La préquelle Guilhem le paladin

Aller en bas

La préquelle Guilhem le paladin

Message  Fleur le Dim 30 Déc - 22:03

Quand on emprunte le mauvais chemin...


Le Huiti 24e Vinasse (3 novembre), Guilhem est revenu en Aguydenne depuis trois jours. Il est allé assisté aux fiançailles de sa chère sœur. S'il est soulagé comme ses parents de voir Fleur se ranger enfin, il demeure perplexe quant au choix du promis : ce fils à papa, de petite noblesse, maladroit en société. Mais Fleur en semble très éprise et heureuse à ses côtés, alors il n'a eu qu'à s'incliner. Ses fiançailles n'ont pas été sa seule surprise. Fleur dispose elle aussi du Pouvoir, et le comte d'Enro, suzerain de leur père, l'a désormais prise sous son aile, elle œuvre activement pour lui. Comment ? Elle n'a pas voulu le dire, mais elle compte à présent parmi ses familiers. Toutefois, elle lui a rapporté une curieuse affaire qui s'est déroulée au dernier tournoi de Neuhor. Le comte d'Enro s'était arrangé pour que la grande messe suive le culte jeannot et délivre un message de tolérance et d'union entre les Tharésiens. Mais quelqu'un de puissant, probablement le comte d'Ereu, a gâté la fête en provoquant un mouvement de panique, lorsque des Farfadets ont envoyés des illusions dans la cathédrale. Fleur lui a même donné le nom du réformateur invité par le comte d'Enro : Télémaque de Golawyn. Mais Guilhem s'est rendu compte qu'il avait dit une énormité à sa sœur, il a cru qu'il s'agissait d'un prêtre qui a été récemment condamné pour ses obscénités sur de jeunes gens, alors qu’il s’agissait d’un pasteur réputé, et sa bévue a bien fait rire ses deux amis chevaliers à la commanderie : Lionel Legrand et Eric de Vermont. Pauvre Fleur, il l'a inquiétée pour rien : pourvu qu'elle tienne sa langue... Enfin, toute sa famille se porte bien, et même s'il n'a pas fait la harangue qu'il souhaitait, trop ému durant la cérémonie, et peu familier de l'exercice, il a été heureux de partager ces quelques jours à Pertagne à leur côté et se fera une joie de les retrouver pour le mariage de Fleur du 30e au 32e Tonte.

Eric de Vermont

Lionel Legrand

Pour le moment, Guilhem se repose à la commanderie dont il dépend. Le chevalier est basé à Marna-des-Monts, une ville qui tire son nom de la Marna, la rivière qui la traverse. La ville compte environ 15 000 âmes, pas d'école de magie, mais quelques mages, travaillant ponctuellement avec les chevaliers de la Rose, pourfendeurs de monstres, et par conséquents, fournisseurs occasionnels en ingrédients magiques. L'Aguydenne est une région plate et marécageuse, une terre essentiellement agricole.

Dans cette région du royaume, le conflit religieux dure depuis l’an dernier. Les royalistes sont dirigés par Luc de Blaisemont, soixante ans. Issu de la petite noblesse aguydenne, il a été écuyer chez le duc d'Eriol, ce qui lui a permis d’entrer à la cour. Il a participé à toutes les guerres de religion. Homme de lettre modéré, il a reçu le bâton de maréchal sous le régent Enric, que les Albiens nomment « l’hérétique ». Ecarté du commandement suprême à la mort de celui-ci en 1545, il reste néanmoins fidèle à son roi, qui lui a ordonné de mater la révolte en Aguydenne sans lui donner les effectifs suffisants à l’accomplissement de sa mission. Côté jeannot les rebelles sont dirigés par un jeune capitaine, Dorien de Symphaur dont le zèle antipapiste conduit parfois les troupes à se livrer à diverses atrocités.

Les chevaliers de la rose ont donc fort à faire. Ils s'efforcent de protéger la population des affres de la guerre, mais aussi des monstres et des bandits qui profitent des troubles religieux pour piller la région. Ils défendent la veuve et l’orphelin, les femmes battues, etc. Les Sœurs de la Charité font parfois appel à eux. Les chevaliers vivent des aumônes qu'ils reçoivent, des ingrédients magiques qu'ils parviennent à récolter, des butins qu'ils gagnent. La commanderie, qui dispose d'un forgeron, entretient leurs armes et armures. A l’occasion, ils peuvent y déposer des fonds pour leur ordre. En tant que paladins ils sont religieux et donc prêtres ; nommés par un évêque lors d’une cérémonie d’ordination, ils savent forcément lire et écrire, ils sont habilités à accomplir les rituels (mariage, naissance, baptême, mort), à recevoir les confessions et à présider le culte (notamment prononcer la Harangue). C’est une fonction qui ne leur sert qu’occasionnellement, surtout dans les campagnes reculées. Ils ont fait vœu de fidélité, de courage mais aussi de chasteté, afin de ne pas être tenté d’abuser de leur rôle de protecteur. Ils doivent également faire preuve de courtoisie et de générosité, propre aux chevaliers errants. Ils ne peuvent frapper une femme ou un enfant, ce qui peut s'avérer délicat lorsque leurs protégés prennent les armes contre eux. Comme tout paladin, ils haïssent par-dessus tout les créatures maléfiques, menace qui devient prioritaire dès lors qu'ils en croisent une.

