Historique Halbarad

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Historique Halbarad

Message  MJ des MJ le Mer 12 Jan - 11:55

J'ai retrouvé dans les archives impériales un vieux manuscrit malheureusement mangé par les moisissures. Ce document porte la mention :
ROYAUME D’ARNOR
Archives historiques

IMPRIMERIE ROYALE
Imprimé avec l’approbation du Roy en l’An Deux Mil Six Cent Quarante-Sept

Seule la première partie est encore lisible, elle retrace les débuts d'Halbarad et Yvighor.

Voici la transcription de ces feuillets.


Dernière édition par MJ des MJ le Mer 12 Jan - 12:00, édité 1 fois

_________________
"La lutte elle-même vers les sommets suffit à remplir un cœur d'homme" Albert Camus
avatar
MJ des MJ
MJ des MJ
MJ des MJ

Messages : 1755
Age : 32

http://azurhyan.forumgratuit.org

Revenir en haut Aller en bas

Prologue

Message  MJ des MJ le Mer 12 Jan - 11:57

De Jehan le Chroniqueur à son noble Roy, Sa Majesté Aenur,

Sire, comme moult affabulations circulent dans les récits, les histoires, les légendes, les poèmes & les chansons, sur Votre noble père & son compagnon Yvighor, il m’apparut bon que quelqu’un démêlât cet enchevêtrement de récits divers afin que la Vérité soit rétablie. Je me proposai donc à cette tâche & m’y attelai avec zèle, rencontrant à travers le monde tous ceux qui auraient pu en savoir quelque chose, soit par eux-mêmes, soit qu’ils fussent dépositaires de révélations de gens fréquentés par Votre père.
Ce récit se veut donc conforme à la réalité : rien d’omis & rien d’ajouté. Au delà du merveilleux des légendes, mes recherches m’ont révélé la vie d’un homme & d’un elfe, dans ses hauts & ses bas, une vie bien remplie, qui aurait pu être ordinaire sans leur courage & leur pugnacité. Mais ils étaient promis tous deux à un destin exceptionnel.
Je dépose ici sur papier de longues années de travail, & ne mande que Votre soutient & Votre approbation pour fruit de mes labeurs.

Oyez donc, doux Sire, l’histoire véridique des aventures du Grand Halbarad & du Puissant Yvighor.


Votre serviteur,

Jehan


Dernière édition par MJ des MJ le Mer 12 Jan - 12:04, édité 1 fois

_________________
"La lutte elle-même vers les sommets suffit à remplir un cœur d'homme" Albert Camus
avatar
MJ des MJ
MJ des MJ
MJ des MJ

Messages : 1755
Age : 32

http://azurhyan.forumgratuit.org

Revenir en haut Aller en bas

Où l’on voit comment Halbarad & Yvighor devinrent mercenaires du Duc.

Message  MJ des MJ le Mer 12 Jan - 12:02

CHAPITRE PREMIER : Où l’on voit comment Halbarad & Yvighor devinrent mercenaires du Duc.


Moult légendes circulent sur la naissance miraculeuse d’Halbarad mais elles sont toutes erronées, sa naissance fut parfaitement normale. Mon récit en est peut-être moins avantageux, mais il n’en est que plus véridique.

Yvighor naquit en l’an deux mil trois cent trois & Halbarad en l’an deux mil cinq cent trente-quatre. Le père d’Halbarad était Arathorn, chef de la lignée des rôdeurs d’Arnor. Toute sa famille vivait dans un village de l’Hultíon. En ce temps là, un puissant mage du Chaos prédit qu’un rôdeur d’Arnor causerait de grands ravages dans les armées du Mal. Les Seigneurs des Ténèbres envoyèrent donc une forte troupe détruire les rôdeurs, la lignée des anciens rois de l’Arnor. Ce fut un massacre. Mais le petit Halbarad survécu, sauvé par sa nourrice, Eugénie la Bonne, qui s’enfuit avec l’enfant dans les profondeurs de la forêt. Il avait trois ans. Les Seigneurs des Ténèbres ignoraient qu’un descendant d’Aragorn Premier, grand Roy d’Arnor, en avait réchappé. Ils furent satisfaits de leur attaque & oublièrent l’histoire. Halbarad fut adopté par Aenarion, Roy d’Hultíon, qui l’éleva comme son fils.

Yvighor était fils de magicien, son père était Gavighor. Il avait des dispositions pour la magie, &, avide de savoir, voulait découvrir les magies humaines. L’oncle d’Yvighor était Ecthélion, il était prêtre de Vilya.

Yvighor & Halbarad se lièrent d’amitié, malgré leur différence d’âge. Aenarion n’avait rien caché à Halbarad de son histoire, ni de celle de sa famille. Celui-ci voulu tout naturellement devenir rôdeur, & lorsqu’il eut l’âge, il partit à l’aventure avec Yvighor.

On ne sait presque rien de cette période de leur vie. C’est à cette époque qu’ils révélèrent leur potentiel de Pouvoir & apprirent à l’exploiter. On retrouve leur trace quelques années plus tard, en Felxir, lorsqu’ils vinrent pour la première fois à Shadim-la–Grande. Halbarad avait alors vingt-huit ans & Yvighor en avait deux cent cinquante-neuf. Ils étaient accompagnés d’une guerrière nommée Lirneth.

La ville était alors en liesse : le Duc organisait des réjouissances pour le mariage de son fils. Les trois compagnons descendirent dans les faubourgs. Un mendiant leur appris que de nombreux forains étaient venus à Shadim, & que moult concours & jeux de forces ou d’adresse étaient organisés. Halbarad voulu chasser le miséreux d’un coup de pied, mais il chut. Le mendiant lui asséna un coup de bâton dans les côtes & s’enfuit. Halbarad, Yvighor & Lirneth participèrent à moult jeux, gagnant ainsi quelques écus. Mais ils avaient peu de biens dans cette riche ville, envahie par la foule bruyante & bigarrée, aussi succombèrent-ils à la tentation de gagner de l’argent facilement & malhonnêtement. Yvighor se servit de sa magie pour duper les gens. Ils traînèrent dans les bas-fonds. Halbarad rudoyait les gens pour leur soutirer de l’or. Il provoqua même un barbare nordique en duel et l’occis au milieu d’une auberge. Le groupe se rendit le lendemain dans une des meilleures armureries de la ville pour y revendre de l’équipement illicitement acquis. Comme l’armurier disputait ferme sur le prix, ils l’agressèrent, le firent tomber en pamoison d’un grand coup de pommeau sur le crâne & dévalisèrent son magasin. Yvighor fut saisi de remord, car c’était un elfe bon et droit, & il eut des scrupules à voler des armes. Halbarad les prit pour lui & lui en fit présent : ainsi le magicien n’aurait rien volé personnellement. Convaincu par ces mauvais prétextes, l’elfe céda et tout le groupe fut bientôt armé à sa convenance. Halbarad se choisit une épée magnifique, au pommeau serti d’or et de pierreries : il la baptisa Phénix & cette bonne lame jamais ne le trahit.

Enrichis & bien équipés par leurs forfaits, les trois compagnons redoutèrent la Justice, car c’est la corde qui attend tout voleur en Felxir. Ils se rendirent alors à la caserne des mercenaires, qui se tenait près du château ducal, à l’intérieur même des remparts de Shadim-la-Grande. Le commandant de cette caserne se nommait Maximus. Il était de belle stature & trempé d’un puissant & noble caractère. C’était un général courageux & expérimenté, qui avait la confiance & l’admiration de ses hommes. On fit entrer Halbarad, Yvighor & Lirneth dans la caserne & on leur expliqua qu’ils ne pourraient être poursuivit pour aucune faute ou crime commis avant leur engagement s’ils s’enrôlaient parmi les mercenaires, pourvu qu’ils servent loyalement leur Duc & se battent jusqu’à la mort pour lui dans l’exécution des missions qu’il pourrait leur confier. Ils acceptèrent & signèrent un engagement de deux ans. Ils recevaient une petite solde tous les mois & étaient nourris & logés mais leur équipement était à leurs frais.


Ainsi, Halbarad & Yvighor devinrent mercenaires pour le Duc de Perney, en Felxir.


Dernière édition par MJ des MJ le Mer 12 Jan - 12:06, édité 1 fois

_________________
"La lutte elle-même vers les sommets suffit à remplir un cœur d'homme" Albert Camus
avatar
MJ des MJ
MJ des MJ
MJ des MJ

Messages : 1755
Age : 32

http://azurhyan.forumgratuit.org

Revenir en haut Aller en bas

Où l’on voit comment Halbarad & Yvighor s’illustrèrent pour leur première mission.

Message  MJ des MJ le Mer 12 Jan - 12:06

CHAPITRE DEUXIEME : Où l’on voit comment Halbarad & Yvighor s’illustrèrent pour leur première mission.


Un matin, le général Maximus annonça qu’une dizaine de mercenaires seraient choisis pour participer à une mission de reconnaissance à l’est. Il y avait en effet en ce temps là une bande de pillards Peaux-Vertes qui rôdaient sur les terres du baron Grobestfield. Ce baron était un fidèle vassal du Duc, à qui il avait mandé son concours dans cette affaire. Le Duc avait promptement réagi pour secourir son féal protégé. Il avait en effet aussitôt ordonné le départ d’une armée et il ordonnait que des mercenaires aillent reconnaître le terrain et les ennemis, car il était avisé & prudent, sachant bien que connaître son ennemi est indispensable pour la victoire. Observer les ennemis, s’informer sur leur nombre, leurs armes, leurs actions, leurs positions, leurs intentions, bref collecter toutes ses indications vitales qui permettent de s’assurer toujours un avantage certain, telle était la mission des mercenaires. Aussitôt qu’il sut cela, Halbarad se leva pour se porter volontaire, imité par Yvighor et plusieurs autres de leurs camarades. Le général Maximus les félicita et leur fit donner leurs bagages pour la route.
Ils arrivèrent bientôt à Berbasse, un bourg qui se trouvait non loin de l’endroit où les Peaux-Vertes avaient été signalés. S’attelant prestement à sa tâche, le groupe s’enfonça dans la forêt. Ils trouvèrent plusieurs villages ravagés par les pillards orques et gobelins. D’après les traces, les ennemis avaient visiblement des monteurs de loups géants avec eux & leur troupe semblait être d’importance. Le groupe des mercenaires décida de se séparer en deux et de suivre deux pistes différentes afin d’accomplir leur mission le plus prestement possible avant que ces monstres puants n’attaquent d’autres villages. D’un côté partirent Dorgon, Eliot et Halbarad. De l’autre partirent Mark, Lirneth et Yvighor.

Dorgon était un hafling, un ancien voleur devenu mercenaire. Il était sympathique & bon vivant, fidèle & habile à l’arbalète. Eliot était son compagnon de brigandage, lui aussi sincèrement repenti, il était droit, fidèle & dévoué & maniait bien la lame. Ils partirent avec Halbarad & découvrirent bientôt l’armée ennemie, plus de deux cents Peaux-Vertes, qui s’apprêtaient à fondre sur Berbasse pour ravager le bourg. Aussitôt, les trois mercenaires s’empressèrent d’y retourner, devançant les Peaux-Vertes, pour tenter de prémunir les habitants contre cette attaque.

Pendant ce temps-là, Mark, Lirneth & Yvighor obtenaient de leur côté semblables informations. Mais tandis qu’ils cheminaient par la forêt, le petit groupe fut pris dans une embuscade. Les gobelins étaient supérieurs en nombres mais non point en courage. Yvighor se défendait noblement, mais éprouvait des difficultés, peu accoutumé au corps à corps qu’il était, ainsi que le sont d’ordinaire les magiciens. Lirneth ferraillait vaillamment à une contre trois. Quant à Mark, qui était de haute stature & bien bâti, il avait (pour ces viles créatures) une mine effrayante avec sa longue barbe rousse, et tranchait ses adversaires de son énorme hache à deux mains. Il en avait ainsi occis plusieurs lorsque l’un d’eux, plus chanceux, saisissant une lance la lui enfonça profondément dans le crâne. Les gobelins se voyaient déjà vainqueurs. C’est ici qu’on voit que l’amitié fait accomplir des prouesses de valeur & de courage, car le corps du valeureux mercenaire n’était point encore couché à terre que déjà, exécutant son adversaire d’un coup d’épée, Yvighor, pourtant blessé, fut d’un bond au milieu des ennemis et les décapita d’un coup. Lirneth ne fut pas de reste : voyant le gobelin occire son compagnon, son sang ne fit qu’un tour et elle massacra aussitôt ses vils adversaires. Victorieux, Lirneth & Yvighor pleurèrent leur ami, mais soucieux d’abord de leur devoir, ils rentrèrent vite à Berbasse pour prévenir la population des intentions des pillards.

C’est ainsi que tous les mercenaires se retrouvèrent à Berbasse. Mais non pas tous, car l’un deux avait payé son courage au prix du sang. Promptement, ils prévinrent le bourgmestre et la population. Eliot prit un cheval et partit chercher l’armée du Duc. Il fallait que le bourg résiste aux assauts jusqu’à son retour. Halbarad prit les choses en mains : il ordonnait, organisait, dirigeait. Les bourgeois dressèrent une barrière de pieux selon son commandement. Puis chacun de s’armer, de prendre son poste et d’exécuter les ordres qu’on lui donnait. Les mercenaires dirigeaient tout cela, de concert avec la milice, & Halbarad supervisait tout & haranguait les hommes, les exhortant à se battre vaillamment pour leurs maisons & leurs familles.

Les Peaux-Vertes survinrent & engagèrent la lutte. Mais les hommes étaient préparés, ils tinrent bon. Il y eut une terrible bataille où chacun montra un grand courage. Les ennemis étaient plus nombreux, mieux équipés et mieux entraînés. Mais les défenses établies par les mercenaires les empêchèrent de pénétrer dans le bourg. L’armée du Duc & de son vassal survint alors, guidée par Eliot. Ce fut un grand carnage & les Peaux-Vertes furent vaincues. Pour les habitants de Berbasse, le combat avait été long et pénible mais la victoire venait couronner tous leurs efforts.

Les mercenaires rentrèrent à la caserne où ils furent acclamés par leurs compagnons. Maximus, général de valeur & homme perspicace, devina au récit de ses actions qu’Halbarad était un bon chef. Il était né pour commander & ferait certainement de grandes choses. Aussi le nomma-t-il caporal.


Ainsi, Halbarad & Yvighor s’illustrèrent par leur bravoure pour leur première mission & gagnèrent respect & considération parmi les mercenaires.

_________________
"La lutte elle-même vers les sommets suffit à remplir un cœur d'homme" Albert Camus
avatar
MJ des MJ
MJ des MJ
MJ des MJ

Messages : 1755
Age : 32

http://azurhyan.forumgratuit.org

Revenir en haut Aller en bas

Où l’on voit comment Halbarad & Yvighor tentèrent de ramener les reliques du héros Sigmar en Felxir

Message  MJ des MJ le Mer 12 Jan - 12:07

CHAPITRE TROISIEME : Où l’on voit comment Halbarad & Yvighor tentèrent de ramener les reliques du héros Sigmar en Felxir.


Ayant donc été couronnés de succès contre les Peaux-Vertes, Halbarad & Yvighor se virent donner une mission de confiance plus périlleuse. Le Duc en personne les chargea de ramener les reliques de Sigmar, le grand héros, en Felxir. Sigmar, ainsi que chacun sait, fut un saint homme & un guerrier valeureux, qui prit une grande part dans les luttes passées contre le Chaos. La mémoire de ses exploits est présente dans l’esprit de tous, aussi est-il vénéré partout. Or il se trouvait que le monastère de Filork, qui conservait ses reliques, avait décidé de confier ce trésor sacré à un monastère-fille de Felxir. Mais c’était là un long & périlleux périple pour un tel objet de dévotion, telle que l’était la momie du saint Sigmar, qui suscitait tant de convoitises. Il fallait donc des hommes dévoués, courageux, discrets & habiles pour entreprendre un tel voyage. Les sieurs Halbarad & Yvighor, ainsi que leurs compagnons, étaient justement des personnes d’un tel caractère.

Le caporal Halbarad fut donc chargé par le Duc de mener cette expédition. Il partit en compagnie d’Yvighor, de Lirneth, d’Eliot et de Dorgon. Mais de terribles épreuves qu’ils ne soupçonnaient point leur étaient réservées. Ils parvinrent un soir à une auberge par une tempête épouvantable, & y trouvèrent un refuge hospitalier contre l’averse. Cependant, des choses terribles rodaient. Les hennissements affolés des chevaux attirèrent leur attention : ils sortirent juste à temps pour voir un ignoble mutant dans la cours de l’auberge & pourfendirent le monstre après un bref combat. Puis ils rentrèrent, angoissés & perplexes, pour prendre leur repas. La serveuse de l’auberge était une jeune fille fort avenante & point farouche. Elle faisait des avances à Yvighor, car elle trouvait l’elfe très beau. Le soir même, Halbarad & Yvighor partageaient sa couche. La demoiselle se leva au milieu de la nuit & sortit dans la forêt. Soupçonnant quelque méfait, Halbarad & Yvighor la suivirent. Ils parvinrent ainsi à une petite grotte où cette créature offrait des sacrifices maudits aux dieux du Chaos. Horrifiés, n’écoutant que leur courage, ils bondirent & occirent promptement la satanique jeune fille.
Le lendemain, les mercenaires reprirent leur route sous la pluie. Le passeur leur indiqua que la crue empêchait d’emprunter le bac. Ils durent donc se rabattre sur un pont plus en aval. Mais alors qu’ils traversaient, un zombi leur bondit dessus, cherchant à les mordre. Ils détruisirent le mort-vivant puis reprirent leur route. Halbarad et ses compagnons n’étaient point couards, mais ils s’inquiétaient justement des maléfices de cette région. En effet, arrivés dans un bourg à la tombée de la nuit, ils apprirent des nouvelles fort affligeantes au sujet du monastère de Filork. Le saint lieu n’était qu’à une demi-journée de là, & on leur conta comment une armée de créatures du Chaos l’avait envahi et ravagé. C’était une forte troupe de guerriers terrifiants, aux lourdes armures noires & aux armes puissantes, traînant des cadavres démembrés & arborant des ossements humains comme trophées. Ces créatures démoniaques avaient pillé le monastère, occis les moines, bouté le feu aux bâtiments & emporté les reliques de Sigmar le Guerrier & Thion le Sage, il y avait de cela quatre jours. Les bourgeois étaient épouvantés, comme on peut facilement le concevoir, car les populations s’effrayent aussitôt qu’elles constatent de tels troubles dans leur pays, surtout de l’ampleur & de la promiscuité de ceux qui advenaient à cette époque. Il circulait des rumeurs sur les faits étranges survenus dans la région & on parlait d’une invasion, ou d’une guerre contre les créatures du Chaos. La nuit même, trois habitants possédés saccagèrent les temples et y mirent le feu avant d’être arrêtés par l’action courageuse du caporal Halbarad & de ses hommes.

Le lendemain, ces héros s’engagèrent à la poursuite de la Horde du Chaos. Ces viles créatures laissaient derrière elles un chemin de mort & de destruction. Leur piste était facilement suivie par un rôdeur expérimenté tel qu’Halbarad & montait au nord-ouest vers les montagnes. Les mercenaires croisaient sur la route des pauvres gens qui fuyaient les serviteurs du Mal qu’eux poursuivaient. Ils apprirent de ces malheureux que l’armée d’Alxor était déjà en route pour châtier les guerriers maudits du Chaos. Le caporal Halbarad pressait sans cesse ses amis pour qu’ils se hâtent, car l’ennemi avait une grande avance sur eux. Ils parvinrent, poursuivant ainsi, à un village des montagnes où les habitants étaient comme enragés. Les villageois injuriaient les mercenaires & voulaient les mettre à mort. Il y eut une grande lutte, mais grâce à leur vaillance & aux pouvoirs d’Yvighor, ils échappèrent aux manants furieux. Enfin, ils atteignirent le lieu d’un grand carnage : le sol en était vermeil & les dépouilles des guerriers du Chaos étaient brûlées en tas, sinistre avertissement pour tout ennemi qui oserait s’aventurer jusqu’ici. Visiblement, les troupes du roi d’Alxor étaient responsables du massacre. Il n’y avait nulle trace des reliques. Mais cela n’était point assez pour décourager des âmes comme celles d’Halbarad & de ses compagnons, ils suivirent une piste qui descendait vers le Sud, conservant bon espoir de retrouver les reliques de Sigmar le Guerrier & Thion le Sage & de mener à bien leur mission.

Ils arrivèrent ainsi dans une ville d’importance. Mais leur surprise fut grande quand ils en eurent franchit les portes : en effet, nombres d’habitations étaient en ruines ! Se renseignant prestement, ils apprirent qu’un démon & ses serviteurs faisaient loi dans cette ville. Ce démon s’appelait Xatok, créature infernale invoquée par un groupe assez important de citoyens maudits, il régnait en maître sur la cité depuis peu. Il la dominait par sa puissance magique & par ses fidèles qui désormais étalaient au grand jour leurs méfaits. Ces scélérats avaient été nommés à tous les postes importants & contrôlaient la cité. Aussitôt qu’il sut cela, Halbarad voulu s’enfuir avec ses hommes de cette ville maudite, mais il se heurta de plein fouet à une barrière magique qui empêchait les citoyens de sortir. Il se remettait du choc quand arriva le démon. Haute de dix pieds, la créature maléfique crépitait de magie & des étincelles jaillissaient de son corps éthéré. Les mercenaires se battirent courageusement, mais la créature était plus puissante qu’eux. Ils voyaient déjà leur dernier souffle approcher, quand Lirneth s’élança. Prenant appui sur le mur d’une maison, elle fit un saut spectaculaire & trancha nette la tête du démon dans son élan. Tous retenaient leur souffle & observaient la guerrière rangeant son épée tandis que le cadavre de l’ignoble créature s’affaissait. Soudain, il monta une grande clameur de la ville : les habitants, libérés, prirent les armes & renversèrent les suppôts du Chaos. Il fut fait un grand carnage des ennemis du Bien ce jour là. Sans attendre même les remerciements qu’ils avaient amplement mérités, les cinq mercenaires se remirent aussitôt en route, à la poursuite des reliques.

Ils retrouvèrent la piste de l’armée du Roy, qui se dirigeait vers l’Ouest. En chemin, les autochtones leur donnaient d’inquiétantes nouvelles : des manifestations étranges se produisaient au passage de cette troupe. Une malédiction frappait en effet les soldats. Halbarad et ses hommes, redoutant une telle chose, se hâtaient comme ils le pouvaient mais l’armée avait beaucoup d’avance et progressait plus vite que de raison. En effet, les soldats d’Alxor, soumis à une puissante influence maléfique dont la proximité des reliques de suffisait pas à les soustraire, marchaient sans relâche jours & nuits. Les mercenaires ne pouvant tenir un tel rythme. Aussi, lorsqu’ils arrivèrent sur la côte, ce fut pour constater que les soldats avaient déjà pris la mer. La troupe faisait route vers les pays du sud avec les reliques. Dépités, le caporal Halbarad & ses hommes rentrèrent aussi vite qu’ils le purent à Shadim-la-Grande, pour informer le Duc de la fâcheuse nouvelle.


Ainsi, Halbarad & Yvighor échouèrent à ramener à Shadim les reliques sacrées de Sigmar le Guerrier & de Thion le Sage, comme il leur avait été demandé.

_________________
"La lutte elle-même vers les sommets suffit à remplir un cœur d'homme" Albert Camus
avatar
MJ des MJ
MJ des MJ
MJ des MJ

Messages : 1755
Age : 32

http://azurhyan.forumgratuit.org

Revenir en haut Aller en bas

Où l’on voit les aventures d’Halbarad & d’Yvighor en pays suderons, toujours en quête des reliques

Message  MJ des MJ le Mer 12 Jan - 12:09

CHAPITRE QUATRIEME : Où l’on voit les aventures d’Halbarad & d’Yvighor en pays suderons, toujours en quête des reliques


Etant donc revenus à Shadim, Halbarad & Yvighor, ainsi que leurs compagnons, contèrent leurs mésaventures au Duc et comment la troupe maudite leur avait échappé en appareillant pour l’Arabie. Or, il se trouvait qu’en ce temps là, le roi de Felxir était en guerre contre le Sultan Mossarec. Comme de juste, le Duc de Perney avait envoyé son armée soutenir son suzerain. Ses agents l’avaient informé de la présence des reliques au Sud, dans les montagnes de la côte ouest. Apprenant que cette information était aussi connue du sire Perneid, Roy d’Alxor, & craignant de voir le trésor sacré lui échapper à nouveau, le Duc fit appel au caporal Halbarad & à ses hommes pour qu’ils partissent immédiatement chercher les reliques. Cette mission était fort périlleuse, car elle se déroulait en plein territoire ennemi. Elle nécessitait en outre célérité, force, courage & discrétion. Mais ils n’en manquaient point, & tout heureux de pouvoir se racheter de leur échec précédent, Halbarad & ses compagnons acceptèrent avec zèle.
Les cinq mercenaires se préparèrent diligemment & embarquèrent bientôt pour l’Arabie. La traversée fut tranquille, & ils foulèrent bientôt le sol suderon. Leur tâche n’était pas aisée : ils devraient franchir les lignes ennemies, s’aventurer en territoire hostile & inconnu, vaincre la nature aride, retrouver les reliques & déjouer les manœuvres de leurs adversaires, quels qu’ils soient. Il leur faudrait ensuite ramener ces reliques en Felxir, dans le monastère à qui elles revenaient de droit. Le Duc, de son côté, leur avait promis d’envoyer un navire sur la côte ouest, sitôt qu’il le pourrait. Il avait pour cela convenu avec eux d’un signe auquel ils reconnaîtraient le navire ami.

Halbarad, Yvighor, Lirneth, Dorgon & Eliot entamèrent leur périple vers les montages du sud-ouest. Un jour, alors que le groupe était dans une ville ennemie, une jeune fille leur offrit l’hospitalité. Elle s’appelait Mudja & faisait du charme à Yvighor qui était (est-il besoin de le rappeler ?) un fort bel elfe. La jeune fille leur proposa des rafraîchissements, mais sitôt qu’ils eurent bu, ils furent saisis par le sommeil. En effet, la demoiselle était fourbe & menteuse, comme beaucoup de suderons, & elle était en réalité complice d’ignobles marchands d’esclaves.
Lorsqu’ils se réveillèrent, les cinq mercenaires étaient prisonniers des marchands d’esclaves & faisaient route vers une ville qu’ils ne connaissaient pas. Tout leur équipement leur avait été volé. Comme ils étaient tous de bons combattants, ils furent vendus tous ensembles à un homme qui dirigeait une école de gladiateurs. Bientôt, les cinq mercenaires firent leur première expérience de l’arène. Ils connurent de nombreuses épreuves & des combats très éprouvants, mais jamais ils ne firent passer leur salut avant celui du groupe tout entier. Souvent en effet, les esclaves devenus gladiateurs n’hésitent pas à occire leurs compagnons d’infortune & leurs propres amis pour sauver leur vie. Car dans ses situations, chacun préfère survivre à la place de son prochain, & les amis de la veille deviennent les adversaires de demain. Mais les cinq mercenaires, s’ils combattaient pour leur vie & devaient tuer pour survivre, n’hésitaient jamais à venir au secours de leurs compagnons & amis, au mépris des grands risques qu’eux-mêmes courraient. Ainsi, quand Yvighor ou Dorgon, qui étaient les moins bons bretteurs du groupe, étaient en danger, Halbarad, Lirneth ou Eliot venaient toujours au secours de leurs amis. En retour, Yvighor ne manquait jamais d’user de ses pouvoirs pour les aider & sa magie fut souvent très utile. Ainsi, ils combattaient jours après jour, dans des arènes & des épreuves différentes. Ils étaient souvent blessés & manquèrent de mourir plusieurs fois, mais jamais leur courage ou leur amitié ne faiblit. Ils devenaient de bons gladiateurs & durent combattre de diverses manières, dans des épreuves changeant suivant les villes & les goûts du public. Ils durent d’abord se battre à main nue, dans un pugilat en équipe. Puis ils combattirent des lions & d’autres bêtes sauvages, comme des taureaux furieux, armés seulement d’un bâton. Contre les fauves, la magie d’Yvighor leur sauvait la vie : destinés à être dévorés, ce furent eux qui vainquirent, car le magicien elfe lançait des jets d’eau sous pression assez puissants pour assommer ces bêtes sauvages. Ils durent livrer des duels difficiles avec des armes diverses, contre des adversaires expérimentés. Ils remportèrent la victoire sur quelques-uns des grands champions de l’arène. Ils devaient également parfois combattre par groupe de deux, enchaînés l’un à l’autre. Au cours d’un de ces combats, Halbarad sauva la vie de l’homme qui se battait avec lui. Cet homme était grand & de forte musculature, c’était un suderon à la peau très sombre, loyal & courageux. Il s’appelait Hakim. Cet homme considérait que la vie qui lui avait été laissée appartenait désormais à son sauveur, car il avait un très grand sens de l’honneur. Il jura donc une amitié éternelle à Halbarad & lui offrit de le servir en toute circonstance. Combattant donc ainsi, les cinq mercenaires devinrent rapidement des gladiateurs de prix. Triomphant de tous les dangers, ils étaient bien traités, soignés, logés & nourris avec luxe car les combats qu’ils livraient étaient très populaires. Mais ils n’aspiraient qu’à une chose : retrouver leur liberté, qui était pour eux le souverain bien. Aussi projetaient-ils de s’enfuir pour achever ensuite la mission que le Duc leur avait confiée.

Un jour, alors que les gladiateurs faisaient route vers une ville des montagnes du sud-ouest & qu’ils avaient établis leur campement en plein air, une bande de goules les attaqua de nuit. Les gardiens furent massacrés. Profitant de l’occasion, Halbarad & ses compagnons, suivis par Hakim, s’évadèrent. Ils prirent armes & vivres et s’en furent vers l’occident, dans l’espoir de retrouver les reliques & de mener à bien leur quête. Durant le voyage, ils furent assaillis dans le désert par une bande de pillards. C’était des bandits qui attaquaient les caravanes de marchand. Voyant dans le petit groupe une proie facile, ils lancèrent leurs chevaux en poussant leur cri de guerre. Bien loin d’être terrorisés, Halbarad & ses amis, dégainant leurs armes, se préparaient à vendre chèrement leur vie. Le combat fut rude, mais les mercenaires & Hakim avaient pour eux leur expérience des combats, & l’emportaient largement sur leurs adversaires en force & en vaillance. Cependant, Eliot n’eut pas de chance : un pillard qui le chargeait donna un bon coup de sabre ; il n’eut pas le temps de lever son bouclier & le coup puissant porté au grand galop l’atteignit en pleine tête, le décapitant net. Dorgon était inconsolable. Eliot était son meilleur ami & il venait de le perdre d’un coup, après tant d’années passées ensembles. Les mercenaires pleurèrent leur compagnon défunt & l’enterrèrent du mieux qu’ils purent dans ce désert. Puis, s’emparant des montures des bandits, reprirent leur route, le cœur gonflé de tristesse.

Alors qu’ils exploraient les montagnes en quête des reliques, un soir qu’ils avaient dressé un campement pour la nuit & cherchaient quelque animal ou plante pour se nourrir dans cette région aride, ils aperçurent par hasard un zombi entrer dans une grotte. Le mort-vivant portait la livrée des soldats d’Alxor. Entrant à sa suite, ils découvrirent alors un vaste complexe souterrain, creusé à même la montagne. Il s’agissait apparemment du repaire d’un puissant nécromancien. Explorant les lieux, ils trouvèrent finalement le sorcier occupé à exercer des rituels maudits sur les saintes reliques de Sigmar le Guerrier & Thion le sage. Le combat qui eut lieu fut terrible. Le nécromancien était très puissant & une armée de mort-vivant le servait dans cette demeure. Il invoquait des squelettes & lançait des sorts destructeurs. Halbarad & ses compagnons luttaient de toutes leurs forces. Ils tenaient les issues de la salle fermées, les barricadaient comme ils le pouvaient pour empêcher les dizaines de soldats mort-vivants de déferler dans la salle. Tandis qu’une bonne partie du groupe était attelée à cette tâche, les autres combattaient le puissant sorcier. Les mercenaires luttaient avec l’énergie du désespoir : déjà, Lirneth avait succombée à l’un des sorts du nécromancien, les squelettes & les zombis arrivaient en masse par la brèche dans les portes défoncées, & il n’était plus possible de les contenir. Mais enfin, alors que tout semblait perdu, ils parvinrent à occire le sorcier maudit & tous les morts-vivants, privés de sa magie, tombèrent inanimés.

Ils sortirent les reliques & le corps de leur amie de cet endroit maudit. Ils portèrent Lirneth à l’écart, loin de la grotte & du repaire des morts-vivants. Ils creusèrent comme ils purent une tombe dans le sol rocheux & couvrirent son corps de rochers, lui élevant ainsi un tertre funéraire. Leurs cœurs étaient lourds de chagrin & d’amertume. Les jours qui suivirent, ils descendirent le long de la côte ouest avec les reliques. Par chance, ils trouvèrent assez rapidement le navire, envoyé par le Duc, qui les attendaient. Ils n’eurent pas trop mauvaise traversée & rentrèrent sains & saufs à Shadim. Les reliques furent portées au monastère qui en avait légitimement hérité, elles furent purifiées & devinrent vite des objets populaires de dévotion, attirant de nombreux pèlerins. Quant à Halbarad & Yvighor, ainsi que leurs amis, ils furent bien récompensés pour leur exploit. Halbarad fut nommé lieutenant & ils goûtèrent un peu de repos à la caserne. Hakim s’engagea avec eux chez les mercenaires.


Ainsi, Halbarad & Yvighor, accomplissant cette mission périlleuse, devinrent gladiateurs, perdirent deux de leurs meilleurs amis, tuèrent le vil nécromancien, mettant fin à ses actions sacrilèges, & ramenèrent les reliques de Sigmar le Guerrier & Thion le Sage en Felxir, gagnant encore un peu plus la confiance du Duc.

_________________
"La lutte elle-même vers les sommets suffit à remplir un cœur d'homme" Albert Camus
avatar
MJ des MJ
MJ des MJ
MJ des MJ

Messages : 1755
Age : 32

http://azurhyan.forumgratuit.org

Revenir en haut Aller en bas

Où l’on voit les exploits d’Halbarad & d’Yvighor chez les Nains des Montagnes Blanches & comment ils sauvèrent la ville de Dol Guldur.

Message  MJ des MJ le Mer 12 Jan - 12:10

CHAPITRE CINQUIEME : Où l’on voit les exploits d’Halbarad & d’Yvighor chez les Nains des Montagnes Blanches & comment ils sauvèrent la ville de Dol Guldur.


Après un peu de repos pris à Shadim, Halbarad, Yvighor & Dorgon se virent donner une nouvelle mission. Le Duc, engagé dans la guerre contre l’Arabie, était désireux renouer des relations amicales avec les Nains des Montagnes Blanches, notamment avec le Prince Thorin. Il chargea donc les trois mercenaires d’escorter la mission diplomatique qu’il envoyait à ce seigneur. Les trois amis escortaient deux diplomates nommés Melkior & Olivier, & un éclaireur hafling nommé Bergil les assistait. Bergil était sympathique & expérimenté, il était en outre un bon éclaireur & un arbalétrier habile. Leur voyage jusqu’aux Montagnes Blanches se déroula sans problème. Ils arrivèrent ainsi dans la cité fortifiée de Barak Dûr. Mais ils y reçurent de bien fâcheuses nouvelles. En effet, la ville subissait depuis quelques temps les assauts répétés des Gobelins & les Nains étaient sans nouvelle du Prince Thorin de Dol Guldur depuis un moment. Aucun de ceux qui étaient partis voir de quoi il retournait n’étaient revenus. Les Nains conjecturaient les plus funestes hypothèses, sans pour autant croire que les Peaux-Vertes aient pris la ville de Dol Guldur car cela était en effet fort improbable. Halbarad & ses compagnons résolurent, en dépit du danger, de se rendre là-bas pour tâcher de rencontrer le Prince, ainsi qu’on leur avait mandé.

Laissant les deux diplomates à Barak Dûr, ils se mirent en route & parvinrent au village de Nabolûr après deux jours de marche. Le village était entièrement occupé par les Peaux-Vertes, mais ils devaient passer coûte que coûte. Yvighor usa de sa magie pour mettre en déroute les gobelins par une habile illusion, il utilisait également le sort Flash, qui lui permettait d’éblouir ses adversaires. Mais les Peaux-Vertes, malgré la lâcheté habituelle dont témoigne leur race, ne s’avouaient pas vaincus, & les meilleurs orques, autour de leur chef, leur défendaient toujours le passage. Il y eu un violent combat. La magie d’Yvighor fit merveille. La lame d’Halbarad tranchait les membres & répandait à terre les tripes de ces ignobles créatures. Les deux haflings n’étaient pas de reste : leurs arbalètes abattaient coup sur coup leurs adversaires & occirent même un énorme troll. Halbarad provoqua le chef orque en combat singulier, ainsi qu’à son habitude. En effet, Halbarad avait un grand sens de l’honneur qui le poussait à engager les ennemis puissants & prestigieux en duel. Il n’admettait point alors qu’on l’aidât mais triomphait toujours de son adversaire, tout puissant qu’il fût. Ainsi, Halbarad pourfendit le chef orque. Vainqueurs, ils purent poursuivre leur chemin jusqu’à Dol Guldur.

Arrivés à la ville, ils purent enfin apprendre ce qu’il s’y passait. Yvighor avait toujours la face voilée, car tout le monde sait que les Nains n’aiment pas les Elfes, il dissimulait donc son visage. Ils rencontrèrent un fier graveur de runes nain. On le nommait Barak le Graveur, il était valeureux & habile, il avait un grand sens de l’honneur, ainsi que l’ont les braves Nains, & savait faire de puissants objets magiques car il avait une grande connaissance des runes. Barak leur exposa toute la situation. La ville était contrôlée par un démon & le prince Thorin prisonnier en son palais. Des Troglodytes avaient envahis les mines, chassant les Gobelins qui étaient dans les profondeurs où les avaient relégués les Nains, puis les Nains avaient du fuir à leur tour. Ils étaient désormais prisonniers dans leur propre ville, tandis que les Peaux-Vertes s’étaient répandus sur les villages alentours. Ils étaient obligés de travailler pour le démon, qui leur réclamait toujours plus d’or. Mais les Nains n’entendaient pas se laisser dominer, ils voulaient chasser ce démon & combattre les Troglodytes. Toutefois, la puissance de la créature infernale était telle que nul ne pouvait en venir à bout. La seule solution consistait à descendre au plus profond des mines & à réparer ce qui avait été brisé. En effet, il y avait plusieurs siècle de cela, le démon, qui tourmentait les Nains, avait été enfermé au plus profond des mines grâce à une rune très puissante qui l’empêchait de ce manifester en ce monde. Malheureusement, cette rune avait été brisée accidentellement & le démon avait alors été libéré. Il fallait donc que quelqu’un descende au fond des mines pour assembler de nouveau les fragments de cette rune & enfermer le démon à jamais. Un groupe de Nains s’apprêtait justement à tenter l’aventure. Halbarad & ses compagnons se proposèrent d’en faire partie.
Ainsi, Halbarad, Yvighor, Dorgon & Bergil s’enfoncèrent dans les mines infestées de Troglodytes afin de sauver la ville de Dol Guldur. Le chemin était long & difficile. Les couloirs grouillaient de Troglodytes & les combats étaient fréquents et meurtriers. Halbarad maniait sa lame avec une dextérité meurtrière. Les deux haflings semaient la mort à coup d’arbalètes. Les Nains combattaient vaillamment, massacrant férocement les créatures qui leur résistaient. Mais le plus redoutable de tous était Yvighor. En effet, les Troglodytes sont des créatures souterraines, habitués à l’obscurité des cavernes. Ils ne supportent pas la lumière du jour. Certains disent que c’est parce qu’elle est trop pure & que leur âme est noire, mais la vraie raison en est que, ayant toujours vécu dans les ténèbres, leurs yeux ne peuvent endurer une lumière trop vive. Yvighor était donc particulièrement efficace contre eux, car son Flash les privaient de la vue pour un long moment & les éblouissait assez longtemps pour que ses compagnons puissent les défaire avant qu’ils n’en soient remis.

Malgré cela & tout leur courage, les combats étaient rudes car les Troglodytes étaient très nombreux, souvent armés & naturellement protégés par une peau épaisse. Certains maîtrisaient même une forme de magie : ils étaient grand & terribles, leurs doigts crépitaient d’énergie & leur œil unique lançait de redoutables traits de magie. Beaucoup de nains périrent, mais à mesure que l’expédition avançait, les mineurs se rebellaient & combattaient avec eux contre les créatures qui les asservissaient. La rébellion gagnait ainsi toutes les mines, & les Troglodytes étaient partout assaillis, en dépit de leur nombre, de leurs armes, de leur puissance. On voit très bien ici l’illustration véridique de ce vieux proverbe : « Dans les cœurs emplis de courage la flamme de la liberté brûle comme dans une lampe à huile. Malheur à qui veut les briser ! Car la flamme devient alors un incendie que nul ne peut arrêter ! »
Enfin, Halbarad & ses compagnons arrivèrent dans les lieux les plus sombres & les plus reculés des cavernes. Nul n’avait pu les suivre jusqu’ici car les épreuves franchies étaient trop rudes, même pour des nains volontaires & expérimentés. Ils combattirent & vainquirent seuls les Reines Troglodytes, créatures très puissantes, emplies de magie. Les Reines ont en effet une énergie magique considérable, à tel point qu’elles n’enfantent pas, comme le font les autres créatures, mais qu’elles créent par magie leurs enfants & sujets. Outre leur force magique redoutable, ce sont de vraies machines à tuer, entièrement caparaçonnées, disposant de quatre bras armées d’une griffe si grande qu’on dirait une faux, & avec lesquelles elles peuvent même déchiqueter un nain en armure. Enfin, & ce n’est pas le moins horrible, elles ont une large bouche ventrale, garnie de crocs & de ventouses, avec lesquelles elles peuvent engloutir d’un coup même un homme en arme. Mais face à de tels monstres, le courage des mercenaires ne faillit pas une seconde. Halbarad se portait sans cesse au combat, se risquait au corps à corps & frappait d’estoc & de taille les Reines Troglodytes, esquivant ou encaissant les coups comme il le pouvait. Yvighor, lui, employait sa magie & son pouvoir contre ceux de la créature. Tandis que les haflings décochaient des carreaux mortels à tour de rôle. Le petit groupe d’amis eut bientôt triomphé ainsi de tous ses ennemis & les Troglodytes furent vite orphelins de leurs reines.

Les mercenaires parvinrent donc au plus profond des cavernes jusqu’à une petite construction cubique, ornée de signes étranges. La plaque qui servait jadis de porte (pour autant qu’on puisse parler de porte) gisait à terre, cassée en trois. C’était elle qui portait la rune la plus puissante, celle capable d’enfermer le démon. Elle était brisée : en effet, un gros rocher s’était détaché de la voûte plusieurs jours auparavant & avait heurté la construction, l’endommageant au point de casser cette pierre. C’est pourquoi le démon avait été libéré. Il avait ensuite créé une armée de Troglodytes, avec laquelle il asservissait les Nains. Halbarad & ses compagnons remirent toutes les pierres en place, mais il manquait une impulsion magique suffisamment puissante pour faire fonctionner de nouveau l’immense pouvoir des runes. Alors Yvighor, concentrant toutes ses forces & usant du Pouvoir, libéra une telle quantité de magie que soudain, les runes se mirent à scintiller dans l’obscurité : leur pouvoir était de nouveau intact. Le démon disparu & avec lui la plupart des Troglodytes. Voilà comment l’elfe Yvighor sauva la cité de Dol Guldur de la créature infernale qui l’asservissait.

Halbarad, Yvighor, Dorgon & Bergil furent accueillis en héros par les Nains. Le Prince Thorin avait envers eux une grande gratitude & leur promis son amitié. Ce Prince était noble de naissance comme de cœur & il n’oubliait jamais ni un bienfait ni une offense, ainsi que le font les bons nains. Comme on le verra part la suite, il ne faillit jamais à sa promesse & soutint toujours Halbarad du mieux qu’il le put en toutes circonstances, car comme nous l’avons dit, il était d’une grande âme & nain de parole. Les mercenaires obtinrent facilement pour leur Duc les accords qu’il souhaitait & s’en retournèrent à Shadim couverts de gloire.


Ainsi, Halbarad & Yvighor délivrèrent par leur puissance & leur courage les nains de Dol Guldur & accomplirent leur mission en gagnant l’estime de tous.

_________________
"La lutte elle-même vers les sommets suffit à remplir un cœur d'homme" Albert Camus
avatar
MJ des MJ
MJ des MJ
MJ des MJ

Messages : 1755
Age : 32

http://azurhyan.forumgratuit.org

Revenir en haut Aller en bas

Où l’on voit comment Halbarad & d’Yvighor s’illustrèrent dans la guerre contre l’Arabie.

Message  MJ des MJ le Mer 12 Jan - 12:12

CHAPITRE SIXIEME : Où l’on voit comment Halbarad & d’Yvighor s’illustrèrent dans la guerre contre l’Arabie.


Oyant les exploits des quatre mercenaires, le Duc fut fortement impressionné par ces héros. On dit que, pensant que de tels hommes pouvaient lui être fort utiles à la guerre ou ailleurs, il résolu de se les attacher d’avantage par ses bienfaits, mais cela est médisance car le Duc n’était point homme à faire de si bas calculs de politicien, en outre il connaissait déjà leur absolue loyauté & était lui-même une âme magnanime, d’un naturel large & généreux. Bref, il récompensa encore les quatre mercenaires pour le succès de leur mission chez les Nains. Halbarad était visiblement né pour être un chef de guerre : il le nomma colonel. Aux autres, il attribua le titre de caporal. Puis il les envoya combattre en Arabie. Il comptait sur leur bravoure dans cette guerre pour prendre le contrôle d’une région aride. Elle était en plein désert, dominée par une grande ville nommée Al Mazad. Cette contrée aride était près de montagnes rocheuses riches en métaux divers & notamment des métaux précieux, aussi était-elle fort riche. De plus, c’était une des routes du désert (en effet le désert compte peu de route pour le traverser). C’est donc dans cette région d’importance stratégique que furent envoyés Halbarad & ses compagnons. Les quatre amis constituaient l’état-major & ils commandaient en tout trois cents hommes : quarante cavaliers, soixante archers, soixante lanciers & cent quarante soldats.

C’est avec ces forces que le colonel Halbarad s’enfonça dans le désert d’Arabie pour prendre la ville d’Al Mazad. Ils avançaient ainsi depuis plusieurs jours en plein territoire ennemi. La route était chaude & sèche : les soldats n’étaient pas accoutumés au sable & au soleil de ces contrées mais ils supportaient la fatigue sans faiblir. Ils prenaient facilement les villages adverses qui se dressaient sur leur route mais au fur & à mesure qu’ils avançaient dans le désert les habitants prenaient soin de boucher les puits ou de polluer l’eau : ainsi, les soldats ne pouvaient se désaltérer. Bientôt, les réserves d’eau de la troupe diminuèrent dangereusement & celle-ci risquait fortement de mourir de soif en plein désert. En effet dans ces régions les points d’eau sont rare & Halbarad ne connaissait absolument pas le territoire ennemi. Il n’osait pas quitter la route principale car on se perd facilement dans le désert, même pour un natif du pays, & on y périt sûrement. Le détachement parvint ainsi dans un village : il n’y avait presque plus d’eau, or la soif se faisait cruellement sentir dans ce pays de sable & de soleil, & Al Mazad était encore à quatre jour de marche. Ils pénétrèrent donc prudemment dans la bourgade mais elle était déserte, les habitants avaient fui avec leurs biens. Le puit était infesté de charognes pourrissantes. On fouilla le village & on amena au colonel Halbarad un vieillard, le seul qui n’avait pas fui à cause de son grand âge. Il leur révéla qu’à moins d’une lieue au sud-ouest du village se trouvait un puit magique : le puit aux ondins. Halbarad résolu d’y aller avec ses hommes.

Le puits magique se repérait facilement car il était seul entouré d’une végétation exotique & abondante dans ce pays désolé. Laissant les hommes se reposer de la fatigue & de la chaleur à l’ombre du feuillage, Halbarad & Yvighor s’approchèrent seuls du puits magique. Une voix venant du fond les interpella : s’ils voulaient de l’eau, il faudrait qu’ils jettent de l’or aux ondins. Ils lancèrent quelques pièces mais les ondins en réclamaient d’avantage. Halbarad, avec une grande sagacité, se dit que les ondins pourraient bien leur faire cracher tout leur or sans leur donner une goutte d’eau, amer, il s’en retourna auprès de ses soldats. Mais Yvighor voulait continuer à parlementer avec ces cupides créatures. Il leur dit qu’il était magicien & qu’il maîtrisait lui aussi la magie aquatique & pour leur prouver, il lança un puissant jet d’eau au fond du puits. Après les éclaboussements, un rire lui répondit & une collossale créature d’eau jaillit du puit. Elle empoigna l’elfe & la serrait contre elle, manquant de le noyer. Enfin, elle le projeta violemment jusqu’aux arbres & disparue dans le puits dans un éclat de rire. Yvighor était trempé & commotionné, il souffrait de plusieurs fractures des côtes & au bras, & sa bourse lui avait été volée. Voilà ce qui arrive quand on veut traiter avec des créatures aussi viles & vénales que les ondins, ces mauvais esprits de la mer, ces méchants démons de l’eau, ces naufrageurs mangeurs de chair humaine ! Yvighor se soigna efficacement car il était excellent médecin & ne fut que peu affecté de la perte de son or tant il est vrai que les elfes méprisent les richesses matérielles & leur préfèrent les trésors de l’esprit & de l’intelligence.
Mais l’armée manquait plus que jamais d’eau : le moral des troupes était au plus bas & leur lassitude était extrême après avoir vu le cruel tour que leur avaient joué les ondins. Yvighor proposa alors une solution : il remplit de grands récipients d’eau grâce à sa magie aquatique, usant d’une énorme quantité de pouvoir magique, & les hommes y vinrent remplir leurs outres. Après une débauche d’efforts & de concentration, Yvighor usa de ses pouvoirs jusqu’à ce qu’il ait abreuvé toute l’armée. Ainsi, grâce à ses talents de magicien, utilisant sa magie jusqu’à l’épuisement, Yvighor sauva toute l’armée d’une mort affreuse & certaine, pour sa plus grande gloire.

Grâce à Yvighor, l’armée put parvenir jusqu’à Al Mazad quatre jours plus tard. Ils dressèrent le camp devant les murailles. Halbarad réfléchissait au moyen de prendre la ville. Celle-ci avait une garnison peu nombreuse (à peine une centaine de gardes) mais d’épais remparts. De plus, une milice d’environ deux cent hommes avait été levée pour la protéger à l’approche des soldats du Duc & certains habitants ne manqueraient pas de prendre les armes pour défendre leur cité. Enfin, Halbarad ne disposait de peu de vivres & d’aucune machine de guerre alors qu’Al Mazad avait de quoi tenir un long siège. Aucune attaque n’avait de chance de réussir. Ils allaient désespérer de la situation quand la Fortune leur sourit à nouveau. Un suderon vint trouver le colonel Halbarad dans le plus grand secret. Il se présenta comme un ennemi du sultan & leur offrit de les aider à prendre la ville en échange de dix mille croissants. Halbarad feignit de se prêter à une action aussi basse & enjoignit le traître à passer à l’action sitôt qu’il le pourrait, lui promettant de lui offrir la somme exigée dès qu’il pourrait lui-même s’en emparer dans le coffre du sultan d’Al Mazad.

Deux jours plus tard, il y eu un incendie dans la ville : le traître avait mis le feu aux entrepôts de vivres. Aussitôt, Halbarad lança ses hommes à l’assaut. Les gardes ennemis avaient relâché leur vigilance à cause de l’incendie. Les soldats du Duc poussèrent hardiment & pénétrèrent bientôt dans la cité par une porte peu défendue que le suderon félon leur avait indiquée. Aussitôt qu’ils furent entrés, le colonel Halbarad fit courir ses hommes jusqu’au palais du sultan. L’ennemi était dans la plus grande confusion : le feu puis la rapidité de l’attaque le prirent complètement au dépourvu. La population prit peur : nul ne savait ce qu’il se passait, on disait que l’adversaire attaquait, qu’il était déjà dans la place, qu’il pillait la ville, que les gardes étaient défaits ou qu’au contraire ils repoussaient déjà l’assaut, que le sultan était tué ou bien qu’il résistait vaillamment, que l’incendie était maîtrisé, ou qu’il atteignait les maisons voisines, ou qu’il embrasait déjà des quartiers entiers et que la ville serait bientôt la proie des flammes. Bref, chacun y allait de ses hypothèses : rien n’était sûr mais les clameurs qui montaient de toutes parts faisaient redouter le pire. En fait, le colonel Halbarad était au palais avec sa troupe. Les gardes suderons étaient soudain assaillis à l’improviste par une nuée d’ennemis : ils furent rapidement débordés. Halbarad eut tôt fait de forcer la porte & bientôt les soldats du Duc se déversèrent dans le palais, pillant tout. Le colonel, accompagné d’Yvighor, rejoint bientôt le sultan lui-même. Celui-ci était un pleutre de faible caractère : entendant que les ennemis avaient pénétré dans la ville, il fuyait déjà, emportant ses richesses, avec ses fidèles serviteurs. Mais il était trop tard : Halbard & Yvighor le rattrapèrent dans la cour du palais. Les deux amis triomphèrent bientôt des huit gardes du corps après un combat acharné. Halbarad exécuta sur le champ le sultan, car il ne supportait pas les couards.
Le lâche suderon avait deux cassettes ouvragées, qu’il essayait d’emporter dans sa fuite. Halbarad s’en saisit & ouvrit la première cassette : aussitôt, un grand djinn vermeil en sortit : il avait six bras & était d’une grande force. Il attaqua le colonel, qui parvint à l’occire après une dure lutte. Aussitôt qu’Halbard eut transpercé son adversaire, deux djinns oranges apparurent, puis quatre djinns jaunes dès qu’ils les eut tué, puis huit djinns verts, puis seize djinns bleus, enfin trente-deux djinns violets. A chaque fois qu’ils les abattaient, les djinns étaient à chaque fois moins grand & moins puissants mais plus nombreux : le combat fut très éprouvant. Yvighor l’aida du mieux qu’il put dans cette lutte & son aide fut précieuse. Ils échappèrent ainsi à un grand péril par la force de leurs bras & de leurs pouvoirs magiques. Ainsi, on voit comment la soif de richesse peut perdre même les plus braves. La deuxième cassette contenait la fortune du sultan : sept mille croissants d’or qu’ils se partagèrent. Car on voit aussi que la bravoure est malgré tout souvent récompensée.

Le colonel Halbarad donna alors a ses hommes l’ordre d’occuper & de tenir ferme le palais en cas de contre-attaque ennemie. Lui-même prit un détachement de soldats & sortit avec Yvighor. Il criait aux suderons de se rendre, leur promettait sa clémence s’ils s’exécutaient promptement. Il leur dit qu’il tenait la ville, que toute résistance était inutile, & qu’il avait déjà investit le palais : pour preuve il exhibait la tête du sultan. Bientôt, les habitants épouvantés se rendirent & les gardes remirent leurs armes. Ainsi tomba la ville d’Al Mazad.
Peu de temps après, le traître vint voir Halbarad pour lui réclamer la récompense promise. Halbarad le traita avec le plus grand mépris & lui signifia qu’il n’aurait pas un sous, l’enjoignant à s’estimer satisfait d’être encore en vie. En effet, Halbarad détestait les traîtres. L’homme éclata alors dans une fureur extrême : il abreuva le colonel d’injures, le traitant de parjure, de traître à sa parole. Voyant qu’Halbarad ignorait ses menaces, le suderon partit en le maudissant.

Quatre semaines après ces évènements, la troupe du colonel Halbarad occupait toujours la ville d’Al Mazad quand celui-ci apprit qu’un détachement d’environ cinq cents soldats ennemis comptait passer par la grande route au sud de la cité. Aussitôt, l’audacieux colonel décida de livrer bataille. Il fit se préparer ses soldats & marcha au devant de l’ennemi. Il s’installa dans une zone rocheuse : de part & d’autre de la route il y avait une haute butte, parsemée de gros rochers. Il y a peu de routes dans le désert, & l’adversaire serait forcé de passé par l’endroit choisi. Il observa le terrain, décida avec ses amis de la tactique à suivre & plaça ses troupes. Lorsque les éclaireurs suderons se présentèrent, ils ne virent rien des dispositions adverses grâce à une puissante illusion du mage Yvighor. Dès que la colonne ennemie fut à l’endroit voulu, les hommes d’Halbarad précipitèrent sur elle de lourds troncs d’arbres enflammés, qui virent se fracasser sur les rangs ennemis, broyant les membres & provoquant la panique. Alors les caporaux Bergil & Dorgon donnèrent le signal aux archers, qui firent pleuvoir sur les suderons une pluie de flèches, eux-mêmes étant protégés des traits adverses par les rochers. La panique gagnait la troupe ennemie, pourtant deux fois plus nombreuse. Halbarad chargea à la tête de la cavalerie. Les guerriers s’élancèrent de toutes parts. La mêlée fut terrible. Il y eut une glorieuse bataille & les suderons furent défaits. Ainsi, par les manœuvres habiles du colonel Halbard, les puissants pouvoirs magiques d’Yvighor & le courage des soldats, les felxirois remportèrent en plein territoire suderon une victoire éclatante & assez peu coûteuse en hommes sur un ennemi deux fois plus nombreux.


Ainsi, Halbarad & Yvighor, grâce au talent de stratège de l’un & aux pouvoirs magiques de l’autre, s’illustrèrent dans la guerre contre l’Arabie en prenant le contrôle de la cité d’Al Mazad & par une belle victoire sur les forces ennemies. Ils remplirent parfaitement leur mission en occupant & dominant toute la région à moindre coût en vies humaines.

_________________
"La lutte elle-même vers les sommets suffit à remplir un cœur d'homme" Albert Camus
avatar
MJ des MJ
MJ des MJ
MJ des MJ

Messages : 1755
Age : 32

http://azurhyan.forumgratuit.org

Revenir en haut Aller en bas

Où l’on voit Halbarad empêcher son oncle de marcher sur l’Alxor, combattre les armées du Chaos pour la première fois & comment il fut lui-même dissuadé par les elfes de tenter un coup d’Etat

Message  MJ des MJ le Mer 12 Jan - 12:14

CHAPITRE SEPTIEME : Où l’on voit Halbarad empêcher son oncle de marcher sur l’Alxor, combattre les armées du Chaos pour la première fois & comment il fut lui-même dissuadé par les elfes de tenter un coup d’Etat.


Une dizaine de jours à peine après la victoire du colonel Halbarad contre les suderons, celui-ci reçu un message des elfes d’Hultíon l’enjoignant à revenir au plus vite car des évènements graves se déroulaient. Aussitôt, le colonel fit mander au Duc une permission pour lui & ses amis. Le Duc était fort satisfait de leurs exploits & la guerre prenait une heureuse tournure. La région d’Al Mazad était pacifiée & les services des quatre amis n’étaient pas absolument indispensables au pays. Du reste, le Duc était, ainsi qu’on l’a dit, d’une nature belle & généreuse, il était large & voulu récompenser ses fidèles serviteurs. Il leur octroya donc à tous un congé de deux mois pour régler leurs affaires. Aussitôt qu’ils surent la réponse, profitant de la généreuse permission, Halbarad, Yvighor, Dorgon & Bergil partirent pour la forêt d’Hultíon.
Ils firent un assez bon voyage hormis le fait qu’ils furent agressés par une petite bande de mutants du Chaos en maraude. Les répugnantes créatures attaquaient en effet les voyageurs & les détroussaient puis les dévoraient. Mais leurs exactions finirent avec leurs vies quand ils voulurent s’en prendre à des héros tels qu’Halbarad & ses compagnons.

Arrivés chez les elfes, ils reçurent bon accueil & furent conduit devant le roy, qui leur expliqua toute la situation. Le roy d’Hultíon était alors Aenaríon, il était sage & bon & chérissait Halbarad comme son propre fils. Il lui exposa tout : l’Alxor était en ce moment confronté à de nombreux raids du Chaos & avait fort à faire pour repousser ces pillards. Halbarad & ses amis n’étaient pas sans connaître cette situation car ils avaient pu éprouver les nombreuses influences maléfiques à l’œuvre en ce royaume lorsqu’ils étaient en quête des reliques. Depuis cette époque, les choses ne s’étaient pas améliorées & le roy Perneid guerroyait sans cesse pour préserver son pays. Or il se trouvait qu’un homme voulait profiter des troubles pour lever une armée de mercenaires & renverser le roy, car il estimait que le trône d’Alxor lui revenait de droit. Cet homme se nommait Argaï, c’était le propre oncle d’Halbarad. Comme son neveu, il avait survécu au massacre de la famille vingt-cinq ans auparavant & il en concevait un grand ressentiment contre les elfes, qu’il accusait d’avoir laissé à dessin les guerriers maléfiques tuer les rôdeurs d’Arnor. Il s’était exilé par la suite & avait conquis fortune & renommée dans le Territoire des Mercenaires. Il s’était avili & son cœur plein de haine & d’ambition le poussait à s’emparer de la couronne d’Alxor par la force. Il s’estimait en effet roy de ce pays par droit du sang, car l’Alxor avait succédé à l’Arnor, jadis gouverné par ses aïeux. Avec son armée de mercenaires, il marchait donc sur Heiterg, la capitale, laissant ses hommes piller les campagnes en cours de route. Aenaríon était un roy juste & sage, il voulait ramener Argaï à la raison & éviter un massacre. Pour cela, il avait besoin de l’aide d’Halbarad, qui était le seul à pouvoir raisonner son oncle.

Quatre jours plus tard, l’armée elfe rencontrait l’armée de mercenaires. Les troupes de chaque côté étaient prêtent à la bataille. Entre les deux armées, Argaï, Halbarad & Aenaríon parlementaient. Bientôt, la discussion s’envenima. Argaï saisi alors son poignard & l’enfonça dans la poitrine du roy elfe, celui-ci demanda dans un dernier souffle à Halbarad de préserver la paix. Déjà, les elfes bandaient leurs arcs. De tous côtés on tirait les épées, près à en découdre suite au terrible affront. Haldir & Aerthón se précipitèrent pour soutenir leur père. Alors Halbarad, pour éviter que la plaine ne se change en champ de bataille, lança d’une voix forte un défi à Argaï. Le duel s’engagea. Les combattants étaient égaux en force & en bravoure. Le même sang noble coulait dans leur veine & ils maîtrisaient tous deux le Pouvoir, ce qui en faisait déjà des guerriers d’exception. Mais ils avaient encore tous deux un esprit de commandant, une carrure de chef charismatique & une grande expérience des combats. Les deux armées suivaient le terrible duel des yeux, le souffle court. Enfin, Halbarad, qui avait pour lui le bras vengeur de la Justice, triompha de son oncle. Il s’adressa alors aux mercenaires & leur fit voir quel sort tragique les guettaient s’ils persistaient dans leurs actions & au contraire quel destin glorieux les attendait s’ils se joignaient à lui. Par son éloquence, Halbarad rallia plus d’un millier de mercenaires à sa cause.

Hélas, les soins portés au bon Aenaríon ne le sauvèrent pas du trépas. Il mourut sur cette plaine, entouré de son armée, dans les bras de ses fils. Les funérailles du bon roy Aenaríon furent grandioses & Haldir, l’aîné, monta sur le trône d’Hultíon. Halbarad avait un immense chagrin car il aimait le vieux roy comme un père. Yvighor portait également le deuil de son estimé souverain.

Haldir, une fois couronné, résolu d’engager son pays au côté de l’Alxor pour combattre les armées du Chaos. Halbarad prit le commandement des mercenaires qui avaient suivi son oncle pour lutter à ses côtés. Ainsi, l’Alxor, l’Hultíon & les troupes d’Halbarad repoussèrent les armées du Chaos. La guerre avait été longue & dure, car les créatures maléfiques pillaient plus qu’elles ne cherchaient à renverser le royaume. Mais enfin, grâce à l’aide des elfes, les humains furent rapidement victorieux. Halbarad, Yvighor, Dorgon & Bergil se distinguèrent par leur vaillance au combat. A la fin de la campagne, tous quatre avaient acquis un grand prestige auprès des mercenaires. Halbarad était un général respecté par ses hommes pour sa bravoure, sa vaillance & son sens de l’honneur.

Ayant donc une petite armée à sa disposition, le descendant d’Aragorn Premier estima qu’il était temps qu’il reprenne possession du royaume qui avait été ravi aux siens il y a si longtemps. Il fit donc marcher ses hommes sur la capitale de l’Alxor, pensant récupérer de droit un pays qu’il venait en plus d’aider à se défendre contre les hordes maléfiques. Haldir vint le trouver pour le dissuader de ce funeste projet. Il montra à Halbarad qu’il n’obtiendrait rien de plus qu’une guerre sanglante en agissant de la sorte. Les elfes ne soutiendraient pas un coup d’Etat qui n’aboutirait qu’à un combat entre humains. Le roy Perneid était légitimement roy d’Alxor, Halabarad ne pourrait imposer le retour des rôdeurs par la force. Il lui montra encore que c’était là le funeste projet d’Argaï & qu’Aenaríon était mort pour l’empêcher. Alors Halabard, sachant très bien qu’il ne pourrait vaincre sans le soutien des elfes, renonça, à contre-cœur. Il congédia son armée car il n’avait pas de quoi l’entretenir. Il rentra donc à Shadim avec ses compagnons, comme qu’il l’avait promis au Duc, le cœur plein d’amertume.
Entre-temps, le roy de Felxir avait vaincu en Arabie. La guerre avait donc heureusement finie pour le Duc de Perney & ses mercenaires. Ceux-ci retournèrent bientôt à leur caserne de Shadim où Halbarad, Yvighor, Dorgon & Bergil les rejoignirent rapidement.


Ainsi, Halbarad, après avoir tué son propre oncle & participé à la défaite des troupes du Chaos en Alxor, dut renoncer à s’emparer du trône par la force & retourna auprès du Duc avec ses amis.

_________________
"La lutte elle-même vers les sommets suffit à remplir un cœur d'homme" Albert Camus
avatar
MJ des MJ
MJ des MJ
MJ des MJ

Messages : 1755
Age : 32

http://azurhyan.forumgratuit.org

Revenir en haut Aller en bas

Où l’on voit Halbarad & ses amis participer à la guerre contre les Hommes-Bêtes en Comté et comment ils remportèrent la victoire sur ces créatures.

Message  MJ des MJ le Mer 12 Jan - 12:15

CHAPITRE HUITIEME : Où l’on voit Halbarad & ses amis participer à la guerre contre les Hommes-Bêtes en Comté et comment ils remportèrent la victoire sur ces créatures.


Environ trois mois après leur retour, le Duc convoqua une nouvelle fois le colonel Halbarad & les caporaux Yvighor, Dorgon & Bergil. La situation était en effet préoccupante en Comté. Les Hommes-Bêtes l’avaient envahie & mettait à sac le pays. Les haflings, pacifiques, n’étaient pas de taille à s’opposer à eux. Le Duc avait donc décidé de venir en aide aux semi-hommes & d’obtenir par ce geste des avantages commerciaux. Les ennemis n’étant pas très nombreux, il n’envoya donc qu’un petit millier d’hommes combattre les Hommes-Bêtes. Le général Athénor commandait cette expédition, assisté des colonels Hakim (il avait en effet le même nom que le suderon dévoué à Halbarad), Ardir & Halbarad. L’armée qui partit ce jour là comptait une centaine de cavaliers, deux cents archers, deux cents lanciers & quatre cents soldats. Chaque caporal commandait une centaine d’hommes. Bien sûr, les caporaux Yvighor, Dorgon & Bergil étaient présents, sous la direction du colonel Halbarad. Dorgon & Bergil se sentaient très concernés par cette mission car ils étaient tous deux haflings & ils avaient de la famille en Comté.

Lorsqu’ils parvinrent au pays des semi-hommes, ils furent le premier jour accueillis par des habitants sympathiques qui leur indiquèrent la direction des troupes ennemies. Le deuxième jour, on les avertit de l’approche d’une soixantaine de guerriers Hommes-Bêtes. Le général chargea le colonel Halbarad de les éliminer. Celui-ci s’en acquitta rapidement avec ses valeureux amis. Il tendit une embuscade aux créatures maléfiques & les extermina sans pitié. Le troisième jour, Dorgon fut rassuré sur le sort de sa famille, qu’il retrouva alors que l’armée passait par son village natal. Mais Bergil concevait les plus vives inquiétudes pour les siens car il avait appris que leur bourg avait été détruit. Il en devenait irritable & nerveux, lui d’ordinaire si joyeux & sympathique. Ainsi, on voit qu’un grand malheur peut changer les gens en mal & que la colère & le ressentiment guident ensuite leur âme jusqu’à ce que leurs amis les remettent dans le droit chemin. Il en était donc ainsi pour Bergil, de même qu’Halbarad avait failli commettre une action insensée & criminelle quelques jours après la mort de son père adoptif. Le quatrième jour, des haflings apprirent au général Athénor que les Hommes-Bêtes avaient leur campement non loin de celui des soldats du Duc & qu’ils attaqueraient probablement à l’aube.

L’état-major résolu alors d’attaquer les ennemis de nuit en profitant de l’obscurité pour prendre position autour du camp sans être vu. Mais ils ignoraient qu’il s’agissait en fait d’un piège, que des haflings corrompus par le mal, acquis aux dieux infernaux & mus par l’appât du gain, avaient imaginé de concert avec les Hommes-Bêtes. Le camp de ces créatures maléfiques était en effet presque vide, et toutes leurs forces reposaient dans les bois & collines alentours, afin de mieux surprendre les courageux mercenaires. Le général Athénor & les colonels ne se doutèrent pas un instant d’une telle perfidie. Et en effet, qui aurait pu soupçonner que les brutales créatures du Chaos aient échafaudé un plan si complexe & si fin grâce à la ruse maligne d’haflings félons, traîtres à leur pays ? Les felxirois postèrent donc leurs archers sur des hauteurs & encerclèrent le camp ennemi de trois bataillons de fantassins, un à chaque point cardinal, le dernier étant occupé par la cavalerie. Halbarad était en tête de cette cavalerie, il attendait devant la porte du camp pour pouvoir enfoncer les rangs ennemis au cas où ceux-ci tenteraient une sortie. Yvighor était parmi les lanciers. Quant à Dorgon & Bergil, ils dirigeaient les archers.

Lorsque l’assaut commença, une pluie de flèches s’abattit sur le camp Hommes-Bêtes. Les défenseurs étaient rapidement dépassés. Mais c’est alors que les créatures maléfiques surgirent pour prendre les bataillons à revers. La confusion était totale. L’ennemi arrivait d’où on ne l’attendait pas. Les soldats du Duc étaient surpris & terrifiés par ce revirement inattendu. De plus, les ténèbres profitaient aux adversaires car ces créatures maléfiques étaient habituées à l’obscurité. Malgré cela, chacun se comporta vaillamment & on fit face au danger. Une terrible bataille s’engagea dans le noir. Les sangliers géants enfonçaient les rangs felxirois. Les guerriers Hommes-Bêtes les suivaient, sortant des bois en ligne désordonnée & poussant de grands cris. Ils paraissaient bien plus nombreux & bien plus terrifiants qu’à l’ordinaire, mais les soldats du Duc trouvèrent le courage de résister. Les archers commandés par Dorgon & Bergil furent rapidement mis en déroute quand Minotaures & Wolfens leur tombèrent dessus avant de se précipiter dans la mêlée. De l’autre côté du campement, les chars de combats se précipitaient sur les lanciers humains tandis que le flot des créatures maléfiques se déversait des sombres collines. Yvighor ordonna à ses hommes de tenir bon, tandis que lui-même lançait un éblouissant Flash pour perturber les ennemis. Halbarad, voyant la manière dont tournait les choses, lança la cavalerie sur le flanc droit, au secours d’Yvighor. Le combat était terrible. Voulant priver l’adversaire de ses chefs, Halbarad cherchait le commandant de l’armée ennemie pour le mettre à mort. Ce qu’il fit après un duel mémorable, en plein cœur des lignes ennemies. Il témoigna dans cette bataille d’une bravoure exceptionnelle & on m’a rapporté tant de hauts faits au cours de ce combat que je suis d’avis de croire qu’il s’agit d’affabulations d’esprits échauffés par cette bataille dans les ténèbres. Un au moins est véridique, le voici : Yvighor se battait bravement au milieu des felxirois, son courage était exemplaire & sa magie redoutable, mais enfin, il était épuisé par la lutte. Or voici qu’un chaman de l’armée ennemie, décelant sa faiblesse, l’attaqua. L’elfe se défendit & le duel avec l’homme-bête fut terrible. Tous deux étaient épuisés & blessés, mais le chaman culbuta le magicien & abattit sa hache. Vilya, répondant aux appels de son serviteur, le sauva du coup mortel. L’homme-bête invoqua ses dieux à son tour : cette fois, plus d’intervention divine. Yvighor, à terre, tenta une attaque désespérée : l’autre esquiva & brandit de nouveau son arme ; cette fois, plus de recours pour l’elfe qui appela alors désespérément Halbarad. Celui-ci, par chance, n’était pas loin, aussitôt qu’il vit son meilleur ami en danger, il s’élança. La hache s’abattit, mais la lame du rôdeur l’avait déviée à temps, Yvighor en réchappa de peu. Halbarad décapita alors le chaman d’un formidable revers. Les deux amis combattirent ensuite côte à côte jusqu’à l’épuisement. Puis, retrouvant leurs chevaux au milieu des cadavres sanglants & des pugilats, ils quittèrent les lieux rapidement pour rejoindre le camp felxirois.

Au campement se trouvaient tous les soldats qui avaient réchappés à la terrible défaite. Devant les troupes rassemblées, Halbarad, dont tout le monde avait pu apprécier la bravoure, s’en prit alors vertement au général, qu’il ne portait déjà pas dans son cœur. Il l’accusa d’être responsable de la défaite, le taxa d’incompétence & de lâcheté, en termes tels que l’autre ne put que l’attaquer en duel. Halbarad décapita alors le général Athénor après un bref combat & se fit reconnaître général par les hommes. Il lança par la suite une contre-attaque victorieuse contre les Hommes-Bêtes qui avaient aussi subi de lourdes pertes durant la nuit.
Ayant exterminé l’ennemi après un combat meurtrier, l’armée du Duc marchait résolument sur le hameau de Moren, où se tenait l’état major des Hommes-Bêtes. En chemin, Bergil apprit que sa famille avait été entièrement massacrée quelques jours auparavant. Il entra alors dans une sombre mélancolie & son humeur était exécrable. Halbarad voulu lui parler mais il le repoussa violemment. Par la suite il s’excusa de sa conduite auprès du rôdeur mais celui-ci était parfois plus rancunier qu’un nain. Halbarad ne pardonna jamais vraiment à Bergil son mouvement d’humeur. L’armée investit bientôt le hameau de Moren. Tandis qu’on combattait de toutes parts & que l’ennemi était débordé, Halbarad, Yvighor, Dorgon & Bergil s’attaquaient aux chefs, montrant ainsi l’exemple par leur courage. Après un rude combat où les aptitudes guerrières de chacun furent mises à profit, ils triomphèrent de tout l’état major ennemi & des mauvais haflings, passés du côté des Hommes-Bêtes. Ils découvrirent alors une vieille chapelle dans la cave d’une habitation. Celle-ci était ornée d’une statue d’un dieu maléfique & datait probablement du temps reculé où les Hommes-Bêtes régnaient sur la Comté. Cette chapelle contenait de nombreux tonneaux d’herbes chamaniques. Ces plantes maléfiques, que les chamans mâchent pour entrer en transe & que certains semi-hommes avaient pris pour de l’herbe à pipe, entraînaient quiconque en consommait vers le mal & le rendait rapidement dépendant de ces herbes néfastes. Halbarad ramassa une poignée de ces plantes & ils boutèrent le feu à la cave. L’armée felxiroise victorieuse se retira, abandonnant derrière elle aux flammes ardentes le hameau qui avait servi de repère à l’ennemi maléfique.
Halbarad & ses amis obtinrent pour le Duc les accords commerciaux souhaités. Ils rentrèrent à Felxir à la tête d’une armée très amoindrie, meurtrie, mais victorieuse. Le Duc, mis au courant de tout ce qui s’était passé, les récompensa pour leur courage avec sa largesse habituelle. Il nomma Halbarad général à la place d’Athénor, que le rôdeur avait tué. Il fit Yvighor, Dorgon & Bergil colonels en paiement de leur bravoure. Tous quatre avait un immense crédit sur les soldats à cause de leurs actions durant cette campagne.


Ainsi, Halbarad devint général & Yvighor colonel après une difficile campagne en Comté contre les Hommes-Bêtes qui la pillaient, acquérant ainsi encore plus de renommée auprès des mercenaires.

_________________
"La lutte elle-même vers les sommets suffit à remplir un cœur d'homme" Albert Camus
avatar
MJ des MJ
MJ des MJ
MJ des MJ

Messages : 1755
Age : 32

http://azurhyan.forumgratuit.org

Revenir en haut Aller en bas

Où l’on voit Halbarad & ses amis arriver pour la première fois à Torgar & les actions qu’ils accomplirent là-bas.

Message  MJ des MJ le Mer 12 Jan - 12:18

CHAPITRE NEUVIEME : Où l’on voit Halbarad & ses amis arriver pour la première fois à Torgar & les actions qu’ils accomplirent là-bas.

Quatorze mois après la campagne en Comté, l’engagement d’Halbarad & d’Yvighor chez les mercenaires du Duc touchait à sa fin. Glorfindel leur proposa alors de venir avec lui à Torgar. Glorfindel était un mercenaire expérimenté, fidèle & vaillant. Il servait depuis de nombreuses années déjà le Duc. Halbarad avait pu apprécier sa bravoure & ses qualités au cours de toutes les batailles qu’il avait pu mener. Hakim, l’ancien gladiateur, avait lui aussi fait montre de son courage & de ses talents de combattants lors des guerres qu’Halbarad avait eues à livrer. Tous deux de caractère fidèle & brave, Hakim & Glorfindel n’avaient pas tardé à devenir les meilleurs amis du monde. Halbarad & Yvighor savaient qu’ils pourraient toujours compter sur de tels compagnons. Justement, ceux-ci leur proposaient de les accompagner à Torgar. Torgar était la plus grande ville du Territoire des Mercenaires. Un lieu où se faisaient & défaisaient fortunes & réputations, où le crime & le vice étaient omniprésent, où on pouvait facilement acquérir gloire, honneur, richesse & pouvoir, & plus facilement encore misère, mort, esclavage. Un lieu où se rassemblait tous les guerriers vénaux, les magiciens ambitieux, les parias & les criminels. Un lieu où on trouvait également de nobles aventuriers en quête de fortune & de gloire. Un lieu où toutes les races cohabitaient sans discrimination. Un lieu où n’importe qui pouvait lever une armée de mercenaires. Un lieu dominé par les seigneurs de la guerre. Ils régnaient en maîtres mais devaient sans cesse comploter, magouiller, attaquer, piller, négocier, empoisonner, conquérir, flatter, tuer, pour rester au sommet. Les loups se dévoraient entre eux, c’était en permanence une lutte d’influence entre seigneurs, qui cherchaient à dominer toujours plus, économiquement, financièrement ou militairement. Même eux (en fait surtout eux) n’étaient pas à l’abri d’un coup de force qui leur ravirait leurs biens, leur pouvoir & leur vie.

Torgar était un lieu très connu, qui en avait fait rêver, élever, ou tomber, plus d’un. C’est là bas que partirent Halbarad, Yvighor, Dorgon, Bergil, Hakim & Glorfindel a la fin de leur engagement. Le voyage fut paisible. Ils passèrent par Dol Guldur saluer le Prince Thorín, ils y reçurent un très bon accueil & on leur offrit des provisions pour la route. Ils arrivèrent à temps à Torgar pour participer au grand tournoi annuel. C’était un spectacle très populaire, une arène proposant des duels. Les combats n’étaient pas des luttes à mort mais jusqu’à la perte de conscience ou l’abandon. Cette arène permettait aux meilleurs guerriers de trouver rapidement un emploi & aux seigneurs de guerre qui l’organisait de s’attacher les meilleurs combattants. De plus ce jeu violent amusait le peuple & attirait une grande foule, avide de combat & de sang. En effet dans ses contrées sauvages où les individus sont livrés à eux-mêmes & à la merci des plus puissant qu’eux, sans lois fermes & Etat respectable pour les faire admettre, la violence fait partie du quotidien & le peuple s’en amuse plus qu’il ne la craint, comme c’est le cas dans les contrées civilisées. Pour tout cela donc, les combats gratuits entre hommes sont très prisés dans les Territoires des Mercenaires & encore plus dans les pays suderons où la population est par nature cruelle. Ce tournoi annuel était un grand évènement, et des commerçants en tout genre affluaient alors vers Torgar, contribuant à la prospérité de la ville.

Halbarad & ses amis, désireux de se faire rapidement un nom dans cette contrée, participèrent alors au tournoi. Ils se comportèrent tous bravement & obtinrent des places très honorables. Ils eurent à combattre des ennemis divers : humains, nains, haflings & même ogres ! Halbarad fut d’ailleurs éliminé pour avoir tué l’ogre qu’il devait affronter. Dépité par son élimination, Halbarad attendit l’issu du tournoi pour défier le vainqueur (un semi-ogre), il l’occit après un duel haletant & s’empara de son trophée devant la foule rassemblée. Cet exploit le fit rapidement connaître.

Un puissant magicien du nom de Nabuchos commença alors à s’intéresser à eux. Il était juste, sage, & rusé.

Fin du texte illisible

_________________
"La lutte elle-même vers les sommets suffit à remplir un cœur d'homme" Albert Camus
avatar
MJ des MJ
MJ des MJ
MJ des MJ

Messages : 1755
Age : 32

http://azurhyan.forumgratuit.org

Revenir en haut Aller en bas

Re: Historique Halbarad

Message  Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum