit très tôt que l'expansion territoriale était obligatoire asseoir son autorité et ainsi pérenniser la cohésion toute relative de l'Empire. Soucieux d'entretenir une bonne entente avec ses voisins de l'est, il fut reçu à deux reprises en 1085 et 1090 par l'empereur nain. Il noua avec lui des relations cordiales à tout niveau (il est dit que c'est l'empereur nain qui lui a avancé l'or nécessaire pour l'achat de son élection) et lui assura que de son vivant, il renoncerait à prétendre à une éventuelle domination des royaumes de Corsantr et de Baykor. Il reçut en échange de la part son homologue de prestigieuses montures dressées « monstrueuses » .

En politique intérieure, il accorda pendant les années 1090 de larges concessions à l'Eglise notamment par la cession des droits régaliens a celle-ci dans divers territoires ecclésiastiques. Il donna de plus aux princes laïcs de l'ouest des statuts particuliers leur permettant d'être totalement maîtres de leurs terres et de la justice de celles-ci (politique d'endiguement vis à vis de Felxir). Il mena en même temps une simplification et une unification des lois. Cette entreprise, sous couvert d'une plus grande lisibilité législative, permit de démettre les petits seigneurs de leurs prérogatives privilégiées sur les villes et corps de métiers les composant. Au niveau extèrieur, il mena une politique militaire navale bicéphale. Apaisant les tensions commerciales en accordant de larges concessions aux cités-Etats istaliens et royaumes médians côtiers de la Mer du Sud (fin de l'ingérence commerciale et militaire armanienne dans de nombreux ports), il leur concéda ainsi le principe d'une future prépondérance dans le commerce avec les suderons. Il eut en contrepartie (avec le retrait progressif des royaumes médians de leurs comptoirs du territoire des mercenaires et donc de leur influence dans la région) les mains libres pour organiser à sa convenance les flux commerciaux avec les pays du levant (soie notamment) via le territoire des mercenaires et le sud est de l'Empire. Du coté de la Mer du Nord, on peut noter par contre de multiples expéditions punitives en Markland et Scandavia pour protéger les ports de la mer Intèrieure des pillards nordiques. Sur terre, il participa en 1093, avec le prince de Haute Bohavie un ami personnel, à une campagne visant à repousser les Peaux Vertes des terres que ces derniers grignotaient sur le principat. Il s'est allié en 1095 à l'Aquistrie pour une défense coalisée des ports médians bordant la Mer Intèrieure. Respectant le royaume de Felxir, il resta envers lui totalement neutre depuis son intronisation.

Grand amateur d'objets magiques, il fit aussi beaucoup pour développer le prestige des écoles de magie du l'Empire tout en les structurant toutes sous des ordres et nominations directs. En 1101, il décide de participer à la seconde croisade par injonction du pape. Ce dernier l'ayant en effet menacé d'excommunication si sa demande se soldait par un refus (le pape lui reprochait déjà d'avoir participé à l'échec de la première croisade de par son « impériale absence »), il n'eut d'autre choix que d'obéir. Cette soumission exceptionnelle fut aussi due à la participation volontaire à la croisade de deux princes du sud de l'Empire moins « serviles » que les autres (ils lui reprochaient ouvertement sa politique commerciale) et sur qui il voulait rappeler sa prééminence sans avoir à les affronter « chez lui ».
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Message  Dépix le Jeu 21 Jan - 12:59

Henry 1er:

Durant la seconde croisade, Henry 1er porte le titre de souverain de Valbion. Né en 1070 à Lancaster, il a comme père le précédent roi de Valbion Edgar le guerrier et comme mère Edwige de Normar, qui était avant son mariage duchesse d'Aquistrie. En tant qu'ainé, il fut aux premières loges pendant toute son enfance en ce qui concerne les guerres quasiment familiales que son père avait engagé envers le royaume d'Aquistrie. Il l'accompagna dès 14 ans dans les batailles où il survécut miraculeusement à une flèche qui s'était plantée dans sa tête. Parallèlement, il fut aussi formé dès son plus jeune âge aux exigences de sa future charge. Il n'en garda que de mauvais souvenirs. En effet, toujours entouré de servants, il développa une certaine misanthropie qu'il s'efforça toujours par la suite de surmonter. Il sut dès l'enfance concilier ses obligations royales et ses tendances naturelles à l'aventure, passion qu'il partageait avec de proches amis: Malcolm, fils du duc d'Hunfield et Paul, le frère de ce dernier.

Son père rendit l'âme en 1093 et Henry prit dès le départ sa chargé à bras le corps. Il s'empressa dès l'année suivante de mettre fin à la guerre à la guerre avec l'Aquistrie en trouva un compromis fort habile satisfaisant les deux belligérants. Il prit ensuite la route du nord de son royaume pour guerroyer avec les tribus Erganaises refusant de se soumettre à l'autorité royale. Il resta pendant deux ans dans ces contrées et organisa la défense cotière du nord de royaume alors en proie à des raids scandaviens.

Roi hyperactif, il remis complètement à plat les anciens et rudimentaires rouages administratifs et financiers du royaume en les transformant en véritables leviers de pouvoir et de décisions. Il prit le temps en 1096 de se marier avec une femme de très bon parti, Mary princesse d'Irulinde, scellant ainsi une union majeure avec le petit royaume insulaire. Toujours sur le plan intérieur, on peut mentionner en 1097 la nomination aux titres de généraux du royaume deux de ses plus anciens amis d'armes et de vie: Malcolm et Paul d'Huntfield. Il se couvrirent tout les trois de gloire pendant l'été 1098 en démantelant une organisation nécromancienne installée au sein même de la capitale Lancaster. Henry laissa plusieurs fois le trône vacant pendant les années 1098-1099 pour aller avec ses deux amis effectuer divers exploits dans les terres les plus reculées du royaume (voire en terres nordiques disent certains témoins). Ses ennemis lui reprochèrent ses « vacances » mais on ne peut lui reprocher tant il a déjà fait pour que le royaume devienne prospère.

Sur le plan extérieur, il fut le premier roi valbionais à envoyer un ambassadeur en Valinör ainsi que dans les royaumes athalans bordant la mer Intèrieure. Soucieux de faire reconnaître Valbion au delà de sa sphère d'influence habituelle, il offrit de nombreux cadeaux aux souverains médians qui lui renvoyèrent la politesse. Il emprunta plusieurs dizaines de milliers de pièces d'or au Saint Empire pour développer sa flotte marchande au détriment de la flotte de guerre qui n'avait désormais plus qu'un seul théâtre d'opérations: le Nord (plus de guerre avec l'Aquistrie). Se présentant comme le « rempart inexpugnable » de la Médianie contre les pillards nordiques, il su jouer de ce statut pour faire rentrer son royaume dans les puissances à ne pas prendre à la légère. Ses rapports avec l'Eglise et le pape furent protocolaires et tout à fait sans vague. Henry eut en effet toujours le souci de séparer les choses célestes (l'Eglise) des choses terrestres (sa personne et ses affaires).

Ce dernier point de sa personnalité fut mis à mal en 1100 lorsque le pape l'escorta à rejoindre la seconde croisade. Raisonnablement peu enclin à s'engager dans un périple le menant à 4000 km de ses terres,et de plus au coté d'autres souverains, ses deux amis de la maison d'Huntfield surent toutefois l'en persuader en lui rappelant que la gloire, l'aventure et l'épique allait être au rendez-vous. Sa décision fut définitivement prise lorsqu'il apprit en fin d'année que l'Aquistrie allait elle aussi participer à l'expédition.
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Re: La seconde croisade

Message  Dépix le Dim 24 Jan - 18:46

Anselm III:

Pendant la seconde croisade, Anselm III n'est autre que le roi de Mirados. Il est né en 1071 dans la ville de Kalaran, cité abritant la résidence de villégiature de ses parents, Sigefroy (roi de Mirados) et Mathilde de Gribanan, comtesse du territoire du même nom. Il est le cadet de cette union, son grand frère Justin étant alors de six ans son ainé. Anselm fut un enfant très désiré, en effet le couple royal a du endurer deux fausses couches et un mort-né avant sa naissance. Chéri au delà du raisonnable, il reçut l'éducation due à son rang mais dut rester constamment dans l'ombre de son grand frère Justin dont l'intelligence, la bravoure et la beauté étaient sans égales. Fardeau personnel supplémentaire, Mathilde, sa mère, était atteinte de ce qu'on appellerait plus tard le syndrome de Munchausen (surprotection extrême de son ou ses enfants que ce soit au niveau médical ou social). Mathilde n'était de plus point apprécié par son royal époux qui lui préférait luxures, intrigues politiciennes et gloires guerrières. Ce dernier fut d'ailleurs excommunié par le pape Lucius II en 1083 pour l'irrespect total et assumé qu'il vouait à la religion tharèsienne. L'année suivante, il répudia sa femme pour n'avoir plusieurs fois point respecter son serment de fidélité. De par sa jeunesse atypique et troublée, Anselm se démarque de ses homologues de la seconde croisade.

Le jeune Anselm trouva rapidement refuge dans la foi en Tharès à travers son sage professeur de théologie Lambert d'Hertin qui fut aussi un de ses nombreux médecins personnel. Ce dernier devint rapidement son second père. Toujours constamment entouré de médecins, (Sigefroy ayant été persuadé par son ancienne épouse de la chétivité de son second fils) il apprend beaucoup à ses cotés (histoire des lettres, rhétorique et poésie)et hérita de lui une certaine vision du monde qu'on pourrait qualifier de manichéiste. En 1092, alors que Justin et son père guerroient contre des tribus hommes-bêtes en marge du royaume, les deux hommes y trouvent du jour au lendemain soudainement la mort (on a alors parlé d'une affaire d'empoisonnement menée par Mathilde). Cette rumeur fit grand bruit et traumatisa durablement Anselm qui a 21 ans se retrouvait du jour au lendemain à la tête du royaume.

Sa première décision fut de placer sa mère dans un couvent reculé. Empreint des valeurs inculquées par Lambert et désireux de rattraper 21 ans d'enfermement, il fit durant l'année 1093 un long voyage dans chaque province de son royaume, distribuant nourriture et argent au bas peuple. De retour dans la capitale (Fervois), il mit une énergie considérable à faire cesser tout les conflits que son père entretenait jusqu'à présent hors et dans le royaume. Doté d'une force de travail considérable, (Anselm ne dort pas plus de cinq heures par nuit), il prit soin de veiller au bien être de ses sujets quelque soit leur rang. Il entreprit aussi l'édification de nombreux monuments religieux, symboliques ainsi que de grandes places fortes près de la frontière Peaux-Vertes (rénovation entière du Limes notamment). On lui prêta alors le surnom encore usité d'Anselm le « bâtisseur ». Idéaliste au début de son règne, il s'orienta vers un pragmatisme plus lucide à partir de 1096.

On put par exemple le voir à travers ses relations avec les royaumes athalans avec qui il tenu à garder certaines distances. De par son éducation, il considérait ces royaumes avant tout comme païens, ces derniers n'embrassant pas particulièrement la religion tharèsienne. Sa politique extérieure fut ainsi marquée par un fort rapprochement du Mirados envers la civilisation médiane (correspondance fournie et échanges fréquents de bons procédés avec Philippe Ier roi de Felxir ainsi qu'avec le souverain d'Aquistrie). Il nomma en 1098 Lambert d'Hertin comme confesseur personnel.


 Emu et sincèrement chagriné du sort de la première croisade, il se jura à lui et à Dieu de rattraper l'absence dont il avait fait alors preuve. En 1101, Lambert rendit l'âme et recommanda dans ces derniers instants à Anselm de prendre activement à la nouvelle expédition qui allait sans doute se tenir. Obéissant à sa promesse personnelle envers Tharès, et respectant les dernières volontés de son mentor, Anselm décida de participer à la seconde croisade.
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Re: La seconde croisade

Message  Dépix le Mar 26 Jan - 15:14

Hubold II:

Bien moins « grand » que les quatre derniers personnage de par l'étendue de ses terres, Hubold porte toutefois le titre de roi d'Oestrie. Il est né en 1058 dans le petit village de Terzen, au pied des Monts Valgoniens. Il est le fils ainé d'Heinz Ier le fauconnier roi d'Oestrie et de Karyn Eirbesk, comtesse en Poloane avant son mariage. Sa mère mit au monde Hubold quasiment en pleine nature pendant qu'elle rentrait d'une visite chez sa sœur. Trois colombes atterrirent près de l'enfant lorsqu'il fut langé ce qui fut alors interprété comme signe d'une grande gloire future. Hubold grandit en pleine période de « chasse aux vampires ». Au début des années 1070, plusieurs membres sa famille proche furent accusés et convaincus de pratiquer magie noire et autres rituels de sorcellerie. Ils furent tous exécutés sans exception. D'un aplomb à toute épreuve et doté semble t-il d'un sixième sens, il n'en fut pas ému soutenant même publiquement à l'age de 13 ans les autorités religieuses et judiciaires instruisant le procès. Bon élève et bon dans l'apprentissage de l'art de la gouvernance, Hubold passa une adolescence sans histoire. En apprenant l'histoire de son pays et de sa région, il développa une sourde inquiétude en regardant vers les Monts Valgoniens. Ses servants le voyaient en effet passer parfois des heures le regard rivé vers le Sud avec une certaine angoisse. Son père reçut en 1076 le futur pape Marcus V alors en pleine évangélisation dans la région. Les oraisons de ce dernier le bouleversèrent et le jeune Hubold émit maintes fois par la suite le désir de quitter tout ce qu'il avait connu pour partir combattre les forces maléfiques à la force de son épée.

Son destin tourna tragiquement en 1078, lors de l'anniversaire de ses 20 ans. L'effrayante rumeur courait déjà quant au mal que souffrait son père depuis quelques jours mais au fur et à mesure que le temps passait, le diagnostic fut confirmé: Heinz Ier était atteint de vampirisme. La légende dit que lorsqu'Hubold apprit la nouvelle il resta de marbre et demanda peu après un moment de silence quand la crémation allait avoir lieu. Il est par contre attesté qu'il ne prononça pas un mot pendant les deux mois qui suivirent la mort de son père. Ce dernier fut décapité et brûlé selon l'usage. Hubold était désormais roi.

Ses premières prérogatives sur le plan intérieur furent radicales. Il octroya aux autorités religieuses du royaume des droits et un financement très importants pour lutter contre toute forme d'hérésie et de déviances. Il fonda dans la capitale du royaume la première université magique du pays, uniquement dédiée à la magie blanche et de lumière. Il laissa le plus souvent dans les années 1080 le commandement des conflits avec d'autres puissances à ses généraux, se bornant simplement à leur octroyer le plus souvent possible les moyens financiers et humains nécessaires. Il fit édifier de 1083 à 1090 plusieurs forteresses proches la frontière valgoniene. En 1088, le jour de ses trente ans, il fonda la section royale anti-vampire dont la réputation allait s'affermir au cours du siècle suivant. Elle fut placée sous son commandement direct et reçut dès sa création la charge de « sécuriser »la proche région valgonienne. Composée de prêtres expérimentés et de guerriers d'exception, elle fut rapidement aussi chargée de sa protection personnelle rapprochée. Les années 1090 furent calmes pour le royaume et Hubold se contenta de gérer son territoire.

Sur le plan extèrieur, Hubold s'efforca au début de règne de fédérer dans un même ensemble et autour de l'Oestrie les royaumes limitrophe des Monts Valgoniens. Il avait en tête l'idée de créer une confédération de territoires luttant ensemble contre la perpétuelle menace Mort-vivante. Il ne reçut pas de ses pairs le soutien escompté ce qui le rendit furieux. Il créa de nombreuses taxes sur les marchandises transitant par l'Oestrie ce qui provoqua quelques tensions avec la Poloane notamment. Hubold fut assez passif diplomatiquement, représentant le royaume dans divers voyages mais sans réel prestige et charisme.


 En 1101, devant la ferveur populaire ayant fait suite à la première croisade il décide de participer à la seconde afin de consolider sa foi. La nouvelle de l'éventuelle participation du pape Marcus V fut un élément pesa très lourd dans sa décision.
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Re: La seconde croisade

Message  Dépix le Jeu 28 Jan - 16:06

Aparemment des informations ont été censurées par la main de Voldomin, dslé.




Les grands nobles

Siegfried de XXX:

Prince au sein du Saint Empire Armanien, Siegfried s'est engagé auprès de Friedrich Ier dans la seconde croisade. Il y est à la tête des troupes du principat de XXX. Né en 1070 dans la capitale du principat: XXX, Siegfried fut orphelin de ses deux parents dès l'age de 14 ans. Bien que juridiquement en pleine possession des pouvoirs princiers, une régence dirigée par son oncle Wolfgang se mit en place jusqu'à ses 19 ans. Il profita de ces cinq années d'interrègne pour très studieusement parfaire son sens de l'analyse déjà bon ainsi que les diffêrentes qualités nécessaires à l'exercice de sa future charge. Participant au coté de son oncle aux différents conseils visant à déterminer les politiques de tout domaine, il en prit la tête en 1089.

Son premier souci fut de se faire reconnaître par l'empereur Friedrich ce qui l'amena en 1090 à un voyage vers Novgorod où il fit une bonne impression. Très sérieux lorsqu'il s'agit d'affaires d'Etat et de tempérament policé, Siegfried n'est pas un souverain « absolu » dans le sens où toutes ses décisions, quelque soit le domaine, sont examinées et réexaminés avec son cercle rapproché de conseillers. Ces derniers ont sur lui une grande influence. Homme de consensus, il chercha en début de règne à satisfaire les désirs du plus grand nombre de ses sujets ce qui fut chose relativement facile, Siegfried étant doté d'un véritable don pour la négociation et l'art du compromis. Apprécié par ses pairs pour ses compétences relationnelles et sa capacité à se mettre très rapidement au niveau de son interlocuteur, il permit au principat de faire l'économie de nombreux conflits. Il fut médiateur à trois reprises pendant les années 1090 lors de litiges territoriaux et commerciaux entre le principat voisin de Basse Bohavie et le royaume de Felxir. Pointilleux sur ses relations avec l'Eglise, il se déplaça à deux reprises à Villepieux où il fut cordialement accueilli par Marcus V.

Siegfried sait néanmoins faire preuve d'une grande fermeté lorsqu'il le faut. Ainsi, il mena en 1098 avec ses navires de guerre, des expéditions punitives très sanglantes sur différents ports du territoire des mercenaires qui avaient eu la désobligeance d'attaquer et de piller en pleine mer certains navires de sa flotte de commerce. En renforçant progressivement mais sûrement ses forces armées navales et terrestres, il sut jouer habilement d'un sentiment diffus de dissuasion pour pérenniser son territoire sans spécialement chercher à l'étendre coûte que coûte.

Plus opportuniste qu'empreint de sentiment religieux profond, il décida de participer à la seconde croisade pour prouver à Friedrich sa loyauté, en sachant bien qu'elle ne pourrait être que magnifiée par le contraste d'avec les princes de YYY et YYY (nous allons le voir).

Gehrard de XXX:


 Prince au sein du Saint Empire Armanien, Gehrard s'est engagé auprès de Friedrich Ier dans la seconde croisade. Senior (mis à part Marcus V) de l'expédition, il est né près de la capitale de XXX (YYY) dans le bourg de Vonhausen en l'an 1045. Il reçut dès son plus jeune âge une éducation d'orientation cléricale. Lors de son enfance et de son adolescence, son appétence de pouvoir le fit côtoyer de près les souverains d'alors auprès de son père. Doté d'un fort respect des ainés, le petit Gehrard avait d'autres qualités, la plus flagrante étant son amour des montures équestres. Il devint prince de XX à la mort de son père en 1067.
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Re: La seconde croisade

Message  Dépix le Mar 19 Avr - 14:21

Forces engagées


Première armée véritablement « internationale », les forces engagées dans la seconde croisade sont considérables. Tant au niveau logistique, matériel et humain, chaque[url=#16497135] participant[/url] apporte d'importants moyens pour que l'expédition ait le maximum de chances de succès. Nous détaillerons ici les effectifs et composition de chacune des armées avec cité leurs principaux gradés. Nous procéderons aussi à une différenciation des types de troupes armées dans chacune de celles-ci.


[url=#55825069] Participants[/url]

Saint Empire Armanien: 20 650 combattants (41 250 hommes en tout)

Les forces du Saint Empire sont décomposés en quatre grands ensembles: les troupes du domaine Imperial, et les troupes des quatre principats participants: XXX, YYY, ZZZ, AAA. Les forces du Saint Empire se décomposent en deux parties: d'une part la partie comprenant les forces destinés au combat terrestre (infanterie, cavalerie-chevalerie, archers, servants de machines de guerre). D'autre part les forces navales (équipages de l'armée dédiés à la protection des bâtiments, marins, galèriens). Chaque groupe est composé d'unités différentes représentant des corps d'armée. Les troupes du domaine impérial ne comportent que des unités terrestres, trois des quatre principats se répartissent dans les deux groupes.

 Nous l'avons vu dans la partie « personnages médians importants », les troupes du principat de XXX sont dirigés par le prince lui même: YYY. De même pour les troupes de XXX qui sont elles sous le commandement du prince YYY. Les deux autres principats de XXX et XXX ont délégué respectivement les généraux Joachim Gergel et Jean Ratzinberg (ce dernier est un ami personnel de Hans de Berlov, ancien prince ayant renoncé son titre pour rejoindre la Sainte Garde). La flotte est sous la responsabilité de l'amiral Gustav Hendenberg, commandant en chef des bâtiments du Saint Empire dans toute la mer du Sud.


Domaine impérial
Principat de XXX
Principat de XXX
Principat de XXX
Principat de XXX

TOTAL

Unités d'élite
300
100
150
100
200
850
Guerriers
2500
950
900
800
1100
6250
Lanciers
1000
650
400
700
700
3450
Chevaliers
750
300
350
450
500
2350
Cavalerie
900
500
400
350
750
2900
Archers courts
600
400
500
250
700
2450
Archers longs
600
300
450
350
900
2400
Servants et Logistique
500
250
250
250
300
1550
Soldats marine
-
1300
1100
2000
-
4400
Marins
-
2200
950
2350
-
5500
Galériens
-
2400
2100
3750
-
8250
Galères de guerre
-
16
14
25
-
55
Nefs transport
-
57
38
44
-
139
Trébuchets
5
3
3
3
4
18
Catapultes
12
5
4
4
6
31
Balistes
22
10
13
10
15
70
TOTAL
7150
9350
7500
11350
5150
40 500 h.
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Re: La seconde croisade

Message  Dépix le Ven 22 Avr - 21:25

Ligue Istalienne: 3200 soldats (14 000 hommes en tout)

Les riches cités-Etats Istaliennes ainsi que les petits royaumes avoisinants ont pour rôle unique mais néanmoins vital dans la seconde croisade de transporter les troupes croisées des ports Médians jusqu'en Al-Aztaban. Afin de mener cette mission a bien, la quasi totalité des forces navales des cités (Albia-Genova-Flavene-Venete pour ne citer que les plus importantes) fut mobilisée. Surtout constituée de nefs de transport, une quantité[url=#93351348] impressionnante[/url] de galères de guerre est toutefois à noter. Ces galères sont de plus fournies en soldats de la marine. Théoriquement non destinée à prendre part aux opération terrestres, ils constituent pourtant une force armée latente à considérer.
La flotte de la ligue Istalienne est placée sous les ordres de l'amiral Genovien Monsieur de Venetti qui est complémenté par plusieurs subalternes maitrisant aussi parfaitement l'art de la navigation. Le Venetien Carlo Ancholetti (qui commanda une partie de la flotte lors de l'assaut de Kyphris) est l'un d'entre eux.


Amiral Venetti
Soldats marine
3200
Marins
4800
Galériens
6000
Galères de guerre
40
Nefs transport
113
TOTAL
14000
Royaume du Mirados: 11 550 hommes combattants (12 400 hommes en tout)

Les forces du royaume de Mirados sont divisées en quatre entités réunies sous l'autorité du roi: les troupes du Miranois (domaine royal), celles du duché d'Olion et d'Eruth et enfin celles de la vicomté de Loron. Contrairement au Saint Empire, le Mirados n'engage que des forces terrestres et des machines de siège. Nous adopterons que ci-dessus le même tableau-type pour détailler au mieux leurs forces.
Les trois armées jointes à celle du Miranois sont dirigés par leurs leaders naturels à savoir le duc d'Olion Hector pour son propre duché, le duc d'Eruth Vivien lui aussi pour son propre duché et enfin Antonin, vicomte de Loron.

   

Domaine royal
Duché d'Olion
Duché d'Eruth
Vicomté de Loron

TOTAL

Unités d'élite
160
80
50
60
350
Guerriers
1300
1350
1100
900
4650
Lanciers
550
300
200
350
1400
Chevaliers
350
200
250
300
1100
Cavalerie
550
350
300
250
1450
Archers courts
450
250
300
450
1450
Archers longs
400
100
300
250
1050
Servants et Logistique
350
150
200
150
850
Trébuchets
4
2
2
2
10
Catapultes
7
3
4
3
17
Balistes
10
10
12
8
40
TOTAL
4210
2780
2700
2710
12 400 h.
Sainte Garde: 10 050 hommes combattants

Les troupes de la Sainte Garde constituent l'armée du pape. Elles ne se trouve donc pas dans une coalition intra-royaume mais forme un bloc uni autour d'un seul commandant, le grand maître Tyberias de Belegost (il y existe toutefois[url=#47082863] bien[/url] sur des grades de commandement). La grande spécificité de cette force se trouve dans la très grande proportion de chevaliers qu'elle comporte comparativement aux autres armées. La cavalerie y est donc aussi prégnante. Pas de forces maritimes là non plus, la Sainte Garde étant à l'époque « seulement » une force terrestre.

Sainte Garde
Unités d'élite
1050
Guerriers

Lanciers
500
Chevaliers
7000
Cavalerie
1500
Archers courts

Archers longs

Servants et Logistique

Trébuchets

Catapultes

Balistes

TOTAL

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Re: La seconde croisade

Message  Dépix le Sam 23 Avr - 13:57

Royaume de Valbion: 7 000 hommes combattants (7350 hommes en tout)

Quatrième force armée présente, les troupes du roi Henry sont articulés en trois corps d'armée relativement égaux. L'armée est uniquement composée des forces royales du royaume et son renforcées par celles du duché d'Huntfield. Armée exclusivement terrestre, elle est néanmoins formée au combat en mer. Dans l'ensemble, elle s'organise surtout autour d'archers courts et longs (plutôt longs que courts), spécialité du royaume. Seuls les troupes d'Henry sont pourvues d'artillerie.
Les troupes du duché d'Huntfield sont placées sous les ordres de son fidèle ami Malcolm, duc d'Huntfield pendant que les forces mixtes (royales + Huntfieldoises) sont sous le commandement du frère de Malcolm: Paul d'Huntfield.


Domaine royal
Duché d'Huntfield
Forces mixtes

TOTAL

Unités d'élite
150
50
50
250
Guerriers
1000
850
850
2700
Lanciers
200
200
200
600
Chevaliers
150
50
50
250
Cavalerie
250
150
150
550
Archers courts
250
200
200
650
Archers longs
800
600
600
2000
Servants et Logistique
350
-
-
850
Trébuchets
5
-
-
10
Catapultes
8
-
-
17
Balistes
25
-
-
40
TOTAL
3150
2100
2100
7350 h.

Royaume de Poloane: 4 100 hommes combattants (4300 hommes en tout)

L'armée de Polohane, du fait de sa taille, n'est composée que de deux corps d'armée dirigés l'un par le général Kordiski, l'autre par le général Willan. Axés sur de l'infanterie offensive, l'armée de Poloane est de plus surtout une armée piétonne. Seules les troupes du général Kordiski sont pourvues d'engins de siège.


Troupes de Kordiski
Troupes de Willan

TOTAL

Unités d'élite
50
50
100
Guerriers
800
1000
1800
Lanciers
250
250
500
Chevaliers
150
100
250
Cavalerie
100
250
350
Archers courts
300
200
500
Archers longs
350
250
600
Servants et Logistique
200
-
200
Trébuchets
3
-
10
Catapultes
5
-
17
Balistes
10
-
40
TOTAL
2200
1900
4100 h.

Royaume d'Oestrie: 3 000 hommes combattants

Comme pour la Sainte Garde, l'entièreté des oestriens engagés dans la seconde croisade sont placés dans une seule et même troupe. Cette dernière est d'ailleurs sous le commandement direct du roi d'Oestrie, Hubold Ier. Armée hétéroclite, on y trouve de tout dans une quantité non négligeable. Il n' y a pas d'engins de siège dans cette armée.


Troupes d'Hubold II
Unités d'élite
150
Guerriers
1000
Lanciers
250
Chevaliers
200
Cavalerie
600
Archers courts
300
Archers longs
500
TOTAL
3000
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Re: La seconde croisade

Message  Dépix le Dim 24 Avr - 21:27

Troupes du domaine royal de Felxir: 2 500 hommes combattants (2700 hommes en tout)

L'armée composée des différents domaines composant le royaume de Felxir était massivement présente lors de la première croisade. Menée par Philippe Ier, ce dernier fut le seul ayant encore les moyens d'envoyer une force imposante.
Toute l'armée est dirigée par un homme de confiance du roi: le général de Montplissy.


Domaine royal
Unités d'élite
100
Guerriers
1200
Lanciers
250
Chevaliers
50
Cavalerie
350
Archers courts
250
Archers longs
300
Servants et Logistique
200
Trébuchets
3
Catapultes
5
Balistes
8
TOTAL
2700

Royaume de Corona: 1 750 hommes combattants (1800 hommes en tout)

Composée d'hommes d'armes tous volontaires, l'armée envoyée par le royaume de Corona fait partie des plus motivées de la seconde croisade. Force de composition classique, elle a à sa tête le chevronné et expérimenté général Juan Campos qui a déjà à son actif plusieurs campagnes en Ossiriande pendant les années 1090.


Général Campos
Unités d'élite
150
Guerriers
700
Lanciers
150
Chevaliers
100
Cavalerie
250
Archers courts
250
Archers longs
200
Servants et Logistique
50
Trébuchets
-
Catapultes
3
Balistes
10
TOTAL
1750

Royaume d'Andorran: 1000 hommes combattants

Doté de troupes de troupe de valeurs, le royaume d'Andorran est en fait plus un agrégat d'armées qu'une seule et unique force. En effet, une dizaine de barons du royaume ont répondu présents à l'appel du pape, chacun ayant amené derrière lui les volontaires pour cette expédition. On peut noter une accent prononcé sur la chevalerie, la cavalerie légère laissant largement la place aux troupes à pied.
Le contingent Andorannais est mené par un des barons, Hector de Marivaz.


Capitaine Medelas
Unités d'élite
20
Guerriers
460
Lanciers
150
Chevaliers
120
Cavalerie
100
Archers courts
90
Archers longs
60
TOTAL
1000

Royaume du Nozgol: 800 hommes combattants

Marginale au sein des énormes armées croisées, les troupes du royaume de Nozgol font cependant acte de présence avec une composition très axée sur l'élite. Des troupes classiques sont bien sûr présentes à coté de ces unités de choc pour, au besoin, les soutenir. Il n'y a pas de cavalerie dans cette troupe, les unités d'élite étant déjà à la base des unités montées. Le Nozgol n'a envoyé aucune arme de siège.
L'armée est pour la seconde croisade placée sous le commandement du pieux capitaine Ergan Medelas, homme de main du roi.


Capitaine Medelas
Unités d'élite
200
Guerriers
300
Lanciers
100
Chevaliers
50
Cavalerie
-
Archers courts
-
Archers longs
150
TOTAL
800
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Re: La seconde croisade

Message  Dépix le Lun 25 Avr - 19:42

Royaume d'Albalène: 600 hommes combattants

Les troupes du royaume d'Albalène envoyée en terres suderone sont faibles mais ont néanmoins le mérite d'être présentes. De composition hétéroclite, aucune unité d'élite ni aucun engin de siège n'y sont présents.
Le chef des forces albalenoises est le commandant Arturos Kopje


Commandant Kopje
Unités d'élite
-
Guerriers
225
Lanciers
50
Chevaliers
25
Cavalerie
150
Archers courts
50
Archers longs
100
TOTAL
600

Troupes de mercenaires: 600 hommes combattants

Il y a à la base cinq compagnies de mercenaires qui ont entrepris le chemin vers Melasurej. Disposant chacun d'environ une centaine d'hommes, ces derniers ont été choisis de par leur expérience du combat et leur réputation. Ainsi, une grande proportion d'entre eux est considérée comme unité d'élite. Des unités montées (chevaliers ou autres) ainsi que les armes de siège sont absents de leurs rangs.
Armés et équipés très convenablement par les Istaliens en vu de l'expédition, les mercenaires sont dirigés par l'Albien Flavio Bescatore, haut gradé dans son pays.


Flavio Bescatore
Unités d'élite
200
Guerriers
175
Lanciers
75
Archers courts
75
Archers longs
75
TOTAL
600

Royaume du Luxen: 500 hommes

Plus petite force de la seconde croisade, le royaume de Luxen en est aussi le plus petit de par son territoire (un département français). Ses hommes font parti en temps normal de la milice des principales villes et bourgs du royaume, il n'y a ainsi que peu d'unités d'élite ou de cavalerie. Ils sont, comme en Corona, tous volontaires.
Les forces de Luxen sont menées par le noble chevalier Waleran d'Organy.


Waleran d'Organy
Unités d'élite
20
Guerriers
200
Lanciers
75
Chevaliers
30
Cavalerie
50
Archers courts
50
Archers longs
75
TOTAL
500
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Re: La seconde croisade

Message  Dépix le Mar 26 Avr - 10:31


L'île de Kyphris au large de la Terre Sainte (map de l'époque)
Echelle: Arfalen-Tarnesse: 75km
La capitale est Nikopol au sud ouest et fait face à la Terre Sainte qui se trouve à peu à 300 km a l'ouest de l'île.
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Re: La seconde croisade

Message  Dépix le Mar 26 Avr - 10:35

La seconde croisade eut lieu pendant l'année 1102 et amena les troupes croisés en terres suderones. Les chefs d'expéditions, nous allons le voir, se sont entretenus peu avant le départ de la stratégie à mener pour optimiser leur chance de succés. De leur coté, les al-aztabanais ont organisé leur défense. Nous allons dresser un tableau chronologique complet permettant une compréhension précise des évènements.


 Se plaçant simultanément sur deux théâtres d'opérations à la fois (Kyphris et l'Al-Aztaban du continent), nous allons établir deux grandes parties racontant chacune ce qui se passe sur l'un des deux territoires, assez éloignés l'un de l'autre.


Opérations militaires sur Kyphris


19/06/1102 (11h): Les troupes de la Sainte Garde, du général de Montplissy et du royaume de Luxen arrivent à la pointe du cap Gica et ont en vue le port d'Arfalen qui sonne l'alerte. Pris par surprise, les arfalenois arment à la hâte une partie de la population et mettent quelques balistes sur les quais. L'armée croisée se divise en trois vagues, la première menée par l'amiral Venetti déferle sur les quais qui devient rapidement le théâtre de rudes et sauvages combats. Néanmoins, après quelques dizaines de minutes, les croisés pénètrent profondément dans la ville. Pendant que la deuxième vague débarque, les hommes deja présents sécurisent les places (Sainte Garde et Luxen) puis encerclent le krak situé à l'extérieur de la ville (troupes de Montplissy). Des résistances sporadiques du peuple sont toujours présentes notamment dans le château et dans les poternes de la muraille. L'armée du Luxen sécurise ces dernières alors que les brigadiers de la Sainte Garde chargent dans la cour du château et exterminent les derniers résistants. Alors que la troisième vague débarque, 400 soldats présents dans le krak envoient des émissaires discuter avec les leaders croisés ayant rejoint les forces de Montplissy. Il leur est accordé un sauf conduit s'ils quittent le krak ce qu'ils font devant leur écrasante infériorité numérique. En fin de journée, Arfalen est totalement prise. Il est donné ordre de ne pas toucher à la bibliothèque de la ville ni à la population et infrastructures. Près d'un millier de Kyphrisois ont perdu la vie.cyclops
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Re: La seconde croisade

Message  Dépix le Lun 9 Mai - 16:34

19/06/1102 (20h): La seconde partie de la flotte été confiée à Marco Anchelotti. Elle accueille Mirados et Andorran et arrive en vue des terres proches de Maltar. Le débarquement des hommes s'effectue, la logistique et les armes de siège sont déposées le lendemain matin.


20/06/1102: Les troupes ayant pris pied à Arfalen réquisitionnent toutes les réserves de nourriture présentes dans la ville et aux alentours. Les réserves de nourriture pour l'armée croisée atteignent les quinze jours à la fin de la journée.
Les autres troupes se trouvant aux environs de Maltar commencent dans l'après midi à se mettre en marche vers celle-ci. La flotte d'Anchelotti, elle, retourne à Arfalen.

21/06/1102: Marche des troupes croisées de Mirados et d'Andorran vers Maltar qui devrait être atteinte dès le lendemain.

22/06/1102: Après s'être réorganisés la veille, l'armée ayant prise Arfalen part en direction de Tarnesse située à 120 km au sud ouest. La Sainte Garde laisse sur place le Pape très affaibli ainsi que près de 2000 hommes pour garder la ville et sécuriser la péninsule de Gica.


23/06/1102 (midi): Les troupes de Mirados et d'Andorran arrivent sur Maltar et y voient les portes fermées et les campagnes désertes. De plus, le pont permettant d'accéder à la rive ouest a été détruit. Le roi de Mirados décide de monter le siège ainsi que son « artillerie ». En fin d'après midi, les tirs de trébuchets sur les faibles murs de Maltar commencent. Ils continuent de nuit.


24/06/1102: Arrivés à la base de la péninsule de Gica, les troupes croisées du Nord décident d'arrêter leur marche vers Tarnesse. A la place, il est décidé d'aller directement vers Nisram via la mer. Venetti est contacté magiquement, il prévient que la flotte ayant débarqué les troupes au Sud vient de revenir. Il se prépare à aller au nord de la péninsule pour embarquer les troupes en direction de Nisram. Les navires d'Anchelotti viennent tout juste d'arriver et s'installent a Arfalen.


25/06/1102: Venetti embarque pendant la journée les troupes de la Sainte Garde, du Luxen et de Felxir. Direction Nisram. Il envoie un vaisseau au bateaux de la flotte étant arrivée a Arfalen pour leur ordonner d'aller à l'extrême sud de l'ile zoner dans la baie de Kira et au large. Un assaut sur Solep, petite ville portuaire mal défendue, peut être envisagé s'ils le souhaitent
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Re: La seconde croisade

Message  Dépix le Mer 11 Mai - 17:28

26/06/1102: Embarquement des troupes croisés à 30 km d'Arfalen au nord de la péninsule Gica.
Le soir, une partie des murs de Maltar tombe, bataille durant la soirée qui voit la victoire de Mirados avec environ 300 pertes contre un demi millier d'ennemis.

27/06/1102: Maltar prise, les troupes de Mirados et d'Andorran ne perdent pas leur temps, se ravitaillent autant que possible et se préparent à partir dès le lendemain pour Tarnesse. Ils laissent sur place 840 hommes pour tenir la ville.

28/06/1102: Départ effectif des troupes de Mirados et d'Andorran pour Tarnesse, l'arrivée est prévue pour dans 9 jours.

30/06/1102 - 05/07/1102: La flotte d'Anchelotti zone au sud de la baie de Kira en surveillant toute arrivée de potentiels renforts Al-Aztabanais. Il n'y a l'air d'y avoir aucun navire ennemi en mer.

02/07/1102: Arrivée des troupes de la Sainte Garde, de Felxir et de Luxen à Nisram qui s'avère désertée de toute armée. Prise de la ville en bonne et due forme sans résistance, il y est laissé X hommes sous les ordres de William d'Aquistrie, brigadier. Il est sérieusement envisagé de continuer sur Beloued afin de tenir toutes les grands ports du Nord de Kyphris. Ravitaillement effectué aujourd'hui et le lendemain

05/07/1102: Départ vers Beloued, arrivée prévue pour dans 6 jours s'il n'y a pas d'intempéries.

06/07/1102: Au matin, un raid ponctuel des Istaliens est décidé. La cible retenue est Solep, petite ville portuaire. Devant la flotte d'Anchonetti, les peu nombreuses unités kyphisiennes fuient au Nord. La ville est prise sans accro et la flotte se ravitaille durant les jours suivants.


07/07/1102: Les troupes de Mirados et d'Andorran arrivent devant les murs Tarnesse dans des campagnes désertes. Les suderons ont détruit leurs ponts menant vers l'ouest et l'est et sont repliés dans la ville. Début du siège, la même technique que pour Maltar est employée. Trébuchets montés dans la nuit et dès lors, commencement du pilonnage sur les murailles.
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Re: La seconde croisade

Message  Dépix le Sam 14 Mai - 14:49

11/07/1102: Pour l'armée du Nord, Beloued est en vue. Quelques galères de guerre al-aztabanaises sont aux quais mais une vingtaine de navires arborant apparemment drapeau pirates et mercenaires un peu au large protégent le port. A la vue de la flotte croisée, ils se replient tous sur le port et les navires d'Al Aztaban à quai, les quittent. Les galères de guerre de Venetti s'approchent avec dessus les troupes de choc de la Sainte Garde, Felxir et Luxen. Un abordage massif est lancé et au bout d'une heure, les navires ennemis sont vidés de leurs occupants. Une seconde flotte identiquement composée pointe au large, à l'ouest, elle devrait arriver une heure une heure plus tard. Dès lors, les troupes croisées se répartissent pour combler les victimes du premier assaut. Ils se dirigent alors droit sur la seconde flotte et s'engagent dans un nouveau abordage massif. A la fin de la journée, les navires ennemis sont pris. Les croisés comptent près d'un millier de pertes. Suite à cela, la ville se rend.

12/07/1102: Venant de prendre Beloued, la Sainte Garde, Felxir et Luxen ont acquis une flotte quasi suffisante pour envoyer des navires récupérer le reste de l'armée croisée attendant à Varapol. Une escouade de galères est chargée d'aller dans la zone de la baie de Kira dire à la flotte d'Ancholetti de céder une partie de ses bâtiments pour retourner à Varapol. Odre est aussi donné de rapatrier le Saint Père à Nisram, endroit jugé plus sûr qu'Arfalen. 400 chevaliers et 400 hommes de l'infanterie vont aussi être transférés. S'en suit une réflexion vis à vis de la conduite à adopter pour la suite de l'expédition. Il est décidé que la Sainte Garde traverse les terres en partant vers le sud est à travers le massif du Naphram pour arriver sur Enki dans la partie sud de Kyphris. Les troupes de Felxir et de Luxen, elles, avec Venetti, montent sur ses navires et vont croiser au large de Nikopol, bloquant tout flux vers le continent. Les Sainte Garde espère rejoindre les troupes de Mirados et d'Andorran à l'intèrieur des terres. Le départ est effectué le lendemain avec 4700 hommes. Il est laissé a Beloued XXX hommes ainsi qu' Hugues de Tiberiade, un brigadier, pour la diriger.

13/07/1102: 80 nefs partent vers de Beloued vers Varapol pour chercher le reste de l'armée croisée.

08/07/1102 - 15/07/1102: La ville de Tarnesse supporte les coups de butoirs des trébuchets. il est de plus en plus envisagé de changer de tactique.

14/07/1102: Les navires pirates et Al-Aztabanais abordés 3 jours auparavant et désormais vides se préparent à partir vers Varapol pour revenir vers la fin de l'année.

15/07/1102 (nuit): Une escouade spéciale de l'infanterie de Mirados est envoyé pour ouvrir la grande porte de Tarnesse l'intérieur. L'expédition réussit mais la majorité de ses participants y laisse la vie

16/07/1102 (petit matin): Bataille dans les rues de Tarnesse où les suderons opposent rue par rue une résistance féroce. La ville est finalement complètement mise à sac et plusieurs centaines d'habitants sont tués. Les croisés comptent, eux, 1680 victimes, quasiment autant que leurs ennemis.

17/07/1102 - 24/07/1102: Les troupes de la Sainte Garde traversent le massif du Naphram ( plus de 1500 mètres d'altitude). Ils n'y croisent que de rares bergers et petits villages. Aucune présence armée hostile.


18/07/1102 - 25/07/1102: Les ponts vers l'ouest (centre Kyphris) et l'est (Arfalen) ayant été détruits, les hommes de Mirados et d'Andorran sont obligés de construire des petits ponts flottants permettant une traversée du Djidja laborieuse et par petits groupes des hommes et de l'artillerie. Il est laissé sur place 750 hommes pour tenir Tarnesse.
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