Les Chevaliers de la Rose sont autonomes et se déplacent seul ou en groupe, selon les missions. Mais un Chevalier de la Rose n’est jamais vraiment seul, car il a toujours avec lui des hommes pour l’épauler qui constituent sa lance : au moins un écuyer pour l’assister et s’occuper de son équipement, souvent des serviteurs et quelques hommes d’armes. On exige d’eux les qualités ordinaires : honnêteté, bravoure, loyauté. Ces gens d’armes reçoivent leur solde mais doivent transmettre à l’ordre les dons et butins qu’ils pourraient avoir en surplus. D’un autre côté la solde est convenable, le poste prestigieux, et il y a des primes au mérite. Le nombre de serviteurs d’un chevalier dépend de son rang, de sa richesse, ou de son efficacité. Fils de baron mais d'une famille désargentée, Guilhem peut tout de même compter sur Trévor, un archer expérimenté, et sur Simon, un jeune écuyer.

Germain de Traquevaux, maître de la commanderie de Marna-des-Monts

Ce jour-là, huiti 24e Vinasse (3 novembre), le maître de la commanderie, Germain de Traquevaux, convoque Guilhem pour lui confier une affaire qui devient pressante, à présent que le chevalier a pu se reposer de son long voyage de retour. Une bande de brigands est signalée du côté de Serbas, au Nord-Ouest, à environ deux jours de marche de la commanderie. Ils manquent cependant d'informations précises à son sujet.

"Je vais tâcher de mettre au pas ces vauriens, par la force s'il le faut, pour apaiser un peu les souffrances du peuple." répond le paladin.

Il en profite pour rapporter à son maître des nouvelles du Dimannor, que Germain écoute avec un intérêt poli. Mais il est très inquiet de l’avenir du royaume.

Pendant que Guilhem faisait route, Jeanne de Nivelac, la réformatrice conviée au colloqué d’Yspois réuni par le roi, a été condamnée et brûlée vive. Les chefs des réformés appellent aux armes. La guerre va donc reprendre de plus belle. Tout le monde en parle dans la commanderie. Les avis divergent. Le page Jérémie pense qu'il va y avoir une révolte des réformés. Joël l'écuyer pense au contraire que c'est la fin de la réforme. Guilhem se garde bien lui de se prononcer, surtout devant son maître. Germain est albien, il désapprouve la réforme. Il soutient Guilhem parce qu'il détient le Pouvoir. Mais Guilhem cache ses convictions ; le jeune de Lasus aimerait imposer les idées de son modèle : le grande Hector d'Escolan. Naturellement, Germain comprend qu’Hector soit un modèle pour ses frères. On peut l'admirer pour le chevalier qu'il était, mais pas pour l'hérétique qu'il est devenu. Ce n'était pas un théologien, mais c’était le meilleur des chevaliers à n'en pas douter.

Le 25e Vinasse (4 novembre), il fait mauvais. Le ciel demeure pluvieux et froid. Les trois voyageurs cheminent à cheval. Simon, l'écuyer, traîne un peu, il aurait bien pris quelques jours de repos supplémentaires. Guilhem lui rappelle que des gens souffrent, que cela ne pouvait attendre. Trévor s'oriente bien, trouve la route, et déniche un bon abri. Ils traversent la Marna. Comme tous les jours, Guilhem entraîne un peu Simon.

Le soir, Trévor estime qu'ils ont parcouru plus de la moitié du chemin. Ils s'arrêtent dans un village, trouvent l'église. Guilhem demande au curé l'hospitalité mais le religieux se fait prier. Guilhem insiste en expliquant qu'il va combattre des routiers basés pas très loin de son village. Le curé cède mais le prévient qu'ils devront se serrer. Le paladin demande à leur hôte s'il en sait plus sur les routiers, mais le curé lui affirme que ces vauriens se trouvent du côté de Xade, au sud-ouest donc. Perplexe, Guilhem réfléchit et se dit que c'est plausible ; les routiers ont dû se déplacer. Il décide donc de changer de cap dès le lendemain et en avertit Trévor. Ils partagent un repas très frugal et passent une mauvaise nuit.

Le 26e Vinasse (5 novembre), Guilhem prie comme tous les matins et obtient ce jour-ci la bénédiction de Tharès pour lui et ses compagnons. Ils disposent d'une semaine de rations.

Trévor se trompe, malgré la bénédiction, s'écartant de la grande route. Ils avancent tranquillement quand soudain un énorme monstre fonce sur l'archer. Trévor est tué sur le coup par un hippogriffe ! L'archer est littéralement déchiqueté. Son cheval est gravement blessé. Guilhem est estomaqué, il n'a rien pu faire, mais il se reprend. Fidèle, son destrier renâcle un peu mais ne bronche pas. Simon est effrayé, son cheval aussi. L'hippogriffe s'est posé. Il égorge le cheval et fond sur Simon. Il tue l'écuyer et blesse mortellement sa monture. Guilhem, fou de rage, use de son Pouvoir, favorisé par le Destin, frappe de toutes ses forces la créature, et par chance blesse mortellement la bête. Il refrappe avec son Pouvoir, utilise sa bénédiction, mais cette fois, l'hippogriffe esquive sa lame. Guilhem sait qu'il a de bonnes chances de mourir, mais il ne fuira pas. S'il périt, ce sera les armes à la main, en l'honneur de ses compagnons. La créature tente un coup de bec. Guilhem l'évite grâce à son Pouvoir. Le paladin tente alors de l'intimider, forçant son Destin, et usant de sa bénédiction. Cela fonctionne. L'hippogriffe, blessé, se sauve.

Guilhem prie pour ses compagnons. Il récupère leur argent afin de le remettre à son ordre - hors de question que des bandits s'en emparent - : 150 PO sur Trévor, 180 PO pour Simon, ainsi qu’un symbole religieux pour Trévor. Puis il attend sous la pluie. Il tient le coup moralement. Au bout d'une heure, un paysan approche. Guilhem lui demande son aide et le paysan accepte de ramener les corps jusqu'au prochain village. Mais une fois au village, il ne trouve personne avec une charrette. Le paladin persévère et finit par dénicher quelqu'un qui l'amène avec les corps à Nahmeil, au soir.
Guilhem va voir le prêtre qui se montre très sympathique. Il ne demande qu'un don de 10 PO ; le paladin lui en cède 20. Guilhem bénéficie d'un confort assez bon. Ils partagent le repas. Ses compagnons reposent dans la chapelle et le prêtre fait une oraison funèbre. Le paladin et le curé discutent ensemble. Le prêtre évoque la guerre, les routiers au nord du côté de Serbas. Guilhem le prévient qu'un hippogriffe rôde dans les parages.

Le 27e Vinasse (6 novembre), le paladin trouve une charrette qu'il paie pour transporter les corps. Par un temps déprimant, Guilhem attend au bord de la route. Un groupe de marchands apparait. Guilhem leur demande leur aide. L'un d'eux se détache et s'approche. C'est un mage blanc de Saint-Iago, qui se nomme Gringemagus. Il accompagne son neveu en voyage. Touché par la peine du paladin, il lance immédiatement un sort de nettoyage : les deux défunts sont à présent totalement présentables. De plus, il téléporte Guilhem et ses deux compagnons jusqu'à la commanderie. Guilhem remercie le mage et le prévient que l'hippogriffe qu'il a affronté doit encore rôder dans les parages.

A la commanderie, le maître n'est pas là. Ses deux amis non plus. Dommage ; il aurait bien eu besoin de leur parler. Eric de Vermont est un humain de 33 ans, originaire de l'Agnechamp. C'est un albien modéré, au visage brûlé, intouchable en combat, provocateur et secret, particulièrement serein en présence d'une femme, même de toute beauté. Il peut compter sur un rôdeur et un écuyer. Lionel Legrand est un demi-Elfe, issu de la bourgeoisie, originaire du Limousin, luthinien qui ne s'affiche pas comme tel devant le maître. C'est un chevalier coriace, perfectionniste et coquet, mais pas très athlétique. Il est jaloux de son frère aîné qui a hérité de tout, et Lionel s'est juré d'éclipser sa réussite en se couvrant de gloire. Il est accompagné par un garde et un rôdeur demi-Elfes. Depuis son entrée dans l'ordre, au contact de ses pairs, et notamment de ses deux amis, les convictions religieuses de Guilhem ont quelque peu évolué. Lui qui était autrefois un jeannot convaincu, a épousé totalement les idées religieuses d'Hector d'Escolan, qu'il veut surpasser en imposant sa vision de la réforme (un albianisme corrigé de ses excès) qu'il considère comme la meilleure voie possible pour les Tharésiens, mais s'il se fond assez aisément dans la masse parmi les Albiens, comme les Réformés, il n'en demeure pas moins très pieux.

Aussi se charge-t-il avec Martial, l'intendant, des obsèques de ses deux compagnons, dès son arrivée à la commanderie. Il le prévient qu'un hippogriffe, la bête qui lui a ravi ses compagnons, rôde toujours dans la nature. L'intendant, constatant que le chevalier se sent terriblement coupable lui fait remarquer qu'il a déjà du mérite d'avoir blessé la bête ; ses frères d'armes se seraient probablement faits tuer à sa place. Guilhem se confie aux prêtres qui l'apaisent un peu.

Le 28e Vinasse (7 novembre), Guilhem prie et jeûne. On procède à l'enterrement de Simon et Trévor. Le jeune Lasus, ravagé par la douleur, fait un éloge funèbre bien piètre, ne trouvant à dire que des banalités, et préférant ruminer sa tristesse et sa culpabilité seul dans un coin. Il rédige une lettre pour prévenir la famille de Simon, mais pas du tout inspiré, il recommence plusieurs fois, obligé d'user de son Pouvoir et d'une bénédiction pour parvenir à une lettre correcte.

Le 29e Vinasse (8 novembre), il fait assez beau temps. Guilhem observe de nouveau le jeûne et prie pour Simon et Trévor. Il tient le coup. Tharès ne le bénit pas. Martial vient le trouver, un peu embarrassé. Il comprend la peine du chevalier, mais celui-ci doit reprendre sa mission, car le problème des routiers s'intensifie ; le bourgmestre de Serbas prie instamment l'ordre d'intervenir. Un apprenti mage herboriste du village a usé de magie pour porter ce message. Guilhem s'engage alors à partir dès le lendemain. Martial précise qu'il enverra des renforts dès qu'il le pourra.
avatar
Fleur
Elu
Elu

Messages : 94
Age : 35

Revenir en haut Aller en bas

Re: La préquelle Guilhem le paladin

Message  Fleur le Dim 30 Déc - 22:11

Les routiers


Le 30e Vinasse (9 novembre), privé de bénédiction, Guilhem s'oriente correctement, il n'est pas en terre inconnue. Il s'arrête à Garenne. Il retourne voir le curé qui se montre de meilleure humeur que la dernière fois, lui offrant un gîte assez confortable. Guilhem lui donne 10 pièces d'or. Les deux religieux discutent. Le curé pense que les routiers doivent être assez nombreux, car les communications sont coupées. Mais il n'en sait pas davantage. Le bourg de Serbas dispose de huit gardes. Guilhem se recueille pour ses compagnons.

Le 31e Vinasse (10 novembre), Guilhem bénéficie d'une bénédiction. Il tente de voyager discrètement. Il sort des sentiers pour longer la rivière et approcher le village sans se faire bêtement cueillir par les bandits. Il chemine sans encombre, approche de Serbas. Guilhem use de son Pouvoir et se révèle extrêmement furtif, il passe par la forêt, tente de repérer les routiers. Il entend des bruits de combats, des cris provenant de la route. En approchant encore, il distingue un homme à terre, qu'il reconnaît : c'est son ami Eric, cerné par les brigands et mortellement blessé. Son écuyer Thomas - seize ans - et son rôdeur Arnaud - la trentaine - ne semblent pas touchés. Furieux et inquiet pour son ami, Guilhem use de son Pouvoir et assaille les routiers. Il blesse gravement le premier, décapite le deuxième, supprime les quatre suivants. Le septième esquive sa lame et ne prend rien. Le huitième est blessé mortellement. Les bandits très surpris, ne l'ont pas vu venir. Arnaud en achève un d’une flèche. Guilhem s'interpose entre son ami et le routier indemne qui choisit de se sauver. Le paladin se lance à sa poursuite, lui assène un coup dans le dos. Pendant ce temps, le rôdeur s'en prend au bandit gravement blessé et lui inflige une sérieuse entaille. Guilhem, furieux, tente de se contenir, mais il a trop peur d’avoir perdu un ami après ses compagnons et il frappe furieusement le maraud jusqu'à son trépas. Fidèle, son destrier, donne un coup de sabot qui ouvre la tête au bandit.

Un instant plus tard, Guilhem revient calmé, il réalise que la colère est mauvaise conseillère et il s'inquiète pour Eric. Celui-ci a survécu à sa blessure grâce à Tharès.

Le chevalier meurtri est allongé sur une civière de fortune. Arnaud, son archer, tient en joug le dernier routier. Thomas, l'écuyer, reste auprès de son maître. Il a réussi à arrêter l'hémorragie. Guilhem ordonne qu'on ficelle le brigand. L'écuyer l'attache très bien ; ses mains dans le dos sont reliées au cou et l’étranglent à moitié. Guilhem ouvre  le chemin et arrive jusqu'au bourg sans encombre. Les portes sont fermées. Guilhem commande qu’on lui ouvre par Tharès, mais le garde en face demeure buté. Eric arrive. Un autre garde finit par lui ouvrir, jugeant que le paladin est de bonne foi. Guilhem demande un herboriste, qu'on lui indique, mais ce dernier lui signale qu'il faudrait un chirurgien. L'herboriste concocte deux onguents : un de guérison rapide et un pour favoriser la chirurgie. Finalement, Eric va s'en sortir, mais sa convalescence sera longue ; il lui faudra 42 jours pour que sa blessure passe en grave. Guilhem va prier pour lui. Le prêtre l'héberge, moyennant 10 PO par jour.

Les deux amis discutent ensemble. Eric a essayé de rejoindre Guilhem. Il savait qu'il avait besoin de renfort mais ne se doutait pas qu’il prendrait des chemins de traverse. Hélas les routiers l'ont cueilli et assailli de toutes parts. Il remercie son ami de l'avoir sauvé.

Guilhem décide d'aller voir le chef des gardes pour se faire une idée de la situation. Le paladin précise qu'il a supprimé huit bandits. On le félicite : "Bien joué !"

Guilhem propose de faire parler le prisonnier, et de le remettre à la justice. Il faudrait pour cela le ramener à Marna-des-Monts. Le garde propose lui de le lyncher. Mais Guilhem s'y oppose :

" Je ne suis pas sûr que le Tout-puissant Tharès voit les choses de cette manière."

Guilhem tente d'intimider le prisonnier, mais c'est un dur à cuire. Il n'en tire rien.

       Il interroge donc le chef des gardes, en se disant que les gardes ont pu peut-être dénombrer ces forbans, voire les localiser. Par chance, c'est le cas. Ils estiment que la bande compte une soixantaine d'individus, incluant des femmes et des enfants, ce qui représente en fait une trentaine de brigands. Ils sont installés dans les bois autour de la ville. Leur repère se situerait au nord de la ville. Les routes sont coupées.

Le bourgmestre de Serbas, Eugène Forestant, invite Guilhem à dîner. Il le remercie de son intervention mais il ne comprend pas pourquoi les Chevaliers de la Rose ne sont pas plus nombreux. Le paladin explique que ses frères ont fort à faire et que, étant dispersés au gré des missions, ils ne sont pas facilement joignables. Le bourgmestre lui demande donc ce qu'il compte faire. D'après les informations récoltées par la garde, les bandits seraient installés dans une église. Guilhem est mal à l'aise à l'idée de s'attaquer à des femmes et des enfants, et néanmoins, il sait que ces derniers n'hésiteront pas, eux, à prendre les armes contre lui, s'il s'en prend à leur camp. La seule solution pour les intercepter sans se déshonorer, serait de les assommer. Il pense d'abord les attaquer de nuit et prendre quelques compagnons. Une bénédiction multiple pourrait aider. Mais après réflexion, il songe que cette solution serait trop gourmande en Pouvoir et bien incertaine. Le bourgmestre lui rappelle alors que toutes les routes sont coupées. Guilhem, songeur, lui demande si les brigands gardent les routes de nuit. Le bourgmestre l'ignore. Le paladin décide donc de déloger ces forbans, petit à petit, route par route.    

