Le gros, la borgne et le baltringue

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Le gros, la borgne et le baltringue

Message  Nagosil le Sam 3 Déc - 18:39

Le gros, la borgne et le baltringue :
Un récit des aventures de nos chers PJs, raconté par Niscarvin le baladin, avec un peu de vrai dedans, mais aussi quelques libertés typiquement artistiques.

Je suis désolé de la lenteur avec laquelle j'ai écrit ça, puisque je n'en suis encore qu'à la première quête.
ça ne vaut peut-être pas le coup que je continue, mais puisque la première quête est écrite autant la poster n'est-ce pas ?
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Quête première : le prisonnier des bandits

Message  Nagosil le Sam 3 Déc - 18:43

Tout a commencé, au château du comte d’Enro, par un beau matin de printemps. Le comte d’Enro est un solide gaillard au ventre bedonnant : « Fichtre ! Diantre ! Par la marmite de mon chef cuisinier ! Où est donc mon bon ami ? Il devrait pourtant être arrivé et … redonnez-moi encore du poulet ! **crunch crunch crunch** »

Le comte d’Enro avait dans sa court une jeune demi-elfe, Dame De Lasus, qui a la beauté et la fierté des elfes, et le courage et la force des hommes ; il ne lui manque rien, mis à part son œil droit. Dame De Lasus n’est que douceur et bonté pour ses amis, mais fureur et péril pour ses ennemis.
Parmi tous les gardes de son château, Monsieur Grosjean était le préféré du comte d’Enro. Monsieur Grosjean, un peu ventripotent, aime la bonne chair, le bon fromage, le bon vin et à peu près tout ce qui se mange bien. C’est aussi un archer compétent, à l’ouïe fine et l’œil perçant, qui sait évaluer le temps : « Encore deux saucissons avant la relève ».
Enfin, il y avait un drôle de baladin, le rigolo Niscarvin, votre serviteur et conteur.

« Vous trois, disait le comte en mangeant des biscuits. J’ai besoin de savoir où est donc mon ami. Partez sur la route le chercher je vous prie. »
Aussitôt les trois compères se mirent en chemin. Dame De Lasus sur Danseuse sa jument, et ses deux compagnons à pied en la suivant.
Le premier jour se passa tranquillement. On suivait la bonne route grâce à de bons renseignements.

Au deuxième jour de notre voyage, le temps était clair et sans nuage. Quand tout à coup :
« Graouuuu ! » Une bête immense surgit d’un buisson. Un ours d’au moins 3 mètres. Avec des griffes grosses comme ça. Et des crocs plus grands que des poignards. Il était dressé sur ses pattes arrière et rugissait à en faire trembler la terre.
« Graouu, graouu ! J’ai grand faim. Tellement que je pourrais manger un cheval tout entier ! » Et il regardait Danseuse la jument avec un air affamé.
Danseuse se cabra : « Hiiiii ! Ne me mangez pas ! » Et elle parti au grand galop, Dame De Lasus sur son dos. Le gros ours les poursuivi ventre à terre, sans considération pour moi ou mon confrère.
J’avais sorti mes lames, Patte Blanche ma rapière, et Pataquès mon fleuret. Monsieur Grosjean avait son arc prêt. Mais nous ne pouvions pas intervenir, car ils étaient déjà si loin que nous ne pouvions suivre.
**Tougoudou tougoudou tougoudou**
Dame De Lasus parla à sa jument : « Danseuse, n’aie pas peur, j’ai un plan. Nous allons contourner ce petit bosquet et revenir vers mes compagnons, qui sauront te protéger. »
« Hiiiiii ! » Danseuse contourna le bosquet, l’ours la suivait de près.
Danseuse nous passa à côté et Monsieur Grosjean décocha ses flèches. Mais le cuir du monstre était trop épais, ses traits n’étaient que pichenettes. Je me postai en avant, pour contrer la charge de la bête, et d’un coup de patte violent, fut projeté cul par-dessus tête ! **Paf !** Dame De Lasus sauta aussitôt de cheval, et sans crainte du monstre se lança dans la bataille. **Yaaa !** Elle esquivait habilement les griffes acérées, espérant vainement que l’ours s’essoufflerai. Reprenant mes esprits, ramassant ma rapière, j’arrivai sur le monstre finement par derrière. Pataquès et Patte Blanche agissant de concert, je les fis estoquer pile dans la jugulaire. **Tchaac !** La bête était blessée mais n’était point vaincue. Elle était enragée et frappa comme elle pu. **Graouuu !** Elle se défendait bien et esquivait les flèches, mais alors j’intervins et frappa derechef. J’enfonçais Patte Blanche dans l’autre jugulaire, et l’ours agonisant s’écroula sur la terre.
Le gros ours gisait au milieu de son sang, et nous autres sans blessure nous étions bien contents !

Nous reprîmes notre route, devisant en chemin, et dans le reste de ce jour il ne se passa rien.

Au soir du lendemain, alors que nous étions fourbus pour avoir tant marché, surgirent 10 brigands à l’air mal avisé. « La bourse ou la vie !
- Voici pour vous, bandits ! » Et Monsieur Grojean décocha une flèche, malheureusement déviée, pendant que je fonçais avec Patte Blanche et Pataquès. « En garde, marauds ! Laissez-moi vous distraire. Pendant que mon ami vous attaque à revers. » La ruse était grossière, mais l’un deux, peu finaud, regarda dans son dos, et se prit ma rapière. **Tchaac ! Glaarg. Couic** Les autres bloquaient mes coups de leurs grands boucliers, et l’on croisait le fer et personne ne bougeait. Dame de Lasus chargea dans le même temps, puis avec force et courage affronta trois brigands. Leurs lames s’entrechoquaient **tching tching tching** si fort et si longtemps que la farouche guerrière en usait sa rapière. Et comme si ça ne suffisait pas un lancier ennemi lui trancha dans le bras. **Chlac ! Aaarg !** Moi-même n’avais pas fière allure, et il fallut de peu que je pris des blessures. Monsieur Grosjean ne pouvait secourir, car lui aussi trois brigands tentaient bien de l’occire.
Dame De Lasus alors éclata de colère, et dans une grande violence mit trois bandits à terre. De même Monsieur Grosjean repoussa ses brigands. Il ramassa son arc et décocha une pluie, et le groupe de marauds d’un seul homme se rendit.
« S’il-vous-plait, épargnez-nous, pleuraient-ils.
- Votre survie dépendra du bailli. »
Nous attachâmes les bandits par les poignets et notre Dame fort aigrie décida que Danseuse les traînerait. Après quoi je me mis en peine de soigner mes compagnons. Dame de Lasus avait une vilaine plaie mais je la recousis si bien qu’il n’en resterait rien.
Nous repartîmes sur la route, mais nous dûmes faire halte pour la nuit dans un petit village. Les villageois, bien content que nous ayons nettoyé le sentier se proposèrent pour nous aider à garder les bandits. L’un de ses forbans voulu profiter de la faveur de la nuit mais bien mal lui en a pris ! Le villageois qui montait la garde avec moi lui assaini un tel coup de son bâton de bois que le malheureux aussitôt trépassa. Les autres bandits déglutirent **gloups** et décidèrent sagement de se laisser dormir.
Le lendemain, les brigands étaient nettement plus enclins à parler, face à l’imposant Monsieur Grosjean qui sévèrement les menaçait.
« Pitié, on vous dira tout, pleurnichaient-ils. Il y a un autre groupe de bandits avec qui, la huitaine dernière, nous étions encore amis. Nous avions capturé l’homme que vous recherchez. Nous, nous voulions juste le dépouiller mais les autres ont décidé de le garder. Ils veulent une rançon et se cache plus au nord, et partiront dès qu’ils auront l’or. »
C’étaient les informations que nous recherchions. Nous poursuivîmes jusqu’à la cité voisine. Nous rencontrâmes le capitaine de la garde, lui livrâmes les bandits et affûtâmes nos armes.

Tandis que nous prenions un bon souper, bien mérité à la taverne, nous ouîmes un groupe de gentilshommes qui parlaient de partir à la poursuite de brigands. Nous les rejoignîmes à leur table et partageâmes nos informations. Ils avaient appris qu'un dénommé Fortuné avait été fait prisonnier contre rançon par les brigands. Or Fortuné n'était autre que le meneur de ce groupe.
C’était d’ailleurs un fort bel homme, musclé et propre sur lui, prêt à tout pour sauver ses amis, ce qui ne laissait pas indifférente la belle Dame De Lasus qui se mit à lui faire du pied discrètement.
(Je pourrais davantage vous en parler mais j'attendrais que les enfants soient couchés.)
En réalité l'homme que nous recherchions avait donné aux brigands un faux nom. Cette partie du récit sembla fort obscure à M. Grosjean.
« Mais c'est qui Fortuné ? Demandait-il entre deux bouchées.
- Je suis Fortuné.
- Vous n’êtes pas prisonnier des bandits ?
- Moi non, mais mon ami oui. Ils sont venus nous réclamer une rançon pour la délivrance de Fortuné.
- Donc Fortuné est prisonnier ?
- Non, mais le prisonnier a prétendu s’appeler Fortuné.
- Mais c’est qui Fortuné ? »
Un bon repas et quelques explications plus tard, et tout le monde approuva de partir dès demain à la chasse aux brigands.

Dès le petit matin, nous louâmes des montures, et sans perdre de temps, partîmes à vive allure.
Nous fîmes halte le soir dans une bonne auberge, à proximité de l'endroit où les brigands sévissaient. Nous nous renseignâmes le jour suivant auprès de la milice, et trouvâmes un forestier qui savait où les bandits se trouvaient. Nous le persuadâmes, à force de palabres et de bières, de nous mener sur l'heure au lieu de leur repaire.

Nous partîmes donc les armes affûtées et les yeux aux aguets. Nous avancions d'un pas bien assuré. Quand les bandits nous virent, ils coururent s'équiper. Nous chargeâmes alors tous d'un seul homme, sauf Dame De Lasus qui chargea d'une seule femme, et les archers, M. Grosjean et notre guide forestier, qui de leurs flèches nous couvraient.
La bataille faisait rage dans un grand fracas d'armes. Nous avions avec nous le droit et la vaillance, mais les brigands avaient pour eux le nombre et l'expérience. Deux compagnons furent blessés rapidement, qui au bras, qui au ventre, et nous étions poussés à la défense. Nous n'avions pas fière allure, et le combat tournait en notre défaveur, mais de quelques flèches dans la figure, M. Grosjean tua quelques bandits gêneurs. **Tchac ! Tchac !** Il encochait les flèches les unes après les autres, les brigands impuissants ne pouvaient que défendre, et cela redonnait du courage à nous autres, qui redoublant d'effort parvînmes à les pourfendre.

Les bandits achevés, nous nous félicitâmes. Nous avions des blessés, y compris notre Dame, et pour tous les soigner je me mis à la tâche. Nous retrouvâmes dans le camp, l'homme que nous recherchions. Il était bien content que nous le délivrions.

Nous retournèrent au village annoncer la nouvelle : les bandits sont défaits, les routes sécurisées. Nous fêtèrent jusqu’au soir notre belle victoire, et dormirent tranquille le devoir accomplit.
Le lendemain matin nous dûment nous séparer. Nous rentrerions auprès du comte avec son bon ami, tandis que Fortuné et sa bande rentreraient à Neuhor, d'où ils étaient partis.

Nous pensions le voyage tranquille, sans nulle péripétie, mais il n'en fut pas ainsi. Le mauvais sort en avait décidé autrement : un esprit malin s'était infiltré dans la blessure pansée de notre belle Dame de Lasus. Nous nous en aperçûmes au bout d'une journée de chevauché, son bras était douloureux et sa vision se brouillait. Nous allâmes quérir un médecin -peu savant-, qui fit quand même l'effort de l'oindre d'un onguent. Mais il n'eu pas l'effet escompté, et nous dûment dans la nuit parcourir le quartier en quête d'un médecin, d'un vrai. J'en trouva un fort compétent, qui pris l'affaire très sérieusement, et en deux mouvements et trois temps, rendis au bras sa vigueur d'antan. Se détournant alors de notre Dame de Lasus, le mauvais sort décida de s'attaquer à M. Grosjean qui dans sa quête d'un médecin tomba sur deux brigands. Il était seul et sans armes mais refusa de céder : s'ils voulaient son pécule, il faudrait l'assommer. Les voyous ne se firent pas prier. M. Grosjean se fit rosser et détrousser, et aurait subit pire si sa bedaine ne l'avait protéger.

C'est ainsi, tout penaud, que nous rentrâmes au château. Le comte fut bien content de revoir son ami, et l'attente si stressante ne l'avait pas maigri.
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Le gros, la borgne et le baltringue

Message  Fleur le Lun 5 Déc - 2:57

Bien joué Nagosil !

Intriguée par ce nouveau post après avoir posté la suite de nos aventures, j'ai lu attentivement ton récit, et j'ai trouvé ça très drôle ! Au delà de ça, c'est intéressant de voir comme nos personnages sont perçus, et puis, je suis toujours ravie de constater que notre partie est suivie et ne laisse pas indifférent... Je pense que mes frères d'armes et notre MJ des MJ sera de mon avis. Alors Nagosil, si tu as envie de poursuivre, écoutes, lâche-toi, et sache que je lirai ça avec plaisir.
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Re: Le gros, la borgne et le baltringue

Message  MJ des MJ le Lun 5 Déc - 21:57

C'est totalement GG ! Very Happy

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Re: Le gros, la borgne et le baltringue

Message  Beb's le Jeu 15 Déc - 21:27

J'aime beaucoup. Prochain spectacle de Niscarvin à Jonqueret?
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Re: Le gros, la borgne et le baltringue

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