Historique NDLM

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Historique NDLM

Message  Tael le Ven 8 Avr - 19:33

Début des Aventures des Deux Nains

Voici le récit des deux vaillants nains qui œuvrent pour le bien de leur clan.

D'avance désolé pour la qualité de l'écrit qui sera du niveau d'un informaticien qui abhorre l'écriture. De plus, le récit peut par fois manquer de pertinence ou de précision... n'hésitez pas à m'en faire part.

D'autre part, je ferais probablement l'interface entre le forum et mes joueurs, ces derniers n'étant pas trop des fanas de l'écriture sur ce moyen de partage (et je dois avouer à ma courte honte que je ne passe moi non plus pas autant que je le devrais silent )


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La Section E ne réponds plus - Part I

Message  Tael le Ven 8 Avr - 19:36

2ème Mois Jour 2, année 2412 (12 Avril) : Merken Frontson Ta Targem et Kalruk Gurdafolson Ta Targem sont convoqués par Dorhzol Erarkson, le responsable de la milice ‘privée’ du clan Targem. Depuis près d’une semaine maintenant, on est sans nouvelle d’une section des mines qui appartiennent au clan. La section E pour être tout à fait précis. Cet illustre guerrier a remarqué depuis quelques temps que les deux Nains possèdent une capacité rare et précieuse pour le clan et c’est pour lui l’occasion de les tester. Ainsi, les deux nains doivent se rendre vers la mine (qui se trouve à l’autre bout de la ville, vers le cœur de la montagne), prendre des nouvelles de la section qui manque à l’appel et, le cas échéant, résoudre le problème.
La ville est très grande et les voies menant d’un bout à l’autre sont fortement sinueuse tant et si bien que le temps de trajet s’en trouve grandement impacté. Le voyage est en effet estimé à une journée à pied (un peu plus d’une demi-journée pour se rendre jusqu’à la salle commune des mineurs et encore quelques heures pour rejoindre la section E). Décidant d’un commun accord qu’il leur faudra prendre quelques rations pour le voyage, Kalruk se rend dans le quartier que sa famille contrôle en compagnie de Merken. Dans ledit quartier, Kalruk entre seul dans un commerce et se montre très persuasif, prenant sans donner la moindre pièce les jours de rations nécessaires pour les deux compagnons d’aventure pour la durée totale de leur trajet aller-retour.
La traversé de la ville se passe bien. Arrivé à l’entrée de la mine, les gardes en faction, avertis de l’arrivée prochaine du duo, les laisse passer sans la moindre anicroche. Ils leur indiquent la direction à suivre dans le début de la mine pour rejoindre la salle commune, place logistique des mines. Les deux gardes, mi-amusés partagent leur opinion sur ces disparitions : le clan a creusé trop profond et quelques créatures des profondeurs auront si tôt fait de faire des malheureux mineurs leur casse-dalle. Kalruk et Merken trouvent ça peu probable mais garde la théorie dans un coin de leur tête. Après tout, sur Azurhyàn sont colportées des histoires bien plus extravagantes qui s’avèrent cependant véridiques.
Une fois rendu, les deux jeunes gens interrogent les nains présents sur les possibles raisons de cette absence de nouvelles. Personne n’est capable d’avancer quelque théorie que ce soit. La seule chose qu’ils peuvent dire c’est qu’un groupe entier de mineurs qui disparaît, c’est suffisamment louche et fort pour ne pas jouer les héros et de demander à des professionnels d’aller voir ce qui se passe. Après tout, les mines doivent continuer à fonctionner pour accroître la richesse du clan et perdre plus de mineurs seraient que pure stupidité, quelque fut la qualité du lien d’amitié qui les lies tous : le clan avant tout. Kalruk et Merken négocie contre 50 pièces d’or une place où dormir dans les dortoirs. La nuit, invisible depuis ces cavernes, se pose sur Azurhyàn.


2ème Mois Jour 3, année 2412 (13 Avril) : Réveillés au petit matin, les deux aventuriers se renseignent sur le chemin à prendre dans ce dédale de galeries. On leur dit qu’aucun plan n’a réellement été fait parce que les mineurs connaissent par cœur les lieux. Il leur est alors renseigné qu’il faut traverser en ligne droite la section A puis, arrivé au carrefour du marteau et de l’enclume (nommé ainsi du fait de la gravure faite sur le lieu pour donner des points de repères), ils doivent prendre sur la droite et au bout du tunnel, finalement, prendre à gauche. Après quelques minutes de marches, la section E s’offrirait à eux. Décidé à résoudre cette affaire au plus vite, les deux compères se lance alors dans ces mines qui sont les principales sources de matières premières du clan.
Après quelques dizaines de minutes, Merken commence à s’habituer à la topologie des lieux et pensent pouvoir raccourcir leur trajet en empruntant une galerie transverse. La dite galerie devient sombre au bout d’un instant, le chemin se fera donc lampe à la main vu que les torche ont été éteinte ici. Mauvaise idée qui n’aura cependant pas d’impact. En effet, après quelques pas, la flamme de la lanterne se mit à grésiller. Merken, vif comme l’éclair, parvient à éteindre sa lanterne avant de déclencher un coup de grisou. Les deux enquêteurs longent alors le tunnel en s’aidant de la paroi et finissent par tomber très proche du secteur E.
A l’entrée, sous le portique sur lequel est gravé la lettre E, se trouve deux gardes. Les nains sont surpris de les voir. Ils expliquent qu’on les a envoyés pour s’enquérir de l’absence de nouvelle de cette section, ce à quoi les gardes répondent qu’ils ne voient pas de quoi ils parlent. Les communications et le transport de minerais seraient toujours effectués en temps et en heures par les mineurs. D’ailleurs, un mineur venait de partir à peu près trente minutes plus tôt par le chemin principal pour déposer du minerai vers une réserve proche du secteur B, non loin de la salle commune. Les deux jeunes héros remercient les gardes de toutes ces informations et partent rattraper le mineur qui venait de partir pour en savoir un peu plus. Après tout, le minerai ne pouvait pas juste disparaître en passant d’un secteur à l’autre. Trois heures de marche plus tard, ils n’ont toujours pas trouvé le mineur. Ils se disent qu’ils auraient déjà du le trouver depuis longtemps, chargé comme il devait l’être. Ils décident alors de revenir voir les gardes de la section E.
Les gardes ne sont pas en poste. En leur lieu et place se trouve désormais des chariots renversés, des rochers et bout de poutre qui obstrue un peu le chemin. Kalruk et Merken escalade alors l’obstacle et se rendent compte que dans une alcôve, quelques mètres plus loin dans le tunnel, se trouve le corps de deux nains en habit de garde, morts. Ce ne sont pas les gardes aperçus plus tôt. Imposture ! On leur aurait menti ? Les deux nains sortent les armes à temps. Les faux gardes venaient à leur rencontre. Ces derniers tentent de les convaincre. Ils pouvaient s’en sortir sans combattre, Kalruk et Merken ont qu’à tourner les talons. Mais le clan passe avant tout et il n’est pas question de passer outre le meurtre de deux gardes, le vol de minerais et le probable kidnapping de braves mineurs. Le combat s’engage.
Après de long et périlleux échanges de coups, le combat cesse lorsqu’un des imposteurs est tué sur le coup et le second gravement blessé. Le survivant se rend mais indique à Kalruk qu’il trouve très menaçant que leur chef se trouve un peu plus bas en train, très probablement, de superviser les actions qu’y s’y déroules. Le prisonnier est assommé, ligoté et mis sous un chariot renversé lesté de roche pour éviter qu’il ne s’échappe. Kalruk et Merken, prêt à tout éventualité, descendent un plus bas dans la galerie et arrive face aux maîtres des opérations. Celui-ci, tout comme ses sous-fifre,  tente de convaincre les jeunes et impétueux enquêteurs de laissaient tomber l’affaire, que cette partie de la mine lui appartenait désormais. Toujours aussi  décidés, les deux héros se lance dans le combat.
Le combat est long et rude, marqué par des blessures sérieuses infligés à Kalruk et Merken qu’ils doivent minimiser grâce à leur Pouvoir spécial, raison de leur sélection. Sans ce pouvoir d’ailleurs, Merken n’aurait probablement pas survécu à un coup magistral porté par le chef des malandrins. La lutte est si intense que les armes s’émoussent à force de coups mais les héros, usant et abusant de leur capacité si spéciale, finissent par avoir l’ascendant et tenir en respect leur ennemi qui finit par se rendre. Le combat se clos alors. Le brigand dit faire partie du clan Korzensol et que leur mineur ayant rejoints par inadvertance, à force de galeries, le tunnel du clan Targem, l’occasion de se l’approprier était trop belle. Les deux nains victorieux le ligotent alors, récupère leur autre prisonnier et repartent vers la salle commune où ils arrivent peu avant la nuit. Ils expliquent la situation aux mineurs présents et enfermes les deux captifs dans un placard et dorment contre la porte.


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La Section E ne réponds plus - Part II

Message  Tael le Ven 15 Avr - 11:09

2ème Mois Jour 4, année 2412 (14 Avril) : Le jour se lève sur la montagne. Il est grand temps de repartir livrer les scélérats à Dorhzol. Très probablement ne s’attend-t-il pas à ce que la mission soit mené aussi rapidement et efficacement. Ce sera alors une occasion de plus d’accroître leur Kànsir. Merken va pour ouvrir la porte du placard contenant les prisonniers mais dès celle-ci déverrouillé, dans un ultime baroud d’honneur, le chef des assassins voleurs de mine tente le tout pour le tout en donnant un coup d’épaule dans la porte, déstabilisant ainsi son gardien et tente de fuir à travers mine. Mais Kalruk était vigilant et bloque le passage du fuyard de par sa personne et surtout son arme. Les envie de libertés du nain sans honneur, bien que toujours présentes, ne se montrera plus aussi expressément. L’’équipée prends alors la route vers la ville. Le chemin est sûr mais ils ne manquent pas de jeter des regards alertes à chaque rue qu’ils croisent. Les captifs ne semblent plus vouloir s’enfuir mais leur chef proteste, arguant qu’ils n’ont aucune autorité sur lui dû fait qu’il fait partie du clan Redrik, le principale clan de la ville. Pas inquiets pour un sous, Merken et Kalruk s’interroge tout de même intérieurement sur les dires du forban. S’il est vrai qu’il appartient au clan Redrik, la tension que la situation pourrait alors générait pourrait être à ce point sérieuse que de réelles batailles inter-clans pourraient alors voir le jour. Dans tout les cas, quelqu’un semble avoir un intérêt à ce que le clan Targem et le clan Redrik montrent une forte hostilité l’un envers l’autre
Bientôt, ils arrivent devant la caserne où se trouve Dorhzol qui les prend en entretien au plus vite, si tôt qu’ils auront remis les prisonniers aux gardes en faction. Tout est alors expliqué à l’officier du corps d’arme : le trajet jusque dans les mines, la brève enquête, les combats fastidieux, la capture du chef des brigands, … Ils ne mentirent pas non plus sur le fait qu’ils avaient dû tuer un homme au cours d’un combat en tentant de le mettre seulement hors combat, chose à quoi Dorhzol leur répondit qu’il devrait y avoir une enquête s’en suivant histoire de savoir si sa famille crierai à la vengeance et enclencherai une faide mais ce serait, par la grâce de Kardàz, très peu probable. Dans tout les cas, les deux aventuriers pouvaient disposer, rentrer se reposer chez eux. Demain serait un tout autre jour. Dans la matinée, les deux brigands seraient interrogés et, suivant ce qui sera décidé, jugés par le conseil clanique. Le problème sera qu’effectivement, si ces brigands appartiennent bien au clan Redrik, il pourrait y avoir de grave problème dans les relations que les Targem entretiennent avec eux pendant une période à la durée indéterminée. Après tout, à l’heure actuelle, les mineurs de la Section E n’ont toujours pas été retrouvés.
Les deux compères quittent alors Dorhzol pour s’en retourner vers leurs pénates, sans manquer de passer à la taverne la plus proche pour prendre une pinte ensemble, célébrant leur victoire personnel sur les menaces qui pèsent sur le clan.


2ème Mois Jour 5, année 2412 (17 Avril) : Merken et Kalruk prennent le temps de passer du temps au sein de leur famille, s’occuper des affaires en cours. Aider à l’atelier dans le cas de Merken, menacer les boutiquiers dans le cas de Kalruk. Mais rendez-vous est donné en début d’après-midi dans le bureau de Dorhzol pour apprendre ce qui aura été tiré des prisonniers, le rendu du jugement et la suite des opérations. Tout cela, les deux nains le savait pourrait changer le visage du clan et de la ville pour des décennies et ils devaient s’assurer d’être près à toute éventualité dans l’intérêt de leur famille.
Dorhzol les reçu, l’air un peu perdu dans ses pensées. Rien n’avait été obtenu des prisonniers. Pas le moindre et cela malgré tout les moyens mis en œuvre. Seule certitude, c’est que ces deux hommes n’appartenaient pas au clan Redrik. Du moins plus maintenant. C’était des bannis. Le chef avait été banni du clan Redrik des années auparavant à la suite d’une sombre histoire de meurtre. Les détails n’étaient pas très connus mais le clan Redrik avait pu fournir ce matin, le parchemin daté et signé de cette époque attestant que son nom et son clan avait été retiré à ce nain.
Pour ce qui est de l’individu qui agissait sous ses ordres, ce n’était guère plus glorieux. Bannis aussi pour un cas de viol quelques années auparavant aussi. Les preuves de cette décision avaient aussi été apportées par le clan concerné (qui n’était pas le clan Redrik cette fois-ci).
Au final, demeurait une seule question : comment sanctionner des hommes à qui on avait déjà tout enlevé ? La décision serait prise dans les prochains jours mais l’affaire était grave et la sanction devrait être exemplaire.
Les aventuriers furent remerciés et récompensé d’une bourse de pièces d’or. Il avait passer le test que leur avait imposé Dorhzol avec brio et nul doute que celui-ci recourra plus souvent à eux et ce probablement plus rapidement qu’ils ne le croyaient car sitôt la conversation autour de cette disparition de la section E close, on leur demanda de pousser plus en avant leur investigation.
Les faux gardes qui avaient bloqué le passage à Merken et Kalruk à l’entrée de la section E portaient le blason du clan Targem. C’était ce qui semblait être des armures officielles de la milice. Quelqu’un du clan le leur avait donc fournis et, de ce fait, avait trahis le clan. Il fallait qu’ils retrouvent les personnes concernées par cette affaire, qu’il soit traduit devant le conseil clanique, afin que les vrais gardes, mort en essayant de protéger la section puissent reposer en paix au Kazhell. La mission est bien entendu acceptée et les deux nains s’en repartent donc en ville pour trouver leurs premières pistes.
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Enquête sous la montagne - Part I

Message  Tael le Lun 18 Avr - 19:51

Il est bien évidemment que les personnes étant le plus en contact avec les uniformes de la milice sont les miliciens eux même. Et c’est donc tout naturellement que Merken et Kalruk partir pour un poste de la milice assez prestement. Après tout, l’histoire que l’opération « Section E » avait échoué serait bientôt connu du grand public et les complices, autant soient-ils, auront commencés aussi sûrement que prestement à chercher à fuir ou du moins à faire disparaître toute preuve de leur complicité. Le temps était donc capital, sa gestion cruciale. Ils interrogèrent un bleu-bite compréhensif qui leur expliqua comment on se procurait son armure quand on était au sein de la milice. Dès le contrat signé, les miliciens s’en vont directement voir l’intendant général du clan afin de faire les papiers nécessaires à l’obtention des armures et armures de services, en échange d’un parchemin qui gage que l’équipement à bien été retiré et doit être restituée en fin de contrat. Si quelqu’un peut avoir des informations, ce serait alors l’intendant... ou le livret contenant tous les bons de commandes et les contrats signés avec les miliciens.
Le bureau de l’intendant se trouve dans le quartier général de la milice clanique, tout proche de la réserve d’armes. Arrivé à la main-courante, les deux nains demandent un entretien avec l’intendant à la personne présente derrière guichet. Cette dernière demande à son assistant de tenir le guichet un instant tandis qu’il part voir la demande pour transmettre la requête. Les aventuriers en profitent pour interroger le jeune assistant sur le circuit qu’emprunte l’armure de sa création à sa destruction. Assez content de pouvoir aider, ayant entendu parler en interne des deux personnes qui lui font face et de leur intervention dans la section E, Les armures sont fabriquées et tabards sont fabriqués au sein du clan, les armures par la famille de Merken et les tabards par des proches, de la famille éloignée. Quand le besoin se fait sentir, l’intendant écrit un bon de commande spécifiant tous les détails quant aux quantités et le fait porter à la famille de Merken par l’entremise d’un milicien. La production est alors lancée. Une fois les armures et tabards confectionnés, un livreur est chargé de livrer le tout au poste de milice. Un compte du matériel se fait avec l’aide du bon de livraison au départ, avec les ateliers, et à l’arrivé avec l’intendant lui-même. A la fin de la transaction, marquant l’accord et accusant réception du matériel, une copie du bon de livraison est remise aux ateliers et à l’intendant, signé par les deux partis. Le jeune assistant ajoute même, avant le retour de son supérieur, qu’il ne pense pas l’intendant responsable d’un quelconque problème dans ces échanges et si problème il y a c’est soit au début de la chaîne (les fabricants) soit à sa fin (les miliciens eux même).
Le responsable de la main-courante revient donc et annonce que l’intendant sera prêt à les recevoir d’ici trente à quarante-cinq minutes, le temps qu’il expédie les affaires courantes. Merken et Kalruk patiente donc un peu et arrive à l’heure dite à l’entretien. L’intendant, nain d’un certain âge, les accueille. Il donne cette impression de soldat arrivé à la retraite mais qui cherche malgré tout et par tous les moyens à se rendre utile à la cause qu’il avait embrassé toute sa vie. Les aventuriers commencent par l’interroger sur la disparition mystérieuse, insinuant même que l’honorable intendant pourrait y avoir laissé sa griffe. Le résultat escompté arrive, l’homme âgé s’insurge, se sentant insulté par cette dénonciation absurde. Les traits de son visage ne laissent aucun doute : l’homme se sent véritablement insulté. Merken et Kalruk le rassure alors. Le but de cette fausse suspicion était de voir son réflexe premier et de juger de sa fiabilité. Un peu blessé tout de même l’intendant tends à vouloir aider les deux jeunes à résoudre cette affaire. Pour cela, il accepte de prendre le registre de l’inventaire et d’aller, accompagné de Kalruk et Merken vérifier que les stocks correspondent bien à ce qui a été référencé sur les registres. En effet tout concorde. Entre le moment de la livraison et cet instant, rien n’a été volé. Le problème est donc ailleurs.
Un milicien sans armure ne pouvant passer inaperçu, il aurait été facile de repérer un groupe de nain qui aurait cédés leurs armures. Le problème vient d’avant la livraison donc. Nos protagonistes partent donc voir la famille de Merken qui est en charge de la conception des armures pour la milice (c’est d’ailleurs aussi des parents éloignés qui s’occupe des tabards). Vis à vis des commandes tout est bon. Les bons de commandes spécifiaient bien un nombre d’armure et d’armes qui ont été retrouvées à la vérification pré-livraison. L’affaire devient plus complexe. Soudain, l’idée jaillit. Les nains demandent l’autorisation d’emprunter le bon de commande et vont le comparer avec le bon de livraison qu’a obtenu l’intendant. Les papiers sont identiques à l’exception des quantités. Relisant le registre en vitesse, on ne dénombre pas moins d’une cinquantaine d’armures manquantes. Les deux bons portent les mêmes signatures : un faussaire doit être à l’œuvre.
Après s’être renseigné en ville, Merken et Kalruk trouvent l’adresse d’un graphologue qui travaille en coopération avec la bibliothèque pour authentifier les documents historiques. L’érudit jette un premier œil aux deux documents. Il ne semble pas déceler de différence mais préfère partir en arrière-boutique chercher un équipement d’analyse plus précis que ses yeux (loupes et lunettes diverses). Cependant, Kalruk, attentif, entendant en arrière-boutique non pas le bruit d’un homme qui fouille ses étagères mais le chien d’un pistolet qu’on arme. La charge est donnée. Kalruk, bouclier en avant défonce la porte avec son bouclier et propulse l’érudit félon. Merken en profite pour clouer au sol, grâce à une prise martial, le forban qui cherchait à fuir. Terrorisé par l’intimidation naturelle Kalruk, l’érudit confesse très rapidement qu’il a été payé pour fermer l’œil sur certains faux papiers qui pouvaient circuler. Mais il n’a jamais vu le visage ni entendu la voix du payeur. Seul l’argent demeurait.
De retour avec le captif au poste de milice, les nains tiennent Dorhzol au courant de leur avancée, avant de repartir aussitôt vers la maison du livreur attitré pour ces transactions. Si quelqu’un devait avoir un contact avec le faussaire ce ne pouvait être que lui désormais.
L’homme est sympathique, agréable au demeurant et à l’air pleinement honnête. Il ne comprend pas que l’on puisse l’accuser. Cependant, s’il devait y avoir une personne louche à ses yeux, ce serait bien Vongork, l’apprenti à l’oreille manquante de la famille Merken, qui était en charge de faire l’inventaire avant la livraison des armes et armures. C’est d’ailleurs son cousin qui s’occupe de l’inventaire des tabards. Le soir étant tombé depuis quelques instants, le deal est d’aller les retrouver dès le matin aux ateliers histoire de ne pas paraître trop suspicieux.

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Enquête sous la montagne - Part II

Message  Tael le Mer 20 Avr - 11:26

2ème Mois Jour 6, année 2412 (18 Avril) : En ce jour, les aventuriers se font matinaux. En effet, ils souhaitent aller interroger les apprentis dès l’ouverture de l’atelier. Le premier désigné à subir cet interrogatoire est Vongork, l’apprenti à la l’oreille manquante. Ils cheminent donc en réfléchissant à quelle sera la meilleure approche à adopter. Le but-en-blanc sera choisi. Arrivé à l’atelier, Merken et Kalruk demande à voir au plus vite Vongork. On leur répond cependant qu’il n’est pas là. Il se serait fait porté pâle dès la veille au soir. A vive allure, les deux enquêteurs se rendent à son domicile dont l’adresse à été communiqué par les autres membres du personnel de l’atelier.
C’est une petite bâtisse accolé à la paroi de la caverne. A l’intérieur, il ne semble pas y avoir âme qui  vive : aucune lumière n’est allumée, aucun son ne se fait entendre. Avec peu d’espoir Kalruk essaye d’ouvrir simplement la porte. Celle-ci est verrouillée. Reprenant la technique utilisée dans la maison du graphologue, Kalruk mets son bouclier en avant et tente d’enfoncé la porte. Après quelques essais, la porte finis par céder, s’ouvrant sur une pièce principale vide. Une fouille rapide montre que l’occupant à dû partir en hâte et prenant quelques provisions de nourriture. Les deux nains arrivaient trop tard….ou peut être pas ! Merken semble distinguer sur le sol, parmi les autres, une dalle un peu différente : sûrement une trappe. Il lui fallait alors trouver le mécanisme pour l’ouvrir. Tandis qu’il fouille tout recoin pour faire ouvrir cette trappe qu’il est seul à voir, Kalruk commence à cherche plus en profondeur pour voir s’il ne trouve pas un ordre de mission ou quoi que ce soit d’autre qui pourrait incriminer l’apprenti.
Hélas, avertit par les voisins, la milice finit par arriver. Mines refrognées, arme au poing, ils demandent ce qui se passe ici. Kalruk et Merken presque de toute bonne fois argue qu’ils sont là pour les besoins d’une enquête qui leur à été confier par Dorhzol. Pour la milice, une effraction reste une effraction, d’autant que les deux enquêteurs n’ont aucun papier qui puisse leur permettre de prouver leur dire. On conduit donc les malfrats supposés au plus proche poste de milice ou un capitaine les reçoit. Par chance, il est au courant de qui ils sont et de quelles missions ils ont été investit. Mais il les tance, mettant en avant le fait qu’enquête ou non, il y a une procédure à suivre. Besoin d’entrer dans une maison fermée ? Un mandat devait être demandé et l’opération serait menée par les miliciens et nul autre. Merken et Kalruk, un peu blasés, demande alors le mandat et l’opération pour la maison du second apprenti, celui des tabards, qui vit dans le même pâté de maison que son cousin Vongork. Refusé. Ils n’ont aucune preuves matérielles à fournir pour ne serait-ce qu’émettre un doute sur l’innocence du cousin, lui aussi porté pâle depuis la veille.
Déçu, les deux compagnons vont voir Dorhzol pour demander ce qu’il convenait de faire. Ce dernier leur dit qu’il comprend la position de l’autre capitaine mais que la mission doit continuer. Le mieux est, au fond, de retrouver Vongork ou son cousin pour l’interroger. Les enquêteurs n’auront pas le droit de d’enfoncer des portes sans passer par la procédure précédemment citée cependant, Dorhzol se portait garant pour toute arrestation pour les personnes de Vongork ou son cousin. Ainsi, s’il les trouvait, il pourrait les capturer –Vivants- et les ramener ici pour qu’ils soient interroger.
Kalruk et Merken se mettent alors à battre le pavé dans le quartier d’habitation où vivaient les deux personnes à retrouver. Ils interrogent le tout venant pour savoir s’ils ont vu passer dans les parages les malfrats. Par chance, un nain à l’oreille manquante n’est pas de ces personnes qui peuvent passé inaperçu et on peut les guider petit à petit à travers rue. Le chemin est bordé de commerce et semble mener vers les limites entre les quartiers du clan Targem et ceux du clan Redrik. Par contre personne peu dire avec certitude où se rendait précisément l’homme. En effet, étant passé de soir, Vongork a pu profiter du fait que les boutiques fermaient et que la rue se désertifiait pour pouvoir poursuivre son chemin sans être trop repéré. Le mieux restait donc pour les deux aventuriers d’aller interroger la famille des deux cousins pour essayer de savoir où ils pourraient aller s’ils devaient se cacher.
Merken se rends compte en chemin qu’ils sont suivit. Un bref coup d’œil discret lui permet de seulement savoir qu’il s’agit d’une silhouette encapuchonnée. Une stratégie est alors décidée. Ils bifurqueraient au prochain carrefour, Merken se cacherait dans l’encadrure d’une porte s’il y en avait tandis que Kalruk se mettrait à courir. Ainsi, voulant rattraper le nain au galop, l’homme ne prêterait plus attention au nain disparu dans l’ombre et quand il essaierait de rattraper Kalruk, Merken pourrait lui tomber dessus tranquillement.
Au détour d’un carrefour donc, ils changent de direction et mettent tout à exécution. Seulement, voyant Kalruk courir, la silhouette ne le poursuit pas, s’arrête et lâche un petit « mais il est con ou quoi ? » avant de commencer à tourner les talons. Merken sort alors de sa cachette pour l’arrêter, lui demandant pourquoi il les suivait aussi discrètement. Le nain encapuchonné répondait qu’il avait juste d’informations à leur donner mais qu’à aucun moment il n’a cherché à être discret. Juste, lui ne s’amuse pas à attirer l’attention sur lui en courant comme un dératé pour rattraper des inconnus. Il a préféré choisir une allure de marche rapide ce qui, effectivement, lui a fait mettre du temps pour les rejoindre. Un peu confus, Merken demande alors pour les informations.
L’homme se présente comme étant assistant dans une des boutiques des commerces de la rue et dit connaître, ou du moins avoir vu, Vongork la veille au soir dans un bar, La Hache Percée, se situant dans les bas-fonds du quartier Targem limitrophe au plus proche quartier Redrik, un quartier depuis longtemps déserté par les patrouilles de milice. Il ne devait en bouger que demain donc, il y serait encore probablement. Les deux enquêteurs remercient l’homme.
Se pensant trop reconnaissable et ne voulant pas ternir l’honneur de leur famille en étant vu dans les bas-quartiers, les nains se rendent chez un barbier pour se faire teindre barbe et cheveux, puis se déguisent sommairement. Rendu au bar de la Hache Percée, ils se mettent alors à la recherche de l’homme désiré : il est en train  de sortir par une porte de derrière du bar. Comme un seul homme, les deux nains missionnés par Dorhzol se jettent à sa poursuite. Leur cible, apeurée par ces deux nains se ruant en sa direction, se met alors à fuir. Après quelques dizaines de mètre, Merken arrive à se jeter sur lui et l’immobiliser. Le retournant pour voir son visage, ils se rendent alors compte qu’il y a méprise. Ce n’était pas la bonne cible et avait agressé un parfait inconnu qui n’avait que fuit devant ce qu’il avait prit pour des brigands cherchant à le détrousser. Après tout, dans ses bas-quartiers, on n’est jamais trop sûr. Les passants ayant vu la scène appellent à la milice. En quelques instants, cinq hommes d’armes arrivent sur les lieux et embarquent Kalruk et Merken qui prient pour ne pas être emmené une nouvelle fois devant le même capitaine vu après l’opération commando improvisée chez Vongork.
Après quelques instants de réflexion et après s’être rendu compte que la milice les conduisait plus profondément encore dans les bas-quartier, Kalruk vint à penser qu’il n’était peut être pas guidé par de vrai miliciens et se trouvaient face à certaines des armures disparues. Il lui fallait faire passer le message discrètement à Merken.
- Merken ? Tu te rappelles ces ARMURES DISPARUES sur lesquelles on enquête….
Le message ne se révéla pas aussi si subtile que ça et sentant que leurs prisonniers étaient probablement en train de comploter pour fuir, une escarmouche s’engagea. Elle fut cependant résolu en une dizaine de seconde seulement lorsque d’un coup d’un seul, Kalruk tua net un homme, en blessant mortellement un second et qu’un troisième se récolta une grave plaie au tronc. Surpris par se retournement de situation et tenant probablement un peu plus à la vie qu’à l’idée de combattre les anciens captifs pour les ramener à la ‘milice’, les hommes d’armes baissèrent les armes et se laissèrent guider vers le quartier général de Dorhzol pour interrogatoire.
Ces hommes ne cessèrent de clamer qu’ils étaient milicien travaillant sous les ordres du capitaine Gork  et il ne semblait pas mentir quand ils en parlaient, Kalruk pouvait le voir au fond de leurs yeux. Cependant, Dorhzol était un proche de Gork et savait bien que celui-ci avait pris sa retraite depuis maintenant presque dix ans. Les choses devaient être tirées au clair. Les faux miliciens donnèrent l’adresse de leur caserne et Dorhzol, accompagné de Merken et Kalruk, prirent tous les hommes disponibles pour descendre des les bas-quartiers.
Arrivé devant un bâtiment d’aspect vétuste et miteux, Dorhzol appela à ce que Gork se présente devant lui pour obtenir le châtiment qu’il méritait. Un vieil homme en armure de milicien lui aussi se présenta au balcon du premier étage. Il avait l’air contrit. Il beuglait à qui voulait entendre qu’il n’accepterait pas l’insubordination de Dorhzol et de ses guignolesques miliciens, que leur traîtrise envers le clan devait être châtiée par la mort. L’homme a visiblement perdu la raison mais paradoxalement n’en revêt pas l’apparence traditionnel, il est clair dans sa manière de parler, dans son argumentation et si les choses n’étaient pas ce qu’elles sont, cela pourrait clairement paraître plausible.
Prêt à en découdre des dizaines de nain sortir du bâtiment pour faire face à la milice régulière. Gork passa cependant la ligne de ses hommes pour héler Dorhzol, lui réclamant la justice par la hache de Kardàz. Dorhzol accepta le défi.
Le combat s’engagea. Merken et Kalruk se rendirent comptent que les deux nains jouaient une cours bien supérieur à la leur. Les coups pleuvaient, tantôt encaissés, tantôt déviés. Peu à peu, le rythme devenait plus lent, l’issu ne tarderait pas à arriver. Les combattants étaient exténués et, concluant le combat, Gork porta un coup fatal à Dorhzol qui s’écroula à même le sol.
En pleine rage berserk, Gork ne semblait pas vouloir se contenter de cette mort et il continuerait à se battre très probablement jusqu’à ce qu’il meurt ou qu’il n’y ait plus âme qui vivent. Kalruk, bien décidé à faire en sorte que plus une goutte de sang ne soit versée aujourd’hui, tenta de raisonner Gork de par son commandement. Une lueur de raison traversa les yeux de Gork. Il se rendait compte de son état berserk et en sortit. Mais alors qu’il venait d’être raisonné, il s’écroula aussi au sol, du sang s’échappant par son nez et ses oreilles.
Rendant hommage aux deux grands guerriers qui venait de mourir, dans la pure tradition naine, dix hommes de la milice régulière et dix hommes de la milice des bas-fonds entourèrent respectivement le corps de Dorhzol et Gork, armes plantées au sol, les deux mains posées sur la garde et la tête baissée. Ils protégeaient la dépouille des valeureux tombés au combat.
Kalruk et Merken partir avec un homme de la milice régulière et un de celle des bas-fonds explorer la caserne. L’intérieur ressemblait à s’y m’éprendre à n’importe quel poste de milice digne de ce nom. Dans le  bureau de Gork ils ne trouvèrent rien à part des contrats concernant les hommes présents dans la cours et une fiole contenant une mixture inconnue. Le milicien des bas-fonds raconta alors qu’ils pensaient tous faire partie de la milice régulière. Ils avaient tous signé un contrat avec l’envie de rendre les bas-quartier meilleurs et plus sécurisé. On leur versé la solde tout les mois, de manière régulière. Ils avaient juste l’interdiction de communiquer avec les miliciens des autres quartiers car ceux des bas-fonds avaient en toile de fond une mission massive d’intervention dont le contenu n’avait pas encore été annoncé mais qui se faisait de plus en plus proche. Beaucoup d’interrogation demeurait mais personne ne pouvait y répondre.
Peu de temps après, avertis par un sous-officier de la milice régulière, le chef du clan Targem vint. Kalruk et Merken raconta tout ce qu’ils savaient et donna la gourde contenant la mixture étrange au chef de clan qui annonça qu’elle serait analyser. Ce dernier demanda à la fausse milice de retourner chez eux et d’y rester jusqu’à ce que décision soit prise à leur encontre. Kalruk et Merken se virent aussi donner l’ordre de rentrer chez eux. Connaissant leur potentiel, le futur remplaçant de Dorhzol ne tarderai pas à les convoquer pour leur confier d’autres tâches d’importance pour le clan.
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Message  Tael le Mer 20 Avr - 15:56

2ème Mois Jour 10, année 2412 (22 Avril) : Quatre jours s’étaient succédé depuis l’affaire des bas-fonds. Quatre jours que Kalruk et Merken avaient passé chez eux avec l’interdiction d’en bouger. Respectant la décision du chef de clan, tout deux avaient attendu un contre-ordre officiel pour pouvoir bouger. Et c’est qui arriva en dixième journée du deuxième mois. Une missive arriva chez Merken et Kalruk les enjoignant à rejoindre le bureau de feu Dorhzol Darhzilson Ta Targem afin de prendre auprès de son successeur (qui par ailleurs n’était pas son assesseur) connaissance d’une possible mission qui pourrait leur être donnée. Assez content de pouvoir enfin sortir de ces murs entre lesquels ils commençaient fortement à s’impatienter, les deux compères se rejoignirent au poste de milice. Quand ils entrèrent dans le bureau du responsable, se trouvait un nain assez jeune, pas plus de cent-trente ans, à la chevelure et la barbe noirs, longues et tressées. Il avait l’air austère, froid et assez peu avenant de prime abord.
Le remplaçant de Dorhzol se présenta comme Dorak Hurelkson Ta Redrik, ce qui ne manqua pas d’estomaquer quelques peu les deux compères. Comment se faisait-il qu’un étranger, un membre d’un autre clan puisse être nommé à la gestion de la milice privé du clan Targem ? Il y avait clairement anguille sous roche. Kalruk d’ailleurs, ne manqua pas de demander à l’individu la raison de sa nomination à ce poste. Dorak balaya cette interrogation austèrement d’une phrase toute faite n’apportant pas réellement de réponse en soit : ‘Décision du chef du clan Targem’. Décidemment, ce nain ne plaisait pas à Kalruk et Merken.
La mission qui leur présenta se trouvait à une semaine de marche dans des terres assez éloignées de la ville. La principale scierie qui approvisionnait le clan avait envoyé un message alarmant par pigeon, indiquant qu’ils étaient en danger sans pour autant en préciser la source. Ce message était arrivé il y a de cela près d’un mois et demi et depuis ce jour là, aucune cargaison n’était parvenu jusqu’à la ville alors qu’auparavant un chargement arrivait toutes les quinzaines. Dorak résuma donc en disant que vu l’état actuel des choses, il ne pouvait pas se séparer de bon soldats formés au combat et préférer envoyer les débutants là bas, leur absence causant un moins grand tort à la ville. Commençant à voir un peu rouge, Kalruk demanda à parler des prix. Dorak lui répondit qu’il leur donnerait, et c’était cher payé, la solde standard de milicien, soit deux cent cinquante pièces d’or chacun pour deux semaines de travail, les frais de bouches de déplacement et d’entretien des armes et armures restant à leurs frais. Kalruk s’indigne : « Je crois que vous ne savez pas vraiment à qui vous avez affaire ! ». Dorak leur rétorqua que eux ne savaient pas vraiment à qui ils avaient à faire et qu’il était grand pour cette milice de rationaliser son fonctionnement. Enervés, Kalruk et Merken tournèrent les talons et quittèrent le bureau.
Profitant d’être dans la caserne, ils allèrent voir l’intendant du lieu qui se trouvait aussi être auparavant l’assesseur de Dorhzol. Ils s’enquirent de connaître le sentiment de celui-ci vis-à-vis de Dorak et de sa politique de gestion de la milice. Après tout, c’était un étranger au sein du clan. L’intendant leur raconta que cette situation ne plaisait pas à grand monde car tous s’attendait à le voir lui, l’intendant, prendre les fonctions de Dorhzol. Cependant, la nomination avait été faite dans les hautes strates du clan et on ne pouvait pas y redire grand-chose. Deux sous-officiers, parlant au nom de leur compagnie firent savoir le fond de la pensée des hommes d’armes du clan. Dorak les avaient assigné à demeure tout deux. Ils se trouvent désormais en instance bannissement de la milice pour déshonneur du fait qu’ils s’étaient révolté ouvertement face à ce supérieur hiérarchique, remettant en cause la parole même du chef de clan. Merken demanda pourquoi Dorak avait-il été nommé à ce poste après tout. Qu’avait-il fait ? Méritait-il son poste ? L’intendant leur dit qu’avant ça Dorak n’était personne. Même au sein de son propre clan il n’était pas spécialement connu. Il y avait bien eu un épisode où l’on avait narré son exploit en combat face à deux trolls mais c’était il y a déjà près de quinze et rien d’autre n’était survenu depuis lors donc aucune raison de le choisir lui spécifiquement.
Perplexes et toujours un peu courroucés, Kalruk et Merken commencèrent à ce demander si cette démarche de proposer une enquête à une semaine de voyage de la ville n’était pas un moyen commode de les éloigner tout deux. Après tout, dans les différentes manigances faites jusqu’à lors, ils avaient su se montrer être une sacré plaie. Il partir vers la porte de la ville où arrivait d’ordinaire les cargaisons à destination du clan Targem pour savoir si cette affaire de scierie n’envoyant plus de chargement était bien fondée ou si effectivement c’était un mensonge destiné à les écarter. Interrogeant un des gardes de la porte, ils apprirent que le clan possédait des entrepôts près de la porte où étaient stockées temporairement les marchandises entrante, le temps de vérifier quantités et qualités. Les deux nains allèrent donc à l’entrepôt destiné d’ordinaire au bois et un des ouvriers y travaillant leur confirma qu’il n’y avait bel et bien plus de livraison depuis un moment. D’un coup d’œil, ils purent constater de visu qu’il n’y avait plus rien dans le dit entrepôt. Mais leur clan était-il le seul touché ?
Kalruk et Merken se dirigèrent vers une porte de la ville plus au sud où arrivait les cargaisons d’un autre clan. Le bois venait d’une autre scierie. Cherchant à trouver les entrepôts à bois de ce clan, Merken engagea bien mal conversation avec une des personnes travaillant sur les lieux. Ce dernier commença à ce demander si Merken ne venait pas faire de l’espionnage pour le compte d’un autre clan et le somma de ne plus le déranger. Comme à son habitude, Merken ne manqua pas de lancer une petite pique, interrogeant sur l’orientation sexuelle des charpentiers du coin. Le prenant assez mal et souhaitant laver l’affront, l’ouvrier vint menacer du point l’offensant. Merken, confiant dans son armure de plate se riait de l’ouvrier qui sans armure et sans arme venait le menacer. Il ne ria pas très longtemps. L’ouvrier, tel le plus redoutable des guerriers, assena un crochet dans les côtes que Merken sentit malgré son armure. Il en fut groggy. L’offensé, pensant ainsi l’affront lavé, tourna les talons pour repartir. Remis de ce coup, Merken tenta de donner un coup à celui qui venait de le sonner. Ce dernier l’évita et lui asséna de nouveau un coup qui remit l’insultant groggy une fois de plus. Kalruk emmena Merken plus loin avant que cela ne dégénère.
Reprenant l’enquête, ils surent alors que ce clan était bel et bien livré en bois. Le problème était inhérent au clan Targem et ça commençait à faire pas mal d’évènements qui s’enchaînait et qui perturbait la vie jusque là paisible du clan. D’abord les mines qui ne répondent plus, les mineurs qui disparaissent et qui d’ailleurs non pas encore été retrouvés, la milice illicite des bas-fonds et maintenant la scierie qui ne livre pas. Quelqu’un voulait voir périr le clan Targem et il fallait à tout pris l’en empêcher. Et en ça, toute aide était la bienvenue. Le programme de la journée serait le suivant : passer dans le quartier des érudits voir si un cartographe ne connaitrait pas un chemin plus cours vers la scierie histoire de faire l’aller retour en moins de deux semaines puis, se renseigner de savoir où en était l’expertise de la mixture étrange trouvé dans le bureau de Gork, et, enfin, demander un milicien ce qu’il était advenu des faux miliciens persuadés d’avoir eu un contrat avec la milice régulière. Le dévouement et les bras de ces derniers pourraient bien être utiles si un affrontement devait arriver.
Premier arrêt chez un cartographe du quartier des érudits pour trouver un chemin plus court vers la scierie des Targem. Visiblement, le chemin normal prenait une semaine car elle contournait tout du long une falaise extrêmement haute, véritable à-pic rocheux de plusieurs centaines de mètres de hauts formé des siècles et des siècles auparavant par un terrible cataclysme sismique. Le chemin le plus court, faisant passer le voyage de sept à deux jours, consisterait à parcourir en ligne droite le sommet de la falaise et descendre la falaise en escaladant la paroi durant plusieurs heures. Le risque en valait la chandelle.
Après renseignement pour trouver chez quelle personne pouvait se trouver la fiole de Gork, ils apprirent qu’elle devait se trouver chez un alchimiste mandaté par la milice clanique qui était spécialisé en végétaux et avait de forte connaissance d’apothicaire. L’alchimiste, qui portait le nom de Kilrak, s’avéra agréable. Lui non plus ne comprenait pas les motivations du chef de clan dans la nomination de Dorak et trouvait cela suspect. Concernant la mixture étrange, il n’avait pas pu en déterminer la nature et les effets. Il avait beau être à sa connaissance le plus érudit sur ce sujet dans la ville, cela le dépassait de loin. Tout ce qu’il avait pu confirmé c’est que lors de l’autopsie de Gork afin de comprendre les effets de la boisson, il avait constaté qu’une grande partie de son cerveau avait littéralement fondu. Bien étrange décoction que celle-ci. Après avoir fait promettre à Kilrak de leur toute nouvelle information en priorité, les deux héros partirent interroger les deux sous-officiers mis à part de la milice pour insubordination.
Erik, le premier, leur dit ce qu’il savait. Dorak n’était personne auparavant et c’est la demande expresse du chef de clan qui l’avait mis à cette position. Mais le chef de clan n’était pas seul décisionnaire là-dessus. Il aurait subit des pressions provenant des trois autres clans que regroupait la ville. La nomination n’était pas complètement de son fait. Concernant, les faux miliciens, ils croupissaient tous actuellement dans les geôles du quartier général de la milice. Profitant de leur assignation à domicile, une rafle avait été menée pour les prendre les uns après les autres (ce qui était bien moins dangereux que de les confronter tous en même temps). Bien évidemment, la rafle avait été la première décision prise par Dorak dès sa nomination. Ce foutu Dorak commençait à agacer sincèrement les deux enquêteurs.
Merken et Kalruk savait tout ce qu’ils avaient à savoir avant de partir. Ils demandèrent juste à Erik de faire en sorte de se tenir au courant pour eux de ce qui se passerait dans la milice pendant leur absence. Le second sous-officier en disgrâce se vit demander de prendre contact avec les faux miliciens pour les tenir au courant d’un éventuel besoin d’homme. Les deux aventuriers, se trouvant un peu penaud d’aller faire l’enquête de la scierie par charité après avoir refuser l’argent de Dorak, rentrèrent chacun dans leur famille. Merken demanda à son père s’il pouvait avec ses apprentis préparer des armes et armures pour tous les faux miliciens emprisonné dans les geôles, un coup d’éclat s’apprêtant probablement à arriver. Front, le père de Merken lui expliqua qu’en si peu de temps cela serait compliquer, surtout si la famille de Kalruk continue à prélever le ‘paiement’ pour leur ‘protection’. Il fallait au moins un mois d’arrêt de ponction. Ok, répondit Merken qui partit avec Kalruk voir le père de ce dernier.
Kalruk demanda à Gurdafol s’il avait des moyens détourner pour entrer et sortir de la ville sans passer par la porte. Le père répondit à son fils que c’était effectivement dans ses compétences de le faire sortir sans éveiller de soupçon. Merken en profita pour négocier le retrait d’un mois de ponction pour son père. Gurdafol était bien entendu d’accord pour cesser un mois durant cette petite taxe de 10% pendant un mois…..mais cela aura un coût qu’il verrait directement avec l’intéressé. Tout était prêt, il ne restait qu’à attendre le soir pour pouvoir sortir en toute discrétion de la ville.
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