Le 32e Vinasse (11 novembre), Guilhem sort du village à pied, pour aller débloquer la route sud. Il a choisi le chemin le plus éloigné du camp des brigands, pour éviter de se retrouver encerclé par des renforts. Il passe par la forêt. Aujourd'hui Tharès est avec lui. Le paladin use de son Pouvoir pour ne pas se faire repérer. Il est extrêmement discret (score 25 !). Il remonte le long du cours d'eau. Grâce à une bénédiction, Guilhem détecte ses cibles. Il arrive dans le sous-bois entre les deux routes. Il aperçoit huit bandits confortablement installés dans les bois. Des enfants servant de sentinelles surveillent la route. Les routiers semblent nerveux mais ne voient pas du tout le paladin arriver. Guilhem se dit qu'ils ont probablement appris la nouvelle du massacre de la veille. Puisant dans son Pouvoir, Guilhem charge. Complètement pris de courts, les routiers ont quatre handicaps. Le paladin décapite le premier, le deuxième tente de se défendre mais Guilhem dévie son arme et lui plante son épée dans la poitrine. Le paladin donne ensuite un coup de bouclier au troisième et le coupe en deux par le bas, avant d'entailler sérieusement le bras du quatrième et d'égorger le cinquième. Il décapite les deux suivants. Guilhem frappe le dernier au niveau de la poitrine, ce dernier recule mais pas suffisamment et Guilhem le blesse sévèrement. Impitoyable, le paladin rattrape les fuyards et frappe de nouveau. Il achève l’un et blesse légèrement son compère. Il lui commande de lâcher son arme mais ce rustre refuse. Guilhem insiste, lui faisant sentir que c'était la meilleure décision à prendre s'il souhaitait rester en vie. Mais le bandit s'obstine et attaque Guilhem, le manquant lamentablement. Guilhem décide de l'assommer. L'homme tente de l'esquiver, mais se montre trop lent, le paladin lui assène un coup au menton, qui lui fend la lèvre, et lui fait perdre une dent. Le bandit toujours debout, Guilhem lui inflige un rude coup avec le plat de sa lame. Cette fois, le routier s'effondre, inconscient.

Guilhem lave sa lame et traîne son prisonnier jusqu'au village. Le paladin est bien à la peine. Il galère et remet un coup à son prisonnier pour qu'il se tienne tranquille. Mais il est pris de scrupules. Il se dit que ces hommes mériteraient tout de même une sépulture. Il décide d'y retourner plus tard. Les gardes lui ouvrent, prennent en charge le prisonnier. En y réfléchissant, Guilhem se dit qu'il pourrait profiter de la messe pour trouver des volontaires pour aller enterrer les dépouilles.

Pour l’heure, la matinée est bien entamée et le paladin décide de faire du repérage. Il se dirige très discrètement vers la route Est. Mais il ne repère personne. Il insiste. Il ne distingue pas un chat, malgré son Pouvoir et favorisé par le Destin. Il rentre donc bredouille.

Durant la messe, Guilhem tente de persuader les villageois d'aller enterrer les bandits. Ils sont d'accord sur le principe mais traîne un peu des pieds. Le paladin en fait appel à leur sentiment religieux, usant d'une bénédiction, pour les culpabiliser : "Que diriez-vous si vos enfants vous laissaient sans sépulture ?"

Finalement un groupe de volontaires accompagne le paladin. Les bandits sont enterrés sur place.

Guilhem déjeune, remercie les villageois et repart en direction du Sud Est. Il est plutôt discret, et attentif à son environnement, usant de son Pouvoir. Il ne voit rien. Il longe la route plus au Nord. Il trouve une habitation. Il s'approche discrètement. La ferme semble tranquille, occupée par des paysans. Il se dirige ensuite vers le moulin. Rien. Il remonte vers le Nord, en se rapprochant du bourg. Personne. C'est à croire que les bandits se sont volatilisés, ... ou plutôt qu'ils se sont enfuis.  

Afin d'en avoir le cœur net, Guilhem se dirige alors vers l'église, où les routiers paraissaient s'être établis. Autour du bâtiment, les lieux ont été défrichés. Des foyers sont laissés éteints. Des ordures jonchent les lieux. La porte de la chapelle a été défoncée. Guilhem la pousse prudemment avec la pointe de son épée. Rien ne se passe. L'église a été saccagée. Cela sent l'urine et le renfermé. Le paladin, prêtre de son état, est outré. Il continue encore à fouiller les lieux pendant une demi-heure. Il trouve un cadavre laissé sans sépulture, une carcasse dévorée. Il s'agit d'un religieux. Guilhem l'enterre près de l'église et prie pour le repos de son âme.

Ces recherches infructueuses ont pris du temps, la soirée est à présent entamée, et il fait nuit. Guilhem rentre au village. Il fait prévenir le bourgmestre que les bandits ont pris la poudre d'escampette. Les habitants sont contents.  Guilhem va voir Eric, qui lui fait remarquer que le problème n'est pas réglé pour autant, car le reste de la bande, environ une trentaine d'individus, erre à présent dans la nature, et qu'ils pourraient refrapper ailleurs. Les habitants, soulagés, célèbrent l'ordre et cela fait chaud au cœur des deux paladins. Le chef de la garde prévient Guilhem que les routiers sont partis vers le Nord-Est, en direction de Commensac. Eric souhaite rentrer à la commanderie, mais son ami lui propose de l'attendre dans le bourg, pendant qu'il pourchasse le reste de la bande. Il accepte. Comme son archer, Arnaud, se retrouve en quelque sorte sans emploi, et que Guilhem est un piètre pisteur, ayant hérité de la mauvaise vue des Lasus, les deux amis conviennent qu'Arnaud sera temporairement au service de Guilhem, le temps qu'Eric se rétablisse, et le chevalier de Lasus en profitera pour se trouver un nouveau rôdeur entre temps. L'archer accepte de bonne grâce.      

Le 33e Vinasse (12 novembre), Guilhem reprend la route en compagnie d'Arnaud. Ils se rendent d'abord à la chapelle. Arnaud examine les traces. Les routiers voyagent à pied ; ils seraient seize hommes, une quinzaine de femmes et une vingtaine d'enfants. Les deux hommes remontent jusqu'aux ruines fumantes d'un moulin. Ils en déduisent qu'ils sont sur la bonne piste. Puis ils arrivent au village de Commensac. Ils franchissent le guet. Les bandits semblent s'être dirigés vers l'Est. Ils décident de prendre des nouvelles au village. Ils ne trouvent personne. Par conséquent, Guilhem décide de poursuivre vers l'Est. Ils distinguent une auberge sur la route.   Les traces indiquent que les routiers sont allés vers l'auberge. Guilhem retient Arnaud qui s'avançait vers le bâtiment. Il lui montre les gamins qui font le guet.

Guilhem prie Tharès qui lui accorde deux bénédictions. Le paladin décide de se rendre seul vers le bâtiment.
L'auberge est plutôt basse et cernée d’une palissade. Il a vu deux gamins revenir en courant de la route. Il fait le tour du bâtiment, mais ne trouve pas d'autre accès que la porte principale. Arnaud lui fabrique un grappin. Le paladin escalade la palissade sans difficulté. Il arrive dans une bassecour : il repère un poulailler, un petit auvent sous lequel se trouvent deux chevaux et le bâtiment principal. Deux bandits pointent Guilhem qui court se mettre à l'abri. Les tirs le ratent. Il court côté droit. L'auberge est percée par trois fenêtres, dont une plus grande sur la façade. Le paladin se précipite vers la fenêtre côté bar. Les routiers s'agitent. Avec son épée, il brise les carreaux. Trois tirs se fichent dans son bouclier et rebondissent dessus. Il saute à l’intérieur de l’auberge et attaque en courant. Les tireurs se sauvent, pendant que d'autres viennent au corps à corps mais ils n'en mènent pas large. Guilhem retient sa force, balaye les bandits, usant de son Pouvoir, favorisé par le Destin. Les deux premiers sont mis d'emblée hors combat. Le paladin en blesse sept. Quatre autres l'attaquent. Un coup part dans son bouclier. Un routier le frappe dans le bras avec sa morgenstern. Guilhem est blessé légèrement, réduit grâce à son Pouvoir. Une porte s'ouvre, quatre autres ruffians apparaissent. Guilhem fait un grand balayage avec son Pouvoir et une bénédiction, mais ne retient pas sa force. Il les frappe durement ! Il en démolit neuf. Cinq sont à terre. Les autres sont tous blessés. Guilhem les intimide, usant de son Pouvoir. Il se montre très impressionnant. Les routiers sont terrorisés. Les uns après les autres, ils jettent leurs armes. Certains voudraient continuer le combat, mais ils se sentent bien seuls. Un seul attaque le paladin. Guilhem pare son coup et le coupe en deux. Impitoyable, Guilhem lance : "D'autres amateurs ?"

Personne ne bronche. Guilhem leur propose de rester sages, il leur fait savoir qu'il peut confier leurs femmes et leurs enfants à des confréries de charité. Arnaud fouille les lieux. Il trouve un joli butin. Il signale aussi qu'il a trouvé les corps des victimes des routiers : la famille de l’aubergiste et les clients. Arnaud fait un premier soin aux bandits et ficelle tout ce petit monde. Ils emportent les deux chevaux avec le butin.

Retour à Sebras. Ils arrivent à la nuit tombée sous la pluie. Les gardes hallucinent. Le  bourgmestre arrive. Le chef de la milice aussi. Hélas, la prison est trop petite. Guilhem leur demande alors de les mettre dans une grange. Les villageois refusent de les nourrir alors qu’ils ont été assiégés par les bandits. Guilhem décide alors de leur laisser le butin, en réparation des dommages subis. Il prie et se repose.  
       
Le 34e Vinasse (13 novembre), Guilhem se confesse auprès du prêtre mais ce dernier n'est pas très psychologue. Tharès lui accorde une bénédiction.

Guilhem se rend d'abord au village près de l'auberge, à Transac. Il les persuade d'aller enterrer les pauvres victimes des routiers grâce à sa bénédiction. Il trouve des volontaires et se rend avec eux jusqu'à l'auberge. Guilhem y retrouve une tête connue : le mage de St Iago Gringemagus qui cherchait son chemin après une téléportation. Guilhem lui raconte ce qu'il s'est passé. On cherche des victuailles aux cuisines et on casse la croûte. Il raconte au mage ses aventures, lui précisant qu'il n'a pas récupéré les armes, ne pouvant les transporter. Gringemagus lui propose alors de les mettre hors phase pour les amener jusqu'à Marna-des-Monts, ainsi que quelques provisions. Le mage lui demande de lui tendre la main, exécute le sort sur lui et lui dit d'aller voir un mage à Marna-des-Monts pour faire réapparaître les objets. Guilhem le remercie de tout cœur pour son aide et le salue.

Il retourne à Serbas en début d'après-midi. Arnaud lui conseille d'entamer la route dès à présent car le temps est très pluvieux. Guilhem arrive à convaincre le bourgmestre de lui confier un garde pour escorter les prisonniers. On embarque les chevaux. L'un d'eux est donné à Eric. L'autre ira à la commanderie. On progresse à pied. La route se passe sans encombre jusqu'à Garenne. Eloi le garde est vigilant. Guilhem se renseigne. Un gars lui fournit une grange. La population hue les malandrins. Guilhem trouve des volontaires pour les aider à les surveiller durant la nuit.

Le 35e Vinasse (14 novembre), Eloi et Arnaud resserrent les liens. Tout se passe bien. La troupe arrive à Marna-des-Monts. Guilhem sent que son Pouvoir revient. On regagne la commanderie. Guilhem fait son rapport auprès de son maître et de l'intendant, il les prévient qu'il a des armes hors-phase à récupérer. Germain dit qu'il va écrire aux autres commanderies pour que Gringemagus y soit toujours bien accueilli. Guilhem a dépensé 150 PO depuis Serbas, a donné 100 PO au prêtre de Serbas et a laissé 50 PO aux villageois.
avatar
Fleur
Elu
Elu

Messages : 94
Age : 35

Revenir en haut Aller en bas

Re: La préquelle Guilhem le paladin

Message  Fleur le Dim 30 Déc - 22:21

Les disparues de Seridouc : le cas d'Amandine

Le 36e Vinasse (15 novembre), Germain convoque Guilhem. L'intendant est là. Ils lui demandent l'état de ses finances et lui accordent 2000 PO, que le chevalier choisit de recevoir en pièces. Germain lui propose de travailler avec Arnaud durant la convalescence d'Eric comme cela avait déjà été convenu. Germain lui parle alors de la disparition inquiétante de trois jeunes filles dans un village, à deux jours de Marna, au Sud. Un mage, convoqué par le maître, vient débloquer les armes. C'est un mage niveau 4 qui se nomme Rosavac. Germain lui donne une bourse. Guilhem demande deux jours de rations à sa commanderie. Il salue son autre ami, Lionel Legrand, tout juste rentré de mission.

A compter de ce jour, Arnaud entre au service de Guilhem, moyennant un salaire de 750 PO par mois.
Tharès accorde une bénédiction au paladin. Avant de partir pour sa mission, Guilhem va en ville acheter une corde et un grappin et prend un deuxième bouclier. Puis il part avec Arnaud. Les voyageurs progressent bien. Ils arrivent à Saint-Rêve, chef-lieu de la baronnie. C'est une petite ville de 2 500 habitants. C'est plus grand que Pertagne. La ville abrite une abbaye albienne. C'est aussi là que le baron siège. Il a de bonnes relations avec les moines. Le baron est albien, il se place dans le camp royaliste mais reste plutôt à l'écart du conflit. Guilhem se renseigne auprès des moines qui l'accueillent sans problème. On ne les met pas avec les pèlerins et on leur donne une chambre pour deux. Guilhem mange avec les moines, en silence, en écoutant des passages des écritures saintes. On discute à voix basse.

Le 37e Vinasse (16 novembre) est consacré normalement à une importante fête religieuse albienne, celle de Saint Yann, frère d'armes de Tharès. Guilhem, ayant complètement adhéré aux idées religieuses du grand Hector d'Escolan, reconnaît le culte des saints, et y participe... autant que les impératifs de sa mission le lui permettent ! Aujourd'hui, Guilhem décide de donner priorité à sa mission. Il faut croire que cela déplait à Tharès qui ne lui accorde aucune bénédiction.

Il arrive au cœur d'un village en plein émoi. Il y a foule en la place du village. Le peuple est très remonté envers une vieille femme. Guilhem les interpelle. Aussitôt, on lui explique que c'est une sorcière, qu'on doit la brûler. Guilhem, en protecteur des faibles, comprend que la vieille femme, coupable ou non, risque d'être condamnée et massacrée sans autre forme de procès s'il ne fait rien. Le paladin, tâchant de faire preuve d'autorité, leur rappelle que juger des croyances d'autrui est le rôle de l'Inquisition. Aussi leur propose-t-il de prendre la vieille femme sous sa garde, en attendant un procès. Usant de son Pouvoir, il parvint à convaincre la majeure partie de la foule. Il les appelle au calme et leur demande de se consacrer à Saint Yann. Il leur ordonne de se disperser. Mais avant ça, profitant que le village s'est rassemblé, il leur demande où il peut se loger. On l'envoie chez Anselme, un des meneurs parmi les laboureurs. Une fois installé, il demande à ce qu'on amène la suspecte à la prison, mais exige qu'on la traite correctement. Contrairement à ce qu'il a prétendu pour calmer la foule, Guilhem n'a pas vraiment l'intention de faire appel à l'Inquisition, car il sait bien comment ses membres procèdent avec les suspects, et il n'apprécie guère leurs méthodes.

Arnaud soigne la vieille femme. Anselme installe le paladin dans une chambre. Guilhem en profite pour l'interroger sur la population. Qui sont les notables ? Il y a un prêtre, un vicaire, un notaire / avocat, un forgeron, une trentaine de laboureurs, un barbier / soigneur, un prêteur sur gages bijoutier, des commerçants, un tavernier, un chef des gardes. Agathe, la suspecte, est consultée par les femmes. Le village compte peu de lettrés. Ils n'ont pas eu de problèmes de routiers, pas de troubles particuliers ces derniers temps. Pas ou peu de marginaux : un mendiant, une fille de joie, un colporteur.

Guilhem l'interroge ensuite sur les filles qui ont disparu, précisant qu'il a été envoyé par son ordre pour résoudre ces affaires. Anselme explique que la dernière a disparu il y a trois jours. Elle s'appelait Amandine, elle se rendait aux bois. Avant cela, huit jours auparavant, on déplorait la disparition d'Elisabeth, 14 ans, alors qu'elle gardait les vaches. Il y a 16 jours, Sarah disparaissait alors qu'elle gardait les moutons. Ces trois disparues appartenaient à des familles de paysans moyens.

Guilhem profite de l'office pour observer le comportement de la population. Il sent l'inquiétude des gens, remarque des amants, des regards mauvais entre certains. Parmi les fidèles, certains sont très dévots, d'autres s'en moquent et ne viennent que pour la forme.

Le paladin discute ensuite avec le prêtre qui l'invite. Guilhem lui fait une obole de 30 PO. Le vicaire est également présent. Guilhem l'interroge sur les disparues et sur Agathe. Le prêtre est d'accord avec la population. Il dit ne rien savoir. Il y a peu d'enfants chez Elisabeth, elle a un petit frère, ce sont des gens très bien, une famille qui s'en sort bien. Amandine, elle, a trois frères et sœurs, sa famille est plus modeste. La mère de Sarah travaille ponctuellement à Saint Rêve, au château. C'est le frère d'Amandine qui s'est mis à accuser Agathe.

Guilhem va voir les gardes mais ils n'ont rien trouvé de très probant. Pas de traces pour Elisabeth. Pour Sarah, il y avait des empreintes brouillées avec celles du bétail. Ils ont mené une enquête très superficielle. Elisabeth n'était pas une adolescente facile. Sarah était plutôt jolie. Amandine était plutôt réservée. Le village est fortifié avec des talus, des palissades, des fossés.

L'accusée fait appeler le chevalier de la rose. Guilhem va la voir, elle tente de l'émouvoir mais cela ne prend pas. Elle vit dans le bois à côté du village, fait de la cueillette. Elle a des connaissances sur les simples, s'en sert pour soigner les gens, conseiller les femmes sur leurs petits secrets. Elle est sage-femme. Elle dit avoir des informations mais elle ne parlera que si on la libère. Guilhem reste prudent, ne lui promet rien. Elle peste contre l’Église, crache au sol.

Guilhem se rend chez la famille d'Amandine, pour en apprendre un peu plus sur la disparue. Le frère l'amène à l'endroit où il l'a vue pour la dernière fois. Il dit au paladin des banalités sur les sorcières. Il précise qu'on a retrouvé son fagot. Le paladin le remercie et lui dit de rentrer chez lui. Avec Arnaud, il examine les traces, favorisé par son Destin et usant de son Pouvoir. Guilhem trouve des traces qui pourraient être celles de la jeune fille, et d'autres qui pourraient faire penser à un lynx géant, une grosse bête en tout cas, plus grosse qu'un humain, grand, plus de 200 kilos. La fille semble avoir fui vers la rivière. Il trouve un lambeau de vêtement sur la berge. Il longe la rivière, descend le courant. Il arrive à un guet avec un pont de bois bien bas. Il trouve une autre empreinte du côté de la route. Il avance, trouve encore des traces de la bête. Mais une rivière lui barre le chemin, il faut traverser à la nage. Il laisse son armure à Arnaud. Il puise dans son Pouvoir pour savoir nager et se lance. Il se meut dans l'eau sans difficulté. Il retrouve une trace en direction d’une petite île. Il sent davantage le courant cette fois et commence à avoir froid. Il découvre au milieu de l'île sous un arbre avec du feuillage dense un lambeau de vêtement, et un cadavre de jeune fille, dont il manque des morceaux, datant de quatre jours. Il distingue des traces de griffes. Il fait un baluchon, ramasse les restes pour pouvoir les rendre à sa famille et permettre ainsi l'inhumation de la malheureuse. Guilhem est quand même bien horrifié par le cadavre. Il va en faire des cauchemars. Arnaud rejoint le paladin à un autre passage. Guilhem a froid mais il en a vu d'autres.

Il rentre chez Anselme, se réchauffe. Arnaud plaisante : "On peut dire que vous êtes mouillé dans cette histoire."

Guilhem éclate de rire et répond :
"Au moins je mouille le maillot.
- Vous trempez dedans jusqu'au cou !"

Guilhem va voir la famille de la défunte et annonce embarrassé : "J'ai une bonne et une mauvaise nouvelle."

Dans la maison du guet municipal, le paladin prend pour prétexte qu'il va confesser la suspecte pour parler à Agathe. Guilhem lui promet qu'elle ne sera pas inquiétée. Il n'a pas l'intention de faire appel à l'Inquisition. La vieille explique que pour Amandine, elle a dû être victime d'une créature qu'elle a vu rôder dans les parages. C'est un félin monstrueux, avec un poil couleur de feu. Elle a tenté de prévenir les habitants, en vain. En revanche, pour Sarah, elle pense que c'est une histoire de cœur car la petite lui avait posé des questions sur la procréation. Guilhem lui demande si elle a une idée sur l'identité de l'homme impliqué, mais la sage-femme n'en sait rien.

Guilhem veut faire libérer Agathe et expliquer à la population ce qui se passe. Il profite de la cérémonie du soir (c’est la saint Yann) pour s'adresser au plus grand nombre. On l'écoute. Un gars dit qu'à une vingtaine de lieus de là, des gens ont été dévorés par un monstre : une bête avec une collerette, une queue de scorpion. Guilhem estime qu'il pourrait s'agir d'une manticore. Cela corrobore en tout cas ses dires. Une bête rôde bien dans les parages. Il plaide en la faveur d'Agathe. Elle est libérée, et s'éclipse à la faveur de la nuit, elle remercie le chevalier, et crache sur le village.

Les habitants boivent, font la fête. Guilhem participe par politesse. Il boit raisonnablement. Arnaud lui est complètement saoul. Guilhem le ramène. Le paladin a bu quelques pintes mais tient bien l'alcool.

Les gens sont inquiétés par cette histoire de monstre mais rassurés par la présence du chevalier de la rose.
avatar
Fleur
Elu
Elu

Messages : 94
Age : 35

Revenir en haut Aller en bas

Re: La préquelle Guilhem le paladin

Message  Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum