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Message  Nagosil le Mer 29 Aoû - 21:19

La crise d'Eppide : Battue sur Batrakoï



10ème tonte (1er avril) : Le temps était pluvieux. Nos quatre héros décidèrent de s’accompagner de 8 fantassins lourds (Albert, Bertrand, Clément, Gaston, Grégoire, Louis, Paul et Théodore). Squirrel ouvrit un passage à travers le monde des esprits et ils arrivèrent là où ils étaient partis la veille. Squirrel lança ensuite un sort à l’ensemble du groupe qui améliora notablement leurs capacités à nager et à tenir en apnée, ceci afin de pouvoir se déplacer sans problème dans les zones les plus humides et profondes des marécages.

Arnolphe et Lambert se mirent alors à pister les empreintes de batrakoïs jusqu’à leur village. Avant de s’y engager, Squirrel usa de sa magie pour amplifier la force et l’endurance de tous les membres du groupe. Elle venait à peine de finir lorsqu’un petit groupe de batrakoïs, chevauchant des crapauds géants, les chargea.

Les batrakoïs passèrent au milieu des humains en frappant ceux qu’ils pouvaient puis s’éloignèrent en bondissant pour reprendre de l’élan. Les premiers coups furent bloqués sans dommage et les fantassins prirent position autour des archers et de la druidesse pour les protéger. Arnolphe et Lambert tirèrent des flèches à la volée, faisant 2 morts et blessant les autres. Il n’y eut pas de deuxième charge. Les batrakoïs n’insistèrent pas et se replièrent vers leur village.

Les héros et les fantassins s’avancèrent vers le village batrakoï. Les hommes-grenouilles avaient organisé leur défense : une ligne de guerriers, armés de lances et de frondes, était postée à l’avant tandis que des chevaucheurs de crapaud géant encerclaient les humains.

Le combat s’engagea. Les pierres des frondeurs et les flèches des archers se croisèrent dans les airs, et retombèrent sans faire de mal. Les crapauds géants utilisaient leurs longues langues collantes et gluantes pour attraper des guerriers. Clément, Louis et Bertrand se firent ainsi piéger. Squirrel incanta et les fantassins furent emplis d’une vigueur nouvelle. Niscarvin couru à la rescousse de Clément et perfora le crapaud qui l’immobilisait.

Le chef des batrakoïs fit alors son apparition : posé sur un palanquin porté par 4 batrakoïs costauds, un gros homme-grenouille visiblement trop ventripotent pour pouvoir se mouvoir par lui-même, maitrisant le pouvoir, se mit à incanter. Un rempart de terre de 40 m de long, avec chemin de ronde et créneaux, apparu sous les frondeurs batrakoïs. Lambert et Arnolphe visaient les crapauds géants et après la mort de 6 d’entre eux, les autres se replièrent. Les nombreuses pierres lancées à la fronde blessèrent Albert et Théodore.

Niscarvin courut vers le mur de terre. Squirrel invoqua un esprit écureuil qui enveloppa Niscarvin, lui permettant de l’escalader en un éclair. Dans le même temps, le chef batrakoï usa de ses pouvoirs shamaniques et changea le sol sous le groupe d’humains en bourbier. Louis se fit blesser par une pierre, tandis que les flèches d’Arnolphe et de Lambert rebondissaient sur le rempart. Heureusement Niscarvin avait moins de mal à blesser, voire à tuer les batrakoïs du rempart. Le shaman le prit alors pour cible et se mit à lui lancer des boules de boue générées par magie.

L’archer et le rôdeur escaladèrent à leur tour le rempart, aidés par la magie de Squirrel, pendant que Niscarvin continuait d’y massacrer les batrakoïs. Arnolphe et Lambert sortirent alors leurs armes de corps à corps et engagèrent le combat contre les hommes-grenouilles, laissant au baladin la possibilité de sauter à terre et de courir affronter le shaman au corps à corps. Celui-ci invoqua une créature boueuse qui fut aussitôt tuée d’un coup de rapière. Dans sa lancée sanglante, Niscarvin transperça également les porteurs du palanquin ainsi que le chef batrakoï qui dut puiser dans son Pouvoir pour survivre. Malgré sa masse imposante, le shaman batrakoï pouvait se battre. Le sol instable et les cadavres de batrakoï génèrent Niscarvin à plusieurs reprises dans ses assauts. Le shaman se battait en invoquant des boules de boue qui visaient à la fois Niscarvin, Arnolphe et Lambert. Ceux-ci ferraillaient vaillamment sur le rempart et le nombre d’ennemis diminuait inlassablement, tant et si bien qu’il n’y en eu plus un seul debout.

De l’autre côté du mur, les soldats se défendaient contre les crapauds géants. Ils devaient aussi se défendre contre les pierres que les frondeurs continuaient de faire pleuvoir sur eux, mais celles-ci n’étaient pas très inquiétantes. De temps en temps, un crapaud parvenait à attraper un soldat, mais celui-ci était aussitôt secouru par ses camarades. Les crapauds prenaient ainsi régulièrement des blessures sans parvenir à faire de véritables dégâts aux soldats.

Jugeant la situation désespérée, le shaman batrakoï fit disparaitre le rempart (faisant choir Arnolphe et Lambert) pour pouvoir faire apparaitre un mur autour de lui, lui permettant de s’enfuir à travers le monde des esprits sans que ni Niscarvin ni personne d’autre ne puisse l’en empêcher ou le poursuivre. Voyant leur chef quitter la bataille, les batrakoïs restants s’enfuirent en se dispersant.

En examinant les cadavres des hommes-grenouilles, Squirrel découvrit des objets magiques. Mais cette magie lui semblait très étrange, probablement propre aux batrakoïs, peut-être liée à leurs dieux impies. Le groupe décida donc de les détruire, puis retourna au camp grâce à la téléportation de la druidesse. La mission était accomplie, les batrakoïs ne viendraient plus chercher querelle aux humains avant un bon moment. Niscarvin s’occupa des blessures et tous firent nettoyer et entretenir leurs équipements par les forgerons de l’armée.

Durant le reste de la journée, ainsi que le lendemain, l’archer et le baladin s’entrainèrent, échangèrent sur leurs expériences, leurs craintes, leurs doutes, leurs succès, … et se reposèrent en prévision de l’assaut de la ville.


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Message  Nagosil le Mer 29 Aoû - 21:20

La crise d'Eppide : Deuxième assaut


12ème tonte (3 avril) : Le temps était clair et dégagé. Le duc donna le signal et ses troupes s’élancèrent à l’assaut de la ville, avec leurs échelles, leurs grappins, leurs béliers, et leurs parchemins de tunnel. Des tirs de canon en provenance du château tentaient de ralentir leur avancée, mais les mages du duc firent un mur de vent pour s’en protéger. La flotte ducale canonnait également la ville depuis la mer.

Arnolphe et Niscarvin reçurent des sortilèges qui leur permettaient de voler. Ils repérèrent un mage ennemi, détenteur du Pouvoir, planqué dans une échauguette. Mais ils furent rapidement pris pour cibles par des tireurs ennemis. Ils furent obligés de se déplacer en esquivant activement les tirs. Par chance, un boulet de canon dévié par le mur de vent vint s’écraser sur l’échauguette. Le mage de glace qui était dedans fit un mur magique pour remplacer la tourelle en ruine. Plaqués contre la paroi pour éviter les traits des défenseurs, Arnolphe et Niscarvin parvinrent jusqu’au mage. Les meurtrières du mur de glace n’offraient pas un angle de tir suffisant et Arnolphe ne parvenait pas à ajuster ses flèches. Niscarvin tentait de lancer des grenades par cette ouverture mais le magicien était protégé par une armure de glace et avait le temps de les voir venir. Le jeteur de sort tentait de riposter avec des sorts de grenade de glace mais celle-ci manquaient de puissance pour inquiéter Arnolphe et Niscarvin. Pendant un bon moment il ne se passa rien ainsi. Quand il fut à court de grenades, Niscarvin alla chercher une épée pour taper contre le mur mais celui-ci était trop dur à abattre.

Arnolphe et Niscarvin durent retourner voir le mage de vent du duc pour qu’il leur refasse un sort de vol. Pendant ce temps, le mage lançait des grenades de glace sur les hommes qui montaient à l’assaut des murailles. L’archer et le baladin retournèrent affronter le mage de glace. Le combat était laborieux mais Arnolphe parvenait de temps en temps à planter une flèche dans la peau du sorcier à travers la meurtrière. Après avoir survécu plusieurs fois grâce au pouvoir, il se retrouva ainsi gravement blessé. Il défit alors son mur de glace pour en faire un autre en forme de paravent et héla des soldats pour qu’ils l’aident à s’échapper. Niscarvin en profita pour contourner le mur, tuer les gardes qui lui barraient le passage et acheva le mage d’un coup d’estoc bien placé.

Le reste de la bataille se déroulait selon le plan. Les hommes du duc prenaient peu à peu position. L’archer et le baladin allèrent les aider. Arnolphe tirait sur les arquebusiers ennemis, tandis que Niscarvin abattait les défendeurs sur le rempart. Après avoir occis ainsi une vingtaine d’ennemis, blessé par des tirs d’arquebuse et à court de Pouvoir, il se replia. Il se soigna et resta à l’arrière pour officier comme chirurgien et sauver des blessés. Arnolphe abattit également une vingtaine d’ennemis avant de se replier à court de Pouvoir. Il resta parmi les archers du duc pour continuer le combat en étant moins exposé.

La bataille se termina par une victoire pour l’armée ducale. La ville fut mise à sac et les habitants furent massacrés sans pitié. Arnolphe et Niscarvin ne participèrent pas au pillage, ne trouvant pas cela à leur goût.


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Message  Nagosil le Mer 29 Aoû - 21:24


Le mariage de Pertagne : Détour chez les craboms


13ème tonte (4 avril) : Le duc et son état-major dressèrent un bilan de l’attaque de la veille : ils avaient 300 blessés et une centaine de morts mais la ville était prise. Les chefs ennemis s’étaient réfugiés dans le château avec leurs meilleurs hommes. Le duc allait mettre le siège pour les en déloger et il permit à Arnolphe et Niscarvin de prendre congé afin d’aller assister au mariage de leur amie Fleur de Lasus, future baronne de Pertagne.

Dans la journée, sept cent cinquante hommes envoyés par le comte d’Enro (environ la moitié de ses effectifs) vinrent grossirent les rangs de l’armée ducale. Cependant leur seigneur n’était pas avec eux, il avait fait un détour par Pertagne pour s’enquérir de la santé déclinante de son fidèle baron.

Niscarvin chercha dans la ville pillée de la morphée afin d’en avoir en réserve. N’en trouvant pas, il se résolut à en prendre à l’infirmerie de l’armée en dédommageant l’intendant-chirurgien qui gérait les stocks. Pendant ce temps, Arnolphe se renseignait sur des armures efficaces mais non-métalliques car il avait pour ambition d’apprendre, grâce au Pouvoir, à faire de la magie shamanique. On l’informa que des carapaces de certains animaux monstrueux, à l’instar des crabes géants qu’on peut trouver non loin d’Eppide, pouvaient avantageusement remplacer le métal.

Bien décidé à partir à la chasse au crabe géant, Arnolphe et Niscarvin chargèrent Korritil (qui accompagnait l’armée ducale) de passer des commandes d’objets magiques pour eux, qu’ils pourraient récupérer en passant à Neuhor avant de rejoindre Pertagne.

14ème tonte (5 avril) : Le baladin et l’archer demandèrent à Lambert et Squirrel d’intercéder pour eux auprès du duc afin que leurs actions reçoivent salaire. Le duc consentit à leur attribuer 5000 PO chacun. Ils se renseignèrent ensuite auprès de personnes connaissant la région à propos des crabes géant : ils apprirent qu’à environ 80 km d’Eppide se trouve une tribu de Craboms (hommes-crabes) et une zone où vivent des crabes géants.

Arnolphe et Niscarvin entreprirent alors de préparer leur voyage. Ils trouvèrent dans la ville pillée des bocaux (pour récolter des ingrédients magiques), des cordes, des ballots, ainsi que des provisions en suffisance. Ils profitèrent d’avoir un peu de temps libre pour relativiser leurs traumatismes d’avoir été tués (et d’en être revenus grâce au Pouvoir).

15ème tonte (6 avril) : L’archer et le baladin partir de bon matin sur leur monture en direction de la tribu des Craboms, sur la côte. Le temps était dégagé et le voyage s’annonçait bien. Au détour du sentier, Arnolphe aperçut deux étranges plantes, qui semblaient avoir un corps humanoïde. Après les avoir examinés, Niscarvin déclara qu’il s’agissait d’orchidées-fées, des plantes magiques très rare pouvant valoir dans les 10 000 PO !

Dans la soirée, ils s’arrêtèrent au Camp-des-Fées, une ville d’environ dix mille habitants, et dormirent à l’auberge. Ils en profitèrent pour se renseigner plus précisément à propos des Craboms et des crabes géants. Ils apprirent que les Craboms ne sont pas mauvais et qu’ils sont régulièrement amenés à faire du commerce (par troc) avec les humains. Ils n’ont aucun scrupule à tuer des crabes géants qu’ils considèrent également comme des monstres. Leur shaman connaitrait des sortilèges permettant aux humains de respirer sous l’eau.

16ème tonte (7 avril) : Voyageant à pied sous un beau ciel de printemps, Arnolphe et Niscarvin se rendirent chez les Craboms. En se dirigeant vers la falaise, ils entrèrent dans le territoire des hommes-crabes et ceux-ci firent irruption. Ils étaient de taille humaine mais avaient un large bassin avec 4 pattes arrière à 3 segments. De leur large torse sortaient deux petits bras-pattes munis de trois doigts et deux grands bras-pinces. Ils avaient une tête avec deux yeux mobiles au sommet de 2 petites antennes souples et des mandibules. Leur corps était entièrement protégé par un exosquelette solide, leur dos en particulier était couvert d’une carapace très résistante. Déconcerté par leur apparence, le baladin les crus agressifs et sortit ses armes. L’archer tempéra son ami et discuta avec les craboms qui les accueillaient. Ceux-ci guidèrent alors nos deux héros jusqu’à leur village pour y rencontrer leur shaman. Leur village était constitué d’habitation troglodytes installées à flanc de falaise. Le shaman crabom vint à la rencontre des deux humains. Ils négocièrent et le shaman accepta de permettre aux humains de respirer sous l’eau grâce à sa magie et de les accompagner jusqu’à la zone où vivent les crabes géants à condition qu’ils en chassent également pour le compte des craboms.

Arnolphe, Niscarvin et le shaman étaient accompagnés par deux gardes craboms et trois crabes-de-somme (des crabes géants de 2 mètres, apprivoisés par les craboms). Le shaman invoqua ses esprits et les jambes de l’archer et du baladin se transformèrent en 4 pattes de crabes, ils développèrent également des branchies. Ils purent alors s’aventurer sous la mer. Le sieur Grosjean repérait les dangers de ce milieu sauvage et inconnu des hommes. Mais tandis qu’ils traversaient une « forêt » d’algues géantes de plus 4 mètres de long, au premier abord inoffensives, celles-ci se mirent à bouger. Les craboms qui marchaient derrière, ne furent pas inquiétés. Niscarvin parvint à se dégager à coups d’épée mais Arnolphe se fit attraper et immobiliser. Le baladin sorti sa dague et dégagea son ami en taillant dans les algues, mais l’archer était affaibli car les algues en collant à sa peau avaient aspiré une partie de sa graisse et de son sang. C’était un piège redoutable pour les mammifères marins. Après cette mésaventure, ils reprirent tout de même leur route vers le Rocher-aux-crabes en contournant le danger. Ils émergèrent sur les écueils à la recherche des crabes géants. Les rochers étaient glissants et ils durent puiser dans leur Pouvoir pour s’habituer à ce terrain. Quatre crabes géants ayant senti la chair fraîche s’avancèrent alors vers le groupe.

Niscarvin prit l’initiative et les attaqua sans attendre. Grace à son Pouvoir il en tua un sur le coup, mais les autres bloquèrent sa rapière avec leur pince. Il continua d’attaquer sans relâche pendant qu’Arnolphe le couvrait à l’arc long. Quelques attaques et un PP plus tard, les crabes géants étaient occis. Le shaman craboms suggéra alors de laisser les cadavres pour attirer d’autres crabes géants.

Le groupe n’eut pas longtemps à attendre. Deux crabes-gladiateurs, des crabes géants bien plus rompus au combat, possédant une pince plus grosse que l’autre, surgirent hors de l’eau et attaquèrent sans attendre l’archer et le baladin. Les craboms, paniqués, se regroupèrent en position défensive. Tandis que le saltimbanque peinait à esquiver les attaques de son adversaire, le sieur Grosjean se fit prendre dans la grosse pince du crabe-gladiateur. Niscarvin puisa alors dans son Pouvoir afin de délivrer une puissante attaque qui blessa mortellement les crustacés ennemis. Arnolphe pu s’extraite de l’étreinte de son adversaire et prit un peu de recul pour attaquer à l’arc. Les crabes-gladiateurs étaient en effet encore en vie malgré leurs blessures suintant abondamment d’un sang bleu-vert. Nos deux héros les attaquèrent sans relâche mais ceux-ci étaient sur la défensive. L’un des deux se fit achever rapidement mais l’autre résista longuement. Les craboms, qui avaient repris courage, virent alors en renfort pour terminer le combat.

Le nombre de prises était suffisant, et le groupe se mit à les harnacher sur les crabes-de-sommes. Quelques autres crabes géants arrivèrent les uns après les autres, attirés par l’odeur des charognes. Arnolphe et Niscarvin s’en occupèrent pendant que les craboms finissaient de préparer le transport. Les crabes géants étaient costauds, et ils arrivaient plus vite que l’archer et le baladin ne pouvaient les gérer. Le saltimbanque se retrouva rapidement à court de Pouvoir. Entourés de toutes parts, la situation semblait critique.

Soudain des bruits sourd se firent entendre, et les flots s’agitèrent. Les crabes géants se carapatèrent aussitôt. Surgit alors de l’onde un crabe titanesque : une créature haute comme trois hommes, avec des pinces capables de couper un cheval en deux. Tout le monde était paniqué, tandis que la créature s’approchait pour attaquer. Jouant le tout pour le tout, le sieur Grosjean s’avança corsèque en avant pour attirer l’attention du monstre. Le gargantuesque crustacé ne se fit pas prier et assena un violent coup à Arnolphe qui, invoquant la grâce de Daromir et puisant doublement dans son Pouvoir, parvint in extremis à éviter tout dommage. Niscarvin put alors profiter de l’ouverture. Son ami lui transféra sa dernière once de Pouvoir et il réussit à planter sa rapière dans un point de jonction de la carapace de la créature, lui perforant une artère. Inhabitué à se faire blesser, le crabe titanesque eut un mouvement de recul. Le groupe en profita pour partir prestement.

Le retour fut moins dangereux qu’à l’aller, étant donné que le chemin était déjà connu, et ils purent rejoindre le camp des craboms sans encombre. Arnolphe et Niscarvin retournèrent à leur auberge du Camp-des-Fées pour y attendre que les craboms finissent de nettoyer et préparer les morceaux de carapace de crabes géants qu’ils leur devaient.

20ème tonte (11 avril) : Après avoir passé deux jours tranquilles, entre repos, entretien d’équipement, discussions métaphysiques et entrainement, les deux héros quittèrent la ville et allèrent au camp craboms récupérer leurs carapaces. Puis ils partirent pour Neuhor, et trouvèrent au soir une ferme qui leur offrit l’hospitalité.

21ème tonte (12 avril) : Le temps tournait à l’orage. Arnolphe et Niscarvin arrivèrent à Neuhor sous une pluie battante. Ils se rendirent chez Korritil qu’ils retrouvèrent avec joie avec son fils Fortuné. Ceux-ci étaient rongés d’inquiétude, car le mage avait consulté les augures et Pertagne semblait en grand danger. L’archer et le baladin se dépêchèrent d’aller confier leurs carapaces à un armurier compétent et de récupérer les objets magiques qu’ils avaient commandés, afin de pouvoir partir le lendemain dès l’aube.

22ème tonte (13 avril) : Arnolphe, Niscarvin, Fortuné et Korritil se mirent en route vers Pertagne dès potron-minet. Ils galopaient prestement, sans toutefois épuiser leurs montures. Ils s’arrêtèrent le soir dans une vieille auberge.

23ème tonte (14 avril) : Le ciel était redevenu clément. En cheminant dans la campagne Pertagnaise, les quatre hommes pouvaient voir au loin des fumées montant de fermes brûlées et autres traces de pillages. Ils arrivèrent aux portes de la ville en fin de matinée et se firent ouvrir par Guilhem de Lasus.


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Message  Fleur le Jeu 30 Aoû - 16:52

Le siège de Pertagne : la défense de la cité

Le 22e Tonte (13 avril), le temps était exécrable. Le matin, Fleur ne se sentait pas très bien. Prise de nausée, de vomissements, même si elle prétendit avoir pris froid devant les siens, elle savait à présent qu’elle était enceinte. L’absence de Fortuné la rendait d’autant plus nerveuse. Elle pria pour que son voyage se déroule sans encombre. Le comte et les vassaux prirent congé.

Fleur avertit son frère que la cérémonie de son mariage serait albienne, ce qui n’enchantait guère le paladin et le surprenait de la part de ses parents ; il mit cela sur le compte du futur beau-père.

Le soir, Fleur apprit que l’armée du comte d’Ereu progressait vers le comté, et en premier lieu vers Pertagne. Elle fit aussitôt prévenir les habitants, leur permettant ainsi de se mettre à l’abri. Elle s’angoissait pour son fiancé : et s’il était capturé par Ereu ? Guilhem la rassura de nouveau, l’armée d’Ereu ne passait pas inaperçue, son fiancé n’allait pas se jeter comme ça dans la gueule du loup, et il ne voyageait probablement pas seul. Cependant, Fleur n’était que trop consciente d’avoir récemment gêné le comte d’Ereu dans ses plans. Et s’il avait décidé de raser Pertagne, elle ne pourrait pas faire grand-chose, mais elle lutterait jusqu’au bout, elle le savait, retrouvant ainsi courage et détermination.

Le 23e Tonte (14 avril), Fleur se sentait d’attaque. Elle envoya un message à Antegnar et à Neuhor. Elle arma la population et fit fermer les portes de la ville. Il lui restait quinze soldats. Guilhem voulait convaincre sa sœur de sauver un maximum de monde. Fleur résista, usant de son Pouvoir et de son impression. Il lui rétorqua qu’elle n’avait pas de cœur. Pour le calmer, elle tenta de le persuader qu’elle devait penser avant tout à la sécurité du château, mais ne fit que le renforcer dans ses convictions. Elle céda finalement, ordonnant que l’on fasse entrer dans le château les femmes et les enfants. Guilhem s’assura qu’aucun posseux n’était infiltré parmi eux pour rassurer sa sœur. Fleur tenta d’organiser tout ce petit monde, difficilement. C’était le bazar.
Un garde vint la prévenir en fin de matinée que des cavaliers approchaient, demandant à la baronne s’ils devaient leur ouvrir. Elle se rendit sur les remparts et reconnut les voyageurs avec soulagement : Niscarvin, Arnolphe, Fortuné et Korritil. Guilhem les fit entrer. En entendant des enfants brailler, Arnolphe demanda à Fleur :
« C’est tes mômes ? »
Niscarvin leur raconta leurs aventures. Fleur leur expliqua la situation. Les voyageurs savaient qu’ils devançaient de peu l’armée d’Ereu. Elle leur présenta Finrod et ses compagnons : son garde Taretiel et son barde Dorwan. Guilhem leur présenta sa lance, Fabien et Marc, et son ami Eric de Vermont. Fleur demanda à Korritil pourquoi ils n’avaient pas de gardes. Le magicien lui expliqua qu’il avait été informé par un confrère de l’avancée des troupes ; ils avaient donc chevauché à bride abattue et des hommes d’armes à pied n’auraient pu les suivre.  
Fleur fit une réunion afin d’évaluer les forces dont elle disposait. Ils étaient quatre détenteurs du Pouvoir. Finrod et ses compagnons étaient d’accord pour aider à défendre le château. Korritil pouvait aider avec des sorts de soutien mais il prévint la baronne qu’il n’était pas un mage de guerre. De plus, il devait voir sa cible pour que le sort fonctionne ce qui impliquait de le protéger. Fleur n’avait guère envie de jouer la vie de son beau-père qu’elle affectionnait. Guilhem voulait que l’on défende la ville, Niscarvin était de son avis. On décida donc d’aller encadrer la population armée pour protéger la ville.
En discutant avec eux, Fleur soulagea ses amis de leurs tourments. Elle félicita Arnolphe qui s’affinait. Puis elle s’accorda quelques instants avec son fiancé. Elle lui annonça :
« Voilà. C’est assez délicat. J’espère que tu ne te courrouceras pas. Figure-toi que lorsque j’ai quitté Neuhor, nous n’étions pas deux voyageurs mais trois…
- Comment cela ?
- Il y avait le coursier, moi-même, et… précisa-t-elle en plaçant la main de Fortuné sur son ventre, ton enfant que je porte en moi. »
Le jeune homme fut troublé. Il y avait de quoi. Un an auparavant, il n’était qu’un gentilhomme qui profitait de la vie. Il se retrouvait officier, en passe de se marier, de devenir baron et à présent de devenir père. Cela faisait beaucoup d’autant qu’ils allaient être assiégés. Fleur lui fit les yeux doux ce qui l’apaisa un peu. Il demeurait mitigé. Bien sûr, il souhaitait avoir des enfants avec sa dulcinée mais cette grossesse arrivait un peu vite à son goût, ce qui n’était pas très heureux pour leur réputation. Fleur le rassura : cet enfant ne venait qu’avec un mois d’avance et comme elle était une demi-Elfe, sa grossesse serait plus longue, ce qui faciliterait les choses pour cacher le caractère prématuré de cette naissance. Ils n’auraient qu’à attendre un mois pour rendre sa grossesse officielle et personne ne trouverait à redire. Il fut un peu rassuré et se fit à l’idée.
Un garde informa alors la baronne que l’armée d’Ereu encerclait la ville.
Fleur retrouva ses compagnons. On fit quatre groupes d’une soixantaine d’habitants chacun sous les ordres d’un détenteur du Pouvoir. La baronne ordonna à ceux qui restaient au château d’obéir aux membres de sa famille : Korritil, Fortuné, Finrod, Filendilë. Eric aiderait également au château avec sa lance et celle de Guilhem.  Son fiancé décida d’offrir à Fleur son cadeau de mariage en avance car compte-tenu des circonstances, elle en aurait sans doute l’usage et il n’aurait peut-être plus l’occasion de le faire. Comme il en avait assez d’être séparé d’elle, il avait acquis pour elle un collier de communication et il en conservait le récepteur ; cela leur permettrait ainsi d’avoir une conversation privée. L’artefact avait une durée et une portée variables. Fleur pouvait appeler pendant une dizaine de minutes n’importe qui dans un rayon de 40 km, ou son fiancé dans un rayon de 80 km. En réduisant leur temps de conversation, elle pouvait même joindre Fortuné sur une zone maximale de 160 km. Niscarvin prévint la jeune femme qu’il avait lui-même un artefact pour communiquer à distance dans un rayon de 20 km et pendant 5 minutes.

Le 24e Tonte (15 avril), on tenta d’évaluer les troupes. D’après les gardes, 1000 hommes encerclaient Pertagne. Fleur eut le sentiment qu’ils étaient 80 000 ! Elle fut prise de panique, mais Fortuné la rassura, il comptait environ 2000 assaillants. Arnolphe les évaluait à 4000 ennemis. Niscarvin lui les trouvait tous bien pessimistes : il affirma qu’ils n’étaient qu’une soixantaine : pas de quoi fouetter un chat, ils avaient vu pire ! Bien sûr, le saltimbanque n’était pas aveugle, les ennemis étaient bien plus nombreux, mais il cherchait surtout à raviver un peu l’assurance de ses amis.  
Les ennemis passèrent à l’attaque. Chacun rejoignit son poste. Les habitants de Pertagne étaient pris de panique mais Fleur parvint à les remotiver usant de son impression, si bien qu’ils y mirent tout leur cœur.
Niscarvin encouragea ses troupes grâce à son Pouvoir. Il fit un bon discours. Un de ses gars repoussa une échelle qui en entraîna une autre dans sa chute, blessant au passage de nombreux ennemis. Mais le saltimbanque repéra deux autres échelles posées. Déjà des soldats d’Ereu grimpaient. Il décida d’aller les cueillir.
Arnolphe dut aussi user de son Pouvoir pour parler à ses hommes, et se révéla lui aussi convaincant à sa façon :
« On va montrer à ces enculeurs de moutons de quel bois Pertagne se chauffe ! »
Du côté de l’archer, trois échelles se posèrent. Des carreaux sifflèrent autour de lui, le manquant de peu.
Fleur encouragea ses hommes, usant de son impression et trois échelles furent renversées. Mais deux autres prirent pied. Plus inquiétant : la baronne sentit qu’un détenteur du Pouvoir était en train de décimer ses défenseurs.
Le paladin de son côté fit un très bon discours. Il intercepta un tir bien ajusté avec son bouclier. Il n’était que groggy. Ses hommes combattaient bien. Ils repoussèrent deux échelles. Mais déjà trois autres commençaient à prendre légèrement pied.
Le saltimbanque prit à partie plusieurs ennemis : il en tua un, en blessa un gravement qui succomba en tombant à la renverse, et repoussa les autres.
Arnolphe, armé de sa corsèque, en attaqua le plus possible grâce à son Pouvoir : il en toucha deux mortellement, deux autres gravement, balayant ainsi tous ceux qui avaient réussi à prendre pied de son côté. Mais il reçut un tir d’arquebuse qui le blessa gravement au visage et il puisa dans son Pouvoir pour s’en tirer avec une blessure légère.
De son côté, la baronne, furieuse, alla à la rencontre de l’ennemi posseux. Elle évita un tir et une attaque de son adverse. Un fracas et des cris se firent entendre : les hommes de Fleur venaient de renverser une échelle qui en entraîna une autre.
La situation était plus tendue autour du paladin débordé par quatre échelles. Heureusement, les tirs ne l’inquiétaient pas ; il en para trois.
La baronne se défendait comme une diablesse, repoussant une attaque de son adversaire posseux et esquivant tous les tirs.
Non loin de là, le saltimbanque fit un carnage. Ses paysans rejetèrent une échelle qui en emporta une autre dans sa chute. L’assaut était repoussé de ce côté du bourg.  
Arnolphe tenta de repousser les échelles. Il puisa dans son Pouvoir, manqua de lâcher sa corsèque. Il décolla l’échelle du bord, empêchant les assaillants de monter. Il esquiva des tirs. Ses hommes renversèrent deux échelles.
Fleur échappa aux tirs, à l’assaut du posseux, avant de riposter. Elle tua son adverse qui dut puiser dans son Pouvoir pour revenir.
Le paladin fit appel à son Pouvoir, il blessa plusieurs ennemis et esquiva tous les tirs. Plus bas, les tireurs ennemis devaient commencer à le maudire !  
Le saltimbanque, lui, fit encore plus fort. Il intercepta un carreau et le renvoya. Il coordonna ses hommes pour les aider à repousser les assauts ennemis.
Cependant, la situation demeurait incertaine du côté d’Arnolphe.
Fleur attaqua le posseux qui la repoussa. Ses paysans repoussèrent une échelle si violemment qu’elle entraina dans sa chute celles qui restaient de ce côté du bourg. C’est alors qu’un tir d’arquebuse blessa gravement la baronne à la tête, qui s’en tira avec une blessure légère grâce au Pouvoir.
Le paladin évita derechef tous les tirs, mais il était un peu débordé.
Pertagne avait repoussé la première vague mais il ne restait qu’un tiers de défenseurs valide ; un tiers était blessé ; le reste avait péri.
Fleur gardait le passage. Niscarvin lui demanda par télépathie comment la situation se présentait de son point de vue. Les tirs sifflaient autour de la baronne. Le posseux tenta de lui assener un coup de morgenstern mais elle se défendit. Ses paysans essuyèrent plusieurs tirs.
Arnolphe s’employa à renverser une échelle, mais reçut un tir ; il opposa sa targe mais le tir fut si violent qu’il fut groggy.
Grâce à son Pouvoir, Fleur demeurait intouchable. En revanche, trois de ses paysans furent touchés par des tirs. Le posseux revint à la charge, la baronne para sa morgenstern, elle riposta mais il encaissa son coup.
Arnolphe essuya plusieurs tirs sans une égratignure.
Les paysans aux côtés de Fleur parvinrent enfin à repousser l’autre échelle qui en emporta une autre en s’écroulant. Le posseux manqua son attaque, la baronne en profita pour riposter, elle le toucha mortellement, et malgré son Pouvoir, l’homme demeurait gravement atteint. Furieux, il commençait à comprendre comment la Rose de Pertagne pouvait se montrer redoutable. Et elle comptait à ses côtés d’autres détenteurs du Pouvoir, il le sentait. « La garce ! », pensa-t-il. Le comte d’Ereu avait bien raison à son sujet.
L’archer para plusieurs tirs.
Plusieurs projectiles sifflèrent près de la baronne. Fleur toucha une nouvelle fois son adversaire qui malgré son Pouvoir fut groggy.
Arnolphe, toujours face à l’échelle, intercepta un tir violent qui endommagea sa targe.
Plus bas, le camp ennemi se réorganisa. Des ordres furent aboyés. Autour du paladin et du saltimbanque, de nouvelles échelles apparurent. Niscarvin ordonna à un paysan qui possédait une fourche de repousser l’échelle mais celui-ci manqua de tomber du rempart. Guilhem eut la même idée. Il s’empara d’une fourche, usa de son Pouvoir et parvint à faire tomber une échelle. Mais un autre détenteur du Pouvoir s’invita sur sa portion du rempart.
La baronne dut se défendre contre plusieurs tirs plus sérieux.
Un assaillant tenta de toucher l’archer qui riposta sans l’inquiéter.
La situation devenait très tendue. Six échelles étaient posées autour d’Arnolphe, cinq autour de Niscarvin, cinq autour de Guilhem et trois autour de Fleur qui, comme son frère, faisait face à un posseux.
Le saltimbanque contacta la baronne, il voulait se replier. Fleur était d’avis de rester encore un peu, elle hésita. Elle vit d’autres paysans tomber autour d’elle. L’archer n’avait plus que cinq hommes à ses côtés. Elle décida finalement de sonner la retraite et elle prévint Fortuné qu’ils rentraient au château. Les six hommes autour de la baronne se replièrent. Niscarvin et ses dix hommes firent de même. Le saltimbanque usa de son Pouvoir pour donner quelques coups en partant : il blessa un ennemi mortellement, un second gravement, un troisième mortellement, deux autres gravement. Fleur parvint à se frayer un passage en distribuant des blessures légères. Arnolphe se dégagea un chemin. Mais le paladin n’avait pas encore reçu le mot d’ordre et faisait face à son détenteur du Pouvoir. Le saltimbanque avertit la baronne qu’il s’était replié, et qu’il avait prévenu Arnolphe. Le paladin poussa son adversaire à la défense, para des flèches. Il cria à ses défendeurs :
« Hardis ! Hardis ! Repoussez-les ! »
Mais autour de lui, tous les paysans étaient morts ou presque. C’est alors que Fleur contacta son frère, lui demandant de se replier. Le paladin se tailla un chemin sanglant et rejoignit sans encombre ses frères d’armes.

On se replia au château de Pertagne. Fleur se réfugia un instant dans les bras de Fortuné. Il avait eu peur pour sa fiancée, d’autant qu’elle portait leur enfant. Il lui murmura :
« Tu n’as rien ? »
Fleur se contenta de répondre de la tête, attristée qu’elle était par le sort de ses braves paysans qui avaient été décimés. Mais l’heure n’était pas aux larmes. L’ennemi n’en avait pas fini avec eux et elle le savait.
Niscarvin proposa de faire un dispensaire dans la grand-salle, de calmer la population, et d’inventorier les ressources du château, qui était bondé de réfugiés. Fleur l’approuva pour le dispensaire. Arnolphe proposa de dire aux femmes de s’occuper du linge pour les calmer. La baronne chargea son beau-père et son oncle de s’occuper de l’inventaire. Niscarvin soigna ses compagnons.
Fortuné vint voir Fleur ; les gardes souhaitaient savoir comment elle désirait organiser les défenses. Arnolphe se posterait dans une tourelle, Guilhem et Eric dans l’autre pour surveiller l’arrivée des ennemis. Fleur défendrait le pont-levis. Filendilë, Fortuné et Korritil demeureraient au donjon sous la garde de Marc, Thomas et Fabien. La druidesse Jonquille, qui n’était pas un mage de bataille, resterait également dans le château  pour aider de son mieux. Niscarvin et les trois Elfes se tiendraient quant à eux sur le rempart à proximité du donjon.
Korritil et Finrod estimèrent qu’ils disposaient d’assez de vivres pour plusieurs jours.  
Les ennemis pillaient le bourg, ce qui accorda un répit aux défenseurs.


Dernière édition par Fleur le Lun 10 Sep - 18:55, édité 3 fois
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Message  Fleur le Lun 10 Sep - 18:52

Le siège de Pertagne : tous au château !

Puis ils prirent place autour du château et l’attaque fut lancée. Arnolphe fit quatorze blessés en tirant sur les imprudents qui apparaissaient de-ci de-là dans son champ de vision.
Des troupes ennemies passèrent le muret extérieur. Mais ils n’étaient pas assez nombreux pour réellement prendre le château. La première vague ne faisait que tester leur défense. Arnolphe élimina 25 d’entre eux. Les soldats de Pertagne en supprimèrent une cinquantaine. Le camp adverse lança des sorts qui se heurtèrent à la barrière magique du château.
Bientôt le château fut encerclé et les premières salves de tirs manquèrent Fleur et ses amis. Finrod faillit périr, un tir mortel le rata de peu, mais il décida de rester malgré le danger. 30 défenseurs périrent sous la pluie de flèches. Néanmoins les soldats tenaient bon.
 Arnolphe décocha une nouvelle salve : il en blessa quelques-uns légèrement, mais fut lui-même touché légèrement.
Le camp adverse fut boosté magiquement. Arnolphe prit deux autres coups : une blessure grave et une autre blessure légère. Il décida de se replier et demanda à Fleur de faire appel à Niscarvin afin qu’il le soigne. Le saltimbanque lui ôta deux blessures légères sur trois.
Plus bas les ennemis comblèrent les douves. On s’enquit de la situation auprès de Fortuné, et les nouvelles étaient rassurantes ; pour le moment on tenait partout. Fleur demanda à Korritil de faire des sorts de soutien.
C’est alors qu’un des compagnons de son oncle, le barde Dorwan se mit à chanter. Grâce à lui, les combattants obtinrent un +3 à leurs capacités de combat.
Arnolphe fit une victime, puis trois autres.
Korritil lança un sort de soutien mais il obtint l’inverse de l’effet escompté, pénalisant l’esquive et la défense de Fleur (- 2). Niscarvin activa son ceinturon. Le paladin, lui, étala un soldat qui montait aux créneaux et en décapita un autre. Eric blessa un adversaire.
Arnolphe abattit des ennemis mais se prit une blessure mortelle.
Les ennemis ne parvinrent pas à toucher la baronne, qui heurta un ennemi. Le paladin tua un assaillant, le saltimbanque fit de même. Fleur infligea une blessure légère.
Deux échelles étaient posées par bord. A l’ouest, le combat semblait serré. A l’est, un ennemi élimina un soldat de Pertagne et parvint à prendre pied. Les défenseurs supprimèrent deux assaillants. Un garde fut blessé. Pour l’heure, Pertagne tenait bon.
Arnolphe élimina trois ennemis mais un coup d’arquebuse le tua. Il revint grâce au Pouvoir.
Fleur para de justesse une flèche, un soldat à côté d’elle fut légèrement blessé.
Les Elfes se défendaient bien. Leurs ennemis, déstabilisés, reculèrent.
Niscarvin arriva en renfort sur la muraille mais il fut tué sur le coup par un tir d’arquebuse. Il revint grâce à son Pouvoir.
Guilhem se défendait bien mais il ne put empêcher deux assaillants de prendre pied.
Tous les villageois avaient péri. Mais les soldats tenaient bon.
Du donjon, Fabien et Marc tiraient sur les assaillants.
Arnolphe réfléchit à trouver un meilleur poste de tir. Il resta finalement dans sa tour.
Fleur supprima trois assaillants et esquiva toutes les attaques.
Les Elfes esquivèrent trois tirs.
Les gardes de Pertagne se débrouillaient bien. Un ennemi parvint à prendre pied sur la muraille mais un soldat le blessa gravement. Un autre près du saltimbanque blessa un assaillant, qui se rattrapa de justesse à l’échelle.
Guilhem ne fut pas inquiété par les tirs mais deux de ses soldats furent touchés. Le paladin attaqua, et parvint à contenir les envahisseurs.
Arnolphe décida finalement de se replier au donjon. Il fit le tour en passant par les couloirs.
Autour de la baronne, les projectiles sifflaient. Fleur bloqua un tir avec sa targe et élimina trois envahisseurs.
Le garde du corps de Finrod para un tir.
Le saltimbanque, lui, reçut une blessure légère.
Guilhem mettait la pression sur les assaillants.
Fabien abattit un assaillant d’une balle en pleine tête.
Eric prit un tir d’arquebuse qui le blessa gravement. Il fut évacué et soigné par Korritil et Jonquille.
Fleur infligea deux blessures légères.
Finrod décapita un ennemi.
Niscarvin esquiva magnifiquement les ennemis.
Le paladin, nullement inquiété par les tirs, continuait de mettre la pression sur les envahisseurs.
Fleur vit alors que des assaillants s’attaquaient aux chaînes du pont-levis. D’autres tentaient de lancer des crochets sur les toits. Elle supprima trois ennemis.
Niscarvin riposta. Il fit tomber un assaillant de l’échelle et blessa ceux qui avaient réussi à prendre pied. Mais les gardes ne parvinrent pas à les éliminer.
Guilhem para tous les tirs, en profita pour attaquer sans grand effet.
Arnolphe rejoignit Korritil.
Marc transperça un soldat ennemi avec un carreau.
Fleur para un tir d’arquebuse. Elle blessa légèrement un assaillant et en heurta un autre.
Le garde du corps de Finrod eut une belle frayeur, mais se défendit remarquablement.
Le saltimbanque distribua des blessures graves.
Guilhem esquivant tous les projectiles infligea des blessures graves aux ennemis.
Fleur évita un tir. Un garde évita magnifiquement un superbe tir.
Le saltimbanque élimina deux autres assaillants qui chutèrent.
Guilhem riposta en tuant un ennemi de plus.
 Les gardes résistaient toujours. Fabien et Marc les couvraient du mieux qu’ils pouvaient. Un ennemi tenta d’atteindre la barbacane, un autre chut, un autre encore se hissa et commença à démolir le toit à coup de hache.
Fleur esquiva toutes les attaques et supprima trois assaillants.
Niscarvin évita tous les tirs, favorisé par le destin, mais un de ses gardes fut blessé.
Guilhem para tous les tirs, poussa les ennemis à la défense.
Du côté ouest, les ennemis se montrèrent assez pressants.
Arnolphe retenta sa chance, usa de son Pouvoir, et décocha une magnifique salve : il fit six morts, infligea deux blessures mortelles, une blessure grave, et deux blessures légères. Le toit était désert. Il se dit alors qu’il avait intérêt à se cacher.
Finrod supprima un ennemi. Niscarvin arriva à se défendre. Un ennemi prit pied de son côté.
Le paladin dut se défendre contre un tir. Ses gardes se défendaient extrêmement bien.
Du côté ouest, les ennemis prenaient pied sur le rempart.
Fleur se défendait bien et grâce à son Pouvoir, elle élimina trois ennemis.
Niscarvin se fit gravement toucher et usa de son Pouvoir pour s’en tirer avec une blessure légère.
Au Sud, deux ennemis avaient pris pied.
Guilhem prit deux points de choc, usa de son Pouvoir, et élimina cinq adversaires.
En tout, les forces de Pertagne avaient abattu 58 assaillants. Mais douze gardes étaient blessés.
Guilhem reçut un coup, juste une égratignure. Il prit le corps d’un homme pour faire basculer une échelle. Son entreprise échoua et deux ennemis prirent pied.
A l’est, du côté de Niscarvin, un assaillant apparut. Le saltimbanque demeura sur la défensive.
Les Elfes se battaient bien. Finrod, bien protégé, tenta de repousser une échelle ; il en renversa une, tandis que le barde contenait les assaillants.
Fleur para un coup. Elle passa par-dessus le parapet. Elle usa de son Pouvoir et de sa bénédiction, poussa de toutes ses forces. L’échelle se renversa. Elle fit une acrobatie avec son Pouvoir, elle sauta sur la chaîne du pont-levis, d’une traction elle prit appui sur les chaînes, faisant choir deux échelles, et d’un saut, elle atterrit sur le dos de l’autre côté de la cour, en se freinant avec ses lames, se retrouvant ainsi à l’abri des ennemis. Arnolphe la vit faire, surpris.
Guilhem renversa une échelle grâce à son Pouvoir.
Les gardes résistaient héroïquement mais l’un d’entre eux succomba. Les tris de Fabien et Marc blessèrent deux adversaires.
Arnolphe se rendit dans la tourelle est pour se faire oublier et frapper ailleurs. Il repéra trois ennemis du côté du paladin. Il vit aussi que Niscarvin était plus débordé. Il décocha le plus de flèches possibles grâce à son Pouvoir ; il fit deux morts, deux blessures mortelles, deux blessures graves.
Niscarvin débarrassé de ses adversaires, en profita pour essayer de pousser une échelle. Il usa de son Pouvoir, et favorisé par le destin, il prit un cadavre et le lança sur une échelle qui se renversa.
Les Elfes tenaient la dernière échelle. Le barde tenta un chant pour déstabiliser les ennemis.
Usant de son Pouvoir, Fleur s’élança sur le toit pour tomber sur un ennemi, se rattrapa à la chaîne, fit un mouvement en arrière et s’abrita à l’arrière de la tour. Elle se rendit compte qu’une autre échelle avait été posée et quatre ennemis avaient pris pied sur le chemin de ronde.
Guilhem reçut un gros tir, mais grâce à son Pouvoir, il resta indemne. Un assaillant suspendu en l’air, s’écrasa quelques mètres plus bas et périt.
Arnolphe changea de position.
De son côté, Fleur s’attaqua aux quatre ennemis qu’elle venait de repérer. Elle prit garde à ne pas tomber grâce à son Pouvoir, et les élimina.
Le saltimbanque, menacé par un tir, s’en sort indemne grâce au Pouvoir, mais ne put empêcher un ennemi de prendre pied.
Guilhem reçut encore un gros tir, il ne parvint pas à le parer, et fut légèrement blessé.
Arnolphe vit que des ennemis avaient défoncé la porte, tentant d’entrer dans le château. Il essaya d’épauler Guilhem avec des flèches perçantes, et supprima trois assaillants.
Des balles sifflèrent près de la baronne. Elle poussa l’échelle avec son Pouvoir, lança le corps d’un adversaire qu’elle venait de tuer aidée de nouveau par son Pouvoir et fit tomber ainsi une échelle. Puis elle se replia vers le château.
Niscarvin se défendit, esquivant trois hommes qui venaient de prendre pied.
L’aile ouest était envahie et les portes n’allaient pas tarder à céder. Arnolphe prit les ennemis pour cible mais les manqua.
Dans le château, les gens prévinrent la baronne que des assaillants avaient pénétré à l’intérieur. Fleur les poursuivit et en élimina trois. Les autres se défendaient vaillamment, contenus par la baronne.
Les Elfes se battaient bien, contenant les ennemis.
Les assaillants finirent par défoncer la porte. Niscarvin en attaqua le plus possible : il en tua un, planta le suivant sur l’échelle, en blessa d’autres mortellement dans le dos de ceux qui passaient la porte. Guilhem arriva en soutien derrière Fleur.
A l’ouest, les ennemis s’échinaient contre la porte. Un gars s’y prit si mal qu’il abima sa hache.
Fleur misa sa dernière once de Pouvoir dans une ultime attaque pour supprimer le plus d’ennemis possible. Elle en tua six ! Il restait trois adversaires sur la barbacane. Un carreau vint riper sur son casque. Elle ne fut que sonnée.
Niscarvin, favorisé par le destin, puisa dans son Pouvoir, et renversa l’échelle. L’assaut s’arrêta de son côté.
Arnolphe manqua son tir.
Guilhem puisa dans son Pouvoir, favorisé par le destin ; il élimina les cinq adversaires qui restaient et décapita ceux qui montaient à l’échelle. Un tir termina dans le bouclier du paladin.
Depuis le lancement de l’offensive sur le château, les forces de Pertagne avaient abattu 85 hommes et renversé neuf échelles.
Le camp adverse se replia.
Le saltimbanque acheva les deux blessés.
Niscarvin soigna ses deux blessures, soigna celles de Fleur et de son frère.
Deux gardes étaient morts. Le garde du corps de Finrod était gravement blessé. Niscarvin le soigna bien, prévoyant une guérison sous deux huitaines. Korritil accéléra sa guérison, et annonça qu’il serait rétabli pour le mariage. Niscarvin soigna aussi les gardes.
Les forces de Pertagne avaient supprimé en tout 150 hommes, et avaient fait 350 blessés dans l’armée d’Ereu.
On restait néanmoins dans l’angoisse d’un autre assaut. Mais les ennemis n’insistèrent pas et finirent par se retirer. Fleur se réfugia dans les bras de son fiancé ; la pression retombait enfin.

 Le 25e Tonte (16 avril), Pertagne demeurait sur ses gardes. Aucun assaut ne fut lancé, les ennemis semblaient plier bagage. Les détenteurs du Pouvoir retrouvèrent toutes leurs forces. On fit une oraison pour les défenseurs morts et blessés.

Le 26e Tonte (17 avril), il faisait mauvais temps. Fleur, son frère et ses amis firent une reconnaissance dans la ville. Ils se rendirent vite compte que les ennemis étaient bel et bien partis, non sans avoir pillé la cité, naturellement. Le bourg était en partie brûlé. Niscarvin s’inquiéta pour Antegnar, prêt à s’y rendre pour s’enquérir de sa situation mais Guilhem l’en dissuada. Fleur déclara :
« Je ne dois pas penser à moi… », en posant la main sur son ventre, avouant ainsi à ses amis qu’elle était enceinte.
Ne comprenant pas, Arnolphe demanda :
« Pourquoi ? T’as faim ? »
Fleur lui fit les yeux ronds avant de préciser :
« Je dois protéger le futur baron ou la future baronne que je porte en moi. »
Finalement, Niscarvin renonça à se rendre à Antegnar. Fleur lui dit qu’elle pouvait toujours contacter la cité pour les mettre au courant de la situation avec son collier. Elle s’exécuta et apprit que l’armée du comte d’Ereu se trouvait déjà devant Antegnar.
En réfléchissant au siège qu’ils avaient subi, le paladin et les trois amis convinrent qu’ils n’avaient affronté que l’arrière-garde de l’armée d’Ereu puisqu’ils n’avaient affronté ni canons, ni mages, et peu de posseux.
Fleur se résolut avec Fortuné, Korritil, Filendile et Finrod à maintenir le mariage. Les festivités seraient simplement plus modestes. De toute façon, on ne pouvait plus prévenir les invités qui venaient de loin et puis à présent que la guerre était là, on ne pouvait se permettre d’attendre une autre accalmie. Fortuné et Fleur ne voulaient plus repousser, ce que tout le monde comprenait bien.
Filendilë estimait qu’il fallait faire quelque chose pour la ville ravagée. Les hommes étaient morts au combat, la ville était pillée. Les survivants regagnaient leur maison. Un cinquième de la ville avait brûlé. Usant de son impression, Fleur s’adressa à la population, elle fit un brillant discours pour les pousser à s’entraider. Les gens furent enthousiastes. Fortuné tenta bien de l’appuyer mais ne fut pas très éloquent, se contentant de dire :
« Voilà de sages paroles. Ecoutez votre brave baronne. Elle a raison ! »
Guilhem lui emprunta son collier pour contacter son ordre, afin d’en appeler à leur solidarité.

Le 27e Tonte (18 avril), Fleur apprit qu’à Antegnar, Ereu semblait renoncer à attaquer. La baronne échangea ensuite avec ses amis sur leurs dernières aventures. Elle parvint à apaiser les dernières craintes de Fortuné concernant Malfosse.
Niscarvin tenta de sympathiser avec Taretiel.
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Message  Fleur le Lun 10 Sep - 18:57

Le mariage de Fleur 1

Le 28e Tonte (19 avril), Fleur apprit qu’à Antegnar, la situation demeurait calme. Les troupes d’Ereu s’étaient contentées de piller les campagnes. Contrairement à ce que l’on craignait, la ville comtale ne semblait pas leur destination.
Fleur, perplexe, rapporta ces informations à son frère et ses amis. On se demanda où se trouvait Ereu et ce qu’il mijotait. Il était peut-être passé par Olennaç. Peut-être cherchait-il à intimider les Albiens tolérants ?
En tout cas, forts de ces informations, ils pouvaient reprendre les préparatifs du mariage plus sereinement, d’autant que le temps pressait. Les festivités débutaient dans deux jours. Fleur fit le point avec sa mère et son beau-père. Une partie des invités avait annulé à cause de la guerre et ne souhaitaient pas prendre la route. Certains confrères de Korritil avaient annulé car ils avaient dû se placer au service du duc. Mais en se concertant, Finrod, Filendilë et Korritil se rendirent compte que seulement un cinquième des invités ne viendrait pas et qu’il faudrait se passer d’à peine quelques provisions et autres éléments mineurs. Certains mages seraient bien présents et ils allaient assurer la sécurité, la garnison de Pertagne se trouvant fort amoindrie. Korritil avait prévu un sort de gardien niveau 9 avec douze invocations de niveau 6. C’était un rituel de 45 minutes. Douze mages seraient présents pendant les trois jours. Certains familiers du duc feraient aussi le voyage.
Fleur s’arrangea avec Fortuné pour la cérémonie de leur mariage. Elle lui annonça qu’elle ferait officiellement de lui le nouveau baron à cette occasion. Elle lui suggéra vivement de se rendre à la cérémonie réformée du 32e Tonte, pour montrer au comte sa loyauté en tant que nouveau baron, tandis qu’elle irait au même moment à la cérémonie albienne.

Le 30e Tonte (21 avril), les festivités pour l’union de Fortuné et Fleur débutèrent. Les fiancés furent accaparés par les invités qui affluaient. Il apparut assez clairement à tous que le mage avait pris l’ascendant sur les Lasus dans l’organisation du mariage. Korritil était un fournisseur d’objets magiques, marchander était sa spécialité, tandis que Philippe était préoccupé par la guerre qui avait touché ses terres : il avait bien essayé de batailler mais il avait fini par se laisser totalement convaincre par les solutions proposées par le mage.
Le mariage se déroulait à Pertagne certes, mais Korritil affichait ostensiblement sa prospérité pour surpasser le prestige des Lasus en montrant que la future baronne n’épousait pas un vulgaire gentilhomme. Il s’imposait, subtilement, pour ne pas froisser la belle-famille. Le duc étant albien, il imposait un mariage albien, célébré par le doyen de la cathédrale, Auriac de Montgoubert ; ce qui n’était pas pour déplaire à Orlande. Dans la forme, la cérémonie plutôt albienne comportait toutefois des aménagements pour ménager les Réformés modérés. Korritil avait beaucoup plus d’invités que le baron, notamment des confrères mages, des personnes de l’entourage du duc, certains de ses alliés, des seigneurs dépendant comme lui du comté des Niramonies. Dans le château, le blason de Fortuné était ostensiblement affiché. La sécurité était grandement renforcée par les soins du mage et la chambre des mariées serait illuminée par un sort de lumière plutôt que par des chandelles. Les Lasus, désargentés, y trouvaient leur compte car Korritil finançait en grande partie les noces, ce qui leur permettait de tenir leur rang, mais les Melville y gagnaient davantage socialement, car ils montraient à tous que désormais le cadet de la famille était baron.
Les noces s’annonçaient donc mémorables, à plus d’un titre, malgré un ciel assez maussade. Le comte arriva par téléportation. Il s’entretint un instant avec Fleur et ses amis. Il les informa que la cité d’Eppide était tombée. La forteresse avait finalement été prise le 23e Tonte, le duc avait pris son temps afin de ménager ses hommes. Fleur et ses amis lui demandèrent son avis sur les intentions du comte d’Ereu. Que mijotait-il ? Le comte leur apprit qu’Ereu avait traversé la baronnie d’Enro, pillant les terres, puis il avait rejoint Nyamène, joignant ainsi ses forces à l’armée royaliste. En tout cas, il était sincèrement content que Pertagne ait tenu. Le comte d’Ereu et de Tereu-le-Roi avaient déjà rejoints les forces royalistes. Bien évidemment, Nyamène n’avait pas répondu à la convocation du duc, et le vicomte était à compter dans le camp des royalistes et des ligueurs. En effet, Nyamène était depuis longtemps dirigé par un vicomte loyal qui gouvernait au nom de son seigneur, Claude de Sigue, ce qui avait d’ailleurs valu au comté d’être promu en marquisat en 1546. Le comte de Sodavlac et le comte d’Echman demeuraient indécis.
Finrod demanda comment il pouvait aider sa nièce, qu’il préférait appeler Elloth – fleur en elfique – parce qu’il trouvait cela plus joli. Fleur un peu débordée ne sut que trop lui répondre et lui suggéra d’aller voir Filendilë et Korritil. Lorsque le dernier invité fut arrivé, les festivités purent réellement démarrer.
Durant la matinée, ces messieurs partirent se divertir à la chasse au vol tandis que ces dames restaient au château pour causer entre elles et donner de précieux conseils à la future mariée. Fortuné et ses amis disposaient de leurs propres faucons, Guilhem prit celui de son père. Il partit avec Eric et leurs hommes, qui n’avaient pas de faucon mais voulaient quand même être de la partie. Finrod se rendit également à la chasse, en compagnie de ses amis. La baronne prêta un faucon à Arnolphe. Elle fit à son ami :
« Attrape-nous un beau lapin ! »
Korritil, lui, décida de rester au château, pour tenir compagnie à Filendilë. Il tenta de la faire rire pour détendre l’atmosphère, et il constata que son humour faisait mouche, attirant l’attention de la jolie elfe. Décidément ces Melville avaient un de ces charmes ! Le mage, content de lui, décida de tenter sa chance avec la veuve après le mariage. Niscarvin, lui aussi, restait au château ; il s’isola dans sa chambre pour répéter ses spectacles.
Pendant ce temps dans les bois, Guilhem se débrouilla pour diriger son faucon, mais ce dernier s’avéra un piètre chasseur et revint bredouille. Piqué dans son orgueil, le paladin se justifia :
« Ce n’est pas mon truc, la chasse. »
Fortuné peina à lâcher son rapace, mais il avait entre les mains un très bon faucon qui lui rapporta un passereau. L’honneur du fiancé était sauf.
L’archer commanda bien son faucon qui lui rapporta un gros lièvre. Lorsque les hommes revinrent de la chasse, Fleur félicita son ami. Fier de lui, le sieur de Grosjean affirma :
« Je suis l’ami des animaux. C’est moi qui aie eu le plus gros !
- Tu vois ? Je te l’avais dit. »
Vint ensuite le temps de se restaurer autour d’un banquet. Fleur présenta son frère au comte, usant de son impression et de sa bénédiction. Guilhem se montra affable. Le comte le trouva extrêmement sympathique et fit savoir au paladin qu’il avait envie de le compter parmi ses familiers. Guilhem, honoré, accepta en soulignant qu’il demeurait avant tout un chevalier de la Rose.
Ayant profité de la chasse pour nouer contact avec les gentilshommes, le paladin raconta ses exploits à qui voulait les entendre. De même, Fleur profita de la journée pour faire très forte impression auprès des mages.
L’après-midi fit place à des spectacles. Niscarvin fit montre de ses talents en littérature, en proposant un mystère, pièce de théâtre à caractère religieux. Dorwan proposa un chant éblouissant sur Saint Ambroise le Xénophile. C’était un vrai chef d’œuvre. Finrod savait que son ami était particulièrement en forme, il n’offrait pas souvent un chant de cette qualité !
Le soir, les convives s’occupèrent autour de jeux comme les échecs, les cartes… Fortuné et Fleur jouèrent au jeu de la vertu, un jeu de dés inventé par des clercs, qui imposait au perdant de respecter une vertu choisie par le vainqueur durant toute une journée. Fleur perdit la partie et son fiancé lui imposa de faire preuve de patience. Tout le monde alla se reposer relativement tôt en prévision des festivités du lendemain.

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Message  MJ des MJ le Mer 30 Jan - 22:59

Le mariage de Fleur 2


Le 31e Tonte (22 avril), en début de matinée, une collation fut donnée dans la grande salle aux invités, tandis que les fiancés se restauraient chacun de leur côté dans leur chambre. Fortuné avait choisi de le partager avec son meilleur ami, Lauridas, tandis que Fleur était entourée de ses amis Arnolphe et Niscarvin.
Puis il fut temps pour chacun de revêtir ses plus beaux atours. Les fiancés prirent, chacun dans leur chambre, un bain afin de se purifier avant leur union. Ils durent ensuite se confesser. Le doyen de la cathédrale de Neuhor, Auriac de Montgoubert, vint entendre Fortuné, tandis que Guilhem, en sa qualité de paladin, se chargeait de sa sœur. Fleur lui parla des hommes qu’elle avait tués durant le siège, mais bon, c’était la guerre. Et puis, souhaitant être en paix avec elle-même, elle lui avoua qu’elle était enceinte. Le bouillant chevalier de la Rose fulmina. L’honneur des Lasus allait être bafoué. Ah il aurait bien passé ses nerfs sur le futur marié. Mais Fleur, usant de son impression, plaida pour le tempérer, le priant de ne pas faire d’esclandre le jour de son mariage. Elle prenait sur elle l’entière responsabilité de ce faux-pas. Comme Fortuné, elle avait été durement éprouvée par Malfosse, et elle reconnut qu’une fois débarrassée de ce poids, elle avait eu besoin de son fiancé, de son amour, et, seuls à seuls, elle en avait malencontreusement oublié toute mesure. Elle fit valoir enfin qu’elle portait son futur neveu ou future nièce, et que personne ne remarquerait rien ; Fortuné allait devenir son époux ce jour, l’enfant n’arriverait qu’avec un mois d’avance et les naissances prématurées n’étaient pas rares. Peu à peu, Guilhem se calma, embobinée par sa chère sœur, si brillante en diplomatie… Il fut convaincu qu’en effet, cet écart resterait inaperçu. Tant que l’honneur demeurait sauf, il pouvait lui accorder le pardon de Tharès. Il lui imposa toutefois de prier et de se montrer plus pieuse.
Les confessions faites, on aida les fiancés à se parer. Filendilë aidée par des servantes habilla, coiffa, maquilla bien sa fille. La magnifique robe, taillée par Filendilë, était un vrai chef-d’œuvre. Fortuné était entouré par son frère, son père, Niscarvin qui l’aida à se parer. Dassise s’immisça et, au crayon à paupière, s’amusa à dessiner un chibre sur le front du fiancé qui râla :
« T’es lourd ! »
Le fiancé était très beau. Le saltimbanque lui avait accordé un +3 en séduction. Niscarvin arrangea bien Arnolphe et se fit beau lui aussi.
En fin de matinée, alors que le soleil se trouvait à son zénith, le temps de la cérémonie était venu. Guilhem, à la place de leur père, vint chercher sa sœur, tandis que Ludivine, à la place de leur mère, vint chercher son frère Fortuné.
La plupart des convives prit place dans la chapelle du château. Le capitaine de la garnison vérifiait les noms sur une liste, car on restait en temps de guerre, et cela évitait la cohue. D’autres gardes et des invocations sur les côtés surveillaient le bon déroulement de la cérémonie. La chapelle avait normalement une décoration très épurée, selon les principes jeannots, mais pour l’occasion, on avait accroché un tableau de Vestina, et quelques autres décorations albiennes. Le vénérable doyen, assisté par sept servants dont le pasteur de Pertagne, attendait les fiancés au Soleil (le chœur). Les familles prirent place, séparées par la Lame (l’allée centrale). Puis les principaux acteurs firent leur entrée : les prêtres d’abord, ensuite Korritil qui précédait son fils, vêtu d’une riche tenue de marié bleue, escorté par sa sœur. Puis, ce fut au tour d’Orlande, son frère, suivi par Lauridas, en sa qualité de témoin. Arnolphe et Niscarvin apparurent ensuite comme témoins de la mariée. Enfin, Filendilë annonça l’entrée de sa fille, et remonta la Lame jusqu’au Soleil. Là, tandis que Fleur remontait l’allée en robe blanche, escortée par son frère, Filendilë entama un chant traditionnel, accompagnée par toutes les femmes et jeunes filles : le chant de la mariée, en version albienne avec quatre strophes, mais chanté, et fort bien, en felxirois. C’était un chant connu de tous, célébrant les vertus, le rôle d’une épouse, qui s’entonnait traditionnellement dès que la mariée entrait dans l’église. Normalement en albien, les Réformés le faisaient en felxirois et ne conservaient que trois strophes, car le premier était à la gloire de sainte Vestina, dont ils ne reconnaissaient pas le culte. Dans chaque strophe, s’en suivait le même second vers : « Sois doux, sois bon, sois fort » qui rappelait les attentes de la femme envers son époux (« sois doux » = être respectueux, courtois / « sois bon » = générosité, pourvoir à ses besoins / « sois fort » = la protéger elle et son foyer). Et globalement, le chant rappelait les devoirs et espoirs de la femme, ce que doit être une bonne épouse, jusqu’à sa mort.
Fleur était d’une beauté époustouflante (score 30 en séduction). Arnolphe résista bien au charme de Fleur ; il la trouvait très jolie mais elle était son amie. Niscarvin en revanche fut très troublé, il était complètement séduit et se posa des questions sur ses sentiments. Il tenta de se reprendre, se cramponnant à l’idée que c’était une amie, mais il demeurait extrêmement fasciné par Fleur. Il se dit qu’il aurait peut-être dû tenter sa chance, et il n’était pas le seul dans la salle.  
Arrivés au Soleil, Guilhem – puisque le baron était décédé - céda officiellement et juridiquement sa sœur à Fortuné, en tendant la main de Fleur à son beau-frère, qui passa immédiatement sous son autorité. Les deux fiancés se saluèrent. Fortuné se contenta d’un baisemain. Ils se tenaient face à face, les mains jointes. Le doyen put démarrer la cérémonie.  
On fit une lecture du Liber en Albien, que le pasteur de Pertagne traduisit en Felxirois. Le doyen fit ensuite une harangue en felxirois. Sans le vouloir, le doyen se montra presque insultant en sortant toutes les incartades des futurs époux. Qui aurait cru que le jeune de Melville, un dandy, un voyou pris pour vol à treize ans, deviendrait un jour baron ? Qui aurait pu croire que la jeune de Lasus qui s’était écarté du droit chemin en jouant un peu trop aux jeux de l’amour et de la séduction deviendrait enfin de compte une femme éprise et se vêtirait un jour de la robe blanche ? Il ne cherchait en fait qu’à montrer que les deux jeunes gens avaient fait du chemin depuis, qu’ils s’étaient bien trouvés, et qu’ils étaient sur la bonne voie, mais il insistait trop sur le fait que Fleur et Fortuné n’avaient pas été jusque-là des modèles de vertu.  
On fit un sacrifice à Daromir en Albien mais pas d’invocations des Saints.
Le prêtre demanda le consentement des deux fiancés en felxirois. Puis les fiancés prêtèrent serment. Les témoins se tenaient debout à côté de celui qu’ils représentaient. Fleur s’exécuta en première :
« Je jure de t’aimer, de t’honorer, de t’obéir et de te rester fidèle jusqu’à ce que la mort nous sépare. »
Fortuné lui répondit :
« Je jure de t’aimer, de t’honorer, de te protéger et de te rester fidèle jusqu’à ce que la mort nous sépare. »
Les deux époux, désormais mari et femme, échangèrent leur chaînette bénis par le prêtre en Albien.
On procéda à la signature du contrat par les mariés, les parents et les témoins.
Devant le feu sacré, Fleur alluma un cierge pour allumer le feu dans leur nouveau foyer.  
Fortuné et Fleur se rendirent dans la chapelle main dans la main, car c’était là leur premier acte d’époux. Ils demandèrent à Daromir, par l’intercession de Vestina, de bénir leur foyer ; il y avait en cela une dérobade pour ne pas contraindre Fleur à prier Vestina, et certains Albiens dans l’assistance s’en rendirent compte. Au moins, les apparences étaient sauves, la prière dans la chapelle axiale avait bien eu lieu.
La cérémonie touchait à sa fin. Le doyen déclara Fortuné et Fleur unis par Tharès et Vestina et les autorisèrent à sceller leur union d’un baiser, ce qu’ils firent avec joie.
Avant de quitter les lieux, Fleur en profita comme convenu pour introniser Fortuné officiellement comme le nouveau baron et annonça :
« Mon aimé, à présent que j’ai lié mon destin au vôtre, il est temps pour vous de lier le vôtre à celui de Pertagne. »
Elle prit la rapière de son époux, qui mit un genou à terre pour la recevoir de ses mains. Là, Fleur prononça un très bon discours qu’elle conclut par :
« Nous, Fleur de Melville, baronne de Pertagne, fille et héritière de feu Philippe de Lasus, faisons notre noble époux, Fortuné de Melville, baron de Pertagne, et nous ordonnons à tous nos vassaux et sujets de le reconnaître et de le respecter comme tel, dès ce jour et jusqu’à sa mort. »
Elle rendit son arme à Fortuné et le félicita. L’intendant s’étant placé à côté d’eux, elle lui commanda de mettre cet acte par écrit en plusieurs exemplaires, dont un pour monseigneur le comte d’Enro, qui reçut aussitôt l’hommage du nouveau baron.
Au grand soulagement de Fleur, nul n’avait protesté dans l’assemblée, pas même le chevalier de Glaile qui fit bonne figure devant son nouveau suzerain. Fleur avait forcé les vassaux qui ne lui étaient pas favorables à reconnaître son époux comme baron devant le comte. Ensuite, elle le savait, imposer l’autorité de Fortuné serait une autre paire de manches, mais pour le moment, l’heure était à la fête.

A la sortie de l’église, les deux familles se mélangèrent. Guilhem et Orlande marchèrent côte à côte. Korritil et Filendilë firent de même. Sur le parvis, Filendilë et Korritil présentèrent aux sujets monsieur et madame de Melville, baron et baronne de Pertagne.
On regagna le château pour se restaurer autour d’un grand banquet, animé par divers spectacles, dont un de Niscarvin (score 21) et un de Dorwan (score 22). Tous deux furent brillants. Guilhem prit à part le doyen et lui exprima son mécontentement concernant la harangue mais de façon feutrée. Le doyen ne comprit pas son irritation, car il ne voulait aucun mal aux mariés et pensait avoir bien parlé.
Lauridas fit un toast un peu convenu. Dassise, égal à lui-même fit le pitre et s’avéra très drôle, évoquant des soirées aux côtés de Fortuné.
Les invités offrirent leurs présents aux mariés. Finrod offrit trois robes à Fleur, une de qualité sublime et deux de très bonne qualité. Le comte d'Enro offrit de la part de sa femme un collier de corail enchanté par un sort de santé, en le portant, Fleur bénéficierait d'un bonus de résistance (+1), propice notamment pour la mise au monde des futurs héritiers de la baronnie. Et pour sa part il offrait une rapière runée à Fortuné (accordant un +1 en Force). Guilhem offrit à sa sœur une robe de très bonne qualité avec des roses brodées et des accessoires. Les vassaux avaient plutôt apporté des présents pour le ménage.  Les amis de Fortuné lui offrirent une autre rapière enchantée et des vêtements.
Fleur et Guilhem profitaient de la journée pour tenter de charmer les invités les plus influents.
Vint le temps de danser. Fleur le faisait merveilleusement bien, tandis que son mari se débrouillait. Niscarvin dansait correctement. Arnolphe se révéla bon cavalier.
Fortuné tint bien l'alcool, il ne tenait pas à contrarier sa dulcinée le soir de leurs noces. Niscarvin se montra raisonnable. Arnolphe tenait très bien l’alcool mais il but longtemps et finit complètement saoul, et se répandit en vomissements.    
Il se faisait fort tard lorsqu'on assista au coucher des mariés. Dassise était complètement saoul. Les amis de Fortuné s'immiscèrent. Guilhem évacua tout ce petit monde. Mais il ne vit pas que Dassise s'était caché sous le lit.
Fleur se mit à séduire son mari (score 21 !) et Fortuné se montra un très bon amant. On ferma la porte. Dassise sortit alors en riant de sa cachette et se rinça l’oeil. Fortuné se fâcha. Puis il devint brusquement tout blanc, et muet. Fleur tenta d'intimider Dassise, en vain. Le jeune homme, fier de son tour, riait et se débarrassa négligemment d'une araignée qui se promenait sur son bras. Fortuné s'écria alors :
"Tue-la !"
Fleur comprit qu'il était arachnophobe et elle supprima l'araignée. Une fois seuls à seuls, pour de bon, elle tâcha d'apaiser son époux. Il était un peu refroidi par l'araignée. Pour autant, il fut un bon amant et sa femme se révéla merveilleuse (score : 23).

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Message  MJ des MJ le Mer 30 Jan - 23:06

Le mariage de Fleur 3


Le matin du 32e Tonte (23 avril), ces messieurs s'esclaffèrent autour de plaisanteries grivoises. On se leva tard. Dassise se vanta de la bonne farce qu'il avait jouée aux mariés. Avant de reparaître en public, Fleur s'accorda avec son mari concernant les messes de la matinée ; il assisterait à la messe réformée avec le comte tandis qu'elle irait à la messe albienne. Guilhem accompagna sa sœur.
Durant l'après-midi, plusieurs concours furent proposés. Fleur et Fortuné ouvrirent le bal pour l'épreuve de danse. Fortuné fut mauvais, encore fatigué, mais sa femme s'avéra sublime. Il faisait bien piètre figure à côté d'elle. Filendilë s'avéra une très bonne danseuse. Finrod se montra assez moyen. Korritil se défendit bien et invita Filendilë. Le mage était très séduisant mais la belle Elfe ne se laissa pas prendre à ses charmes. Niscarvin s'essaya à la danse et se révéla bon danseur.
Fleur fit un effort envers Orlande ; il se montra assez réceptif. De son côté, le comte tenta de sympathiser avec les Elfes et les mages. Guilhem se montra charmant avec ces derniers, auxquels il espérait pouvoir vendre des ingrédients magiques ou en acheter. Fleur se montra prévenante envers les gentilshommes afin de tisser de bonnes relations avec les nobles invités.
Vint ensuite le concours de tir. Chaque candidat tirait trois fois, et on établissait son score avec la somme des points engrangés. Un garde manqua les cibles lamentablement. Ses camarades se ridiculisèrent aussi. Cela fit plutôt rire l'assistance. Arnolphe se distingua avec un total de 56 points. Fabien obtint le score honorable de 42 points. Le garde d'un invité mage, Tom, fit 50 points. Marc, chanceux, marqua un score exceptionnel de 65 points. Finrod engrangea 67 points à l'arc. Taretiel fit mieux avec un coup de maître, cumulant au total 75 points !
Fortuné proposa alors de faire une finale entre les quatre meilleurs tireurs. Arnolphe marqua 48 points, battant de peu Marc l'arbalétrier qui cumulait 47 points. Finrod marqua 52 points. Taretiel fut le meilleur avec 82 points !
Pour le concours d'escrime, l'orgueilleux paladin affronta les amis de Fortuné. Les coups seraient évidemment retenus. Le paladin élimina facilement Élisse. Sûr de lui, il lança à Dassise :
"Dassise, viens ici que je te rosse!
- Tu as eu Élisse en traître !"
Le paladin le laissa attaquer, et surpris par un coup de maître du jeune homme, il dut choisir entre perdre la face devant tous ou sauver les apparences en usant de son Pouvoir, et naturellement le paladin opta pour le second choix, qui fit quelque peu rire sous cape les Posseux. Furieux contre lui-même, il tenta de s'illustrer en affrontant les quatre autres gentilshommes. Il élimina Blégnier et Eleucipe, et toucha Lauridas de peu. Hadrien, lui, para sa lame avec sa dague main-gauche. Au deuxième tour, le paladin élimina les deux jeunes hommes. Les autres participants étaient échaudés et le concours d’escrime tourna court.
Vint ensuite le concours de magie. Pernor fit une statue de terre des deux mariés particulièrement réussie. Korritil proposa un sort de bougies. Un autre mage fit un phénix de feu. Orlandeau manipula de l'eau assez bien.
En littérature, Niscarvin, peu convaincu, ne se souvint pas de la fin de sa poésie. Dorwan rattrapa le coup en récitant un très beau poème. Le comte raconta une histoire mais ne fut pas un orateur exceptionnel ; il parla de la troisième guerre de religion.
Le soir, durant le banquet, Niscarvin fit du théâtre ; sa pièce remporta un franc succès.
Les mariés et leurs parents remercièrent les invités.

Le 33e Tonte (24 avril), on put entendre près de la chambre des mariés que Fortuné s'avérait un excellent amant. Fleur le laissait faire.
Arnolphe et Niscarvin discutèrent de leurs dernières aventures, et cela les soulagea.
Fleur parla avec le comte, Elle lui fit comprendre qu'elle ne comptait pas repartir à l’aventure de sitôt, elle ne pouvait laisser sa terre sans protection, d'autant que Pertagne avait été assiégée deux fois ces derniers temps, et le comte en convenait. Toutefois, elle fit valoir qu'elle demeurait une vassale dévouée, et qu'il pourrait toujours compter sur sa loyauté. De plus, son frère, devenu récemment grand chevalier pourrait servir ses intérêts. Damien d’Enro lui apprit que le comte d'Ereu se trouvait à présent dans le comté de Nyamène.
Le comte discuta aussi avec Niscarvin et Arnolphe. Le sieur Grosjean déclara qu'il n'oublierait jamais ce qu'il lui devait et qu'il serait toujours son obligé, mais que pour l’instant il s’était engagé à servir Léonard du Dimannor. Niscarvin, lui, expliqua simplement qu'il avait reçu une meilleure offre du duc et qu'il ne pouvait laisser passer une telle opportunité. Le comte répondit qu'il ne leur en tenait pas rigueur, qu'il était parfaitement conscient que leur Destin devait les amener plus loin. Il leur proposa de les téléporter à Neuhor. D'ailleurs les deux amis devaient récupérer des armures de crabe géant qui les attendaient. Ils acceptèrent donc volontiers.
Ils laissèrent leurs chevaux à Pertagne, et Pernor les téléporta à Neuhor avec le comte d’Enro.
Les invités prirent congés tour à tour. La journée se passa dans les embrassades et les au-revoirs.
Le soir, il ne restait plus que la famille de Fleur et les compagnons de Guilhem.

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Message  Nagosil le Sam 2 Fév - 13:17

La soumission de Sodavlac : Livre de compte et comte à livrer

33ème tonte 1548 (24 avril) : Après leur prière matinale, Arnolphe et Niscarvin prirent un moment pour échanger sur leurs problèmes d'addiction respectifs. Ils eurent ensuite une conversation avec le comte d’Enro : ils lui annoncèrent en personne leur ralliement au service direct du duc de Dimannor (bien que le comte fut déjà au courant), en le remerciant de tout ce qu’il avait fait pour eux et en lui assurant que leurs amitiés n’en étaient pas affaiblies. Le comte les informa ensuite de la situation : la crise d’Eppide avait été résolue (le château avait été pris), et le duc les attendait tous sans tarder à Neuhor. La guerre ne faisait que commencer.

Ils partirent le jour même en téléportation, laissant leurs chevaux sur place. Ils se présentèrent au château et ils furent informés que le duc les recevrait en privé après le repas du soir. Un serviteur informa également Arnolphe qu’un certain Dorian Portemer cherchait à le contacter.

L’archer et le baladin se rendirent ensuite chez l’armurier pour y récupérer leurs armures en carapace de crabe. Puis ils allèrent à l’auberge où Dorian Portemer avait dit être logé mais celui-ci n’y était pas. Ils laissèrent l’aubergiste faire la commission de leur passage et retournèrent au château.

Ils dînèrent, puis discutèrent avec le duc après le repas. Ils l’informèrent des péripéties de Pertagne et apprirent en retour que le conte d’Ereu était parti vers le comté de Nyamène (lequel soutenait également la cause albienne). Ensemble, ils avaient environ 2500 hommes et s’en étaient pris à la baronnie d’Amennyë (laquelle disposait d’une large communauté elfique). La discussion tourna ensuite autour du plan d'action du duc : il avait décidé de frapper un grand coup pour marquer les esprits et saper toute velléité de rébellion. Il voulait ainsi prendre le contrôle de Néac, qui était la principale ville du comté de Sodavlac, le comte de Sodavlac étant réticent à engager ses forces au service de son duc. Le plan était d’utiliser les carrières pour faire venir des hommes à l’intérieur de la ville. En effet les catacombes telxes semblaient en-dehors des protections magiques de la ville, et donc potentiellement accessibles par téléportation. Le rôle d'Arnolphe et de Niscarvin était de s’en assurer et préparer le terrain.

34ème tonte (25 avril) : Au matin, l’archer et le baladin retournèrent à l’auberge retrouver Dorian Portemer : il s'agissait d'un jeune homme, dans la vingtaine, qui leur dit que son père avait été en affaire avec le frère d’Arnolphe (Adrien Grosjean), qu'il avait été assassiné quelques mois après ce dernier (il y a 3 ans) et qu’il avait retrouvé un livre de compte appartenant à Adrien en rangeant des affaires. Une diseuse de bonne aventure lui avait alors donné ce conseil nébuleux : « Trouve l’archer des pommes. Le vers est dans le livre. Le ver est dans le fruit. L’archer doit jeter les pommes pourries. »

Après avoir pris le livre de compte et remercié Dorian, Arnolphe et Niscarvin récupérèrent un peu d’équipement pour leur mission : une boussole, de la craie, des potions de vibrations sensorielles, des potions d’orientation souterraine, des graines de plantes lumineuses, des parchemins de téléportation, du parchemin et des fusains pour faire un plan.

Arnolphe étudia ensuite le livre de compte de son frère : les premières entrées remontaient à 10 ans. Les dernières à quelques jours avant la mort d’Adrien (il y a 3 ans). Certaines transactions faisaient intervenir de très grosses sommes. Certaines transactions parurent étranges à Arnolphe car il n’avait pas connaissance que sa famille commerçât ces denrées. Niscarvin repéra que le nom de Mornille apparaissait plusieurs fois, ainsi que le nom de Malfosse. Les deux familles avaient commandé des armures, ainsi que du raisin et des poires pour Malfosse. Villerouhet-Saint-Clair était régulièrement mentionné pour les transactions, il y avait sans doute un point de vente ici. Les Martin étaient nombreux, plus souvent mentionnés comme fournisseurs que comme clients. On les distinguait par l’initiale du prénom, systématiquement une des premières lettres de l’alphabet. Le nom de Portemer n’apparaissait nulle part.

35ème tonte (26 avril) : Arnolphe et Niscarvin furent téléportés vers Néac. Ils arrivèrent à proximité et finirent le chemin à pied. Ils se rendirent chez les Grosjean. Arnolphe montra le livre à son père et à son beau-frère. Le père fut très surpris de ces transactions étranges. Le beau-frère fit remarquer qu’il y avait des gens peu recommandables dans ce livre, notamment des notables qui n’avaient pas une réputation de sainteté, des nobles débauchés et des marchands véreux. La mère Grosjean regarda également le livre et remarqua que certaines dates ne collaient pas avec des transactions effectuées par Adrien (il était alité pendant au moins l’une des transactions).
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Message  Nagosil le Sam 2 Fév - 13:35

La soumission de Sodavlac : Retour dans les catacombes

À la nuit tombée, Arnolphe et Niscarvin se rendirent aux carrières discrètement (furtivité possée). Malgré leur Pouvoir, un des gardes les entendit et alerta ses collègues. Le baladin et l’archer passèrent la palissade mais furent repérés. Ne voulant pas provoquer un combat qui mettrait le guet de Néac en alerte et compromettrait leur mission, ils s’enfuirent en courant.

36ème tonte (27 avril) : Arnolphe et Niscarvin retentèrent d’entrer dans les carrières de jour, cette fois sans se cacher. Un contremaitre leur demanda ce qu’ils faisaient là, le saltimbanque le baratina et ils purent pénétrer dans les mines.

Arnolphe s'orientait très bien dans les galeries. Niscarvin expliqua aux quelques travailleurs qu’ils croisèrent qu’un mage les avait mandés pour tuer un ou deux ratsens et lui rapporter des ingrédients magiques, coupant ainsi court à toute curiosité importune. Ils arrivèrent à l’endroit qui séparait la carrière des galeries ratsens, la galerie 45, barrée par des planches. Ils en déclouèrent quelques-unes pour passer et s’enfoncèrent dans le boyau désaffecté. Les souvenirs de leur dernier passage ici affluèrent ; c’était il y a quelques mois avec Fleur mais cela leur semblait une éternité, tant d’évènements étaient survenus depuis, tant d’aventures ! Ils évitèrent les chauves-souris géantes dont ils se rappelaient la position et les dangereuses morsures.

Un peu plus loin, ils se trouvèrent pris en tenaille par deux charognards rampants (sorte de chenilles géantes de 3 mètres de long). Niscarvin activa ses objets magiques, Arnolphe empoigna sa corsèque. Le baladin attaqua son adversaire qui esquiva le coup. Le sieur Grosjean se défendit contre le sien. Puis le saltimbanque transperça mortellement sa bestiole. Celle de l’archer s’emmêla les tentacules et celui-ci en profita pour lui porter un coup qui la blessa légèrement. Niscarvin acheva son ennemi. Arnolphe ne put en faire autant car le monstre se défendait très bien. Le baladin vint prêter main forte à son compagnon mais rata la créature qui parvint à égratigner l’archer (Arnolphe résista bien au poison). Le saltimbanque poussa ensuite le monstre à la défense et le sieur Grosjean lui mit un gros coup de corsèque. Niscarvin l’acheva.

Ils continuèrent leur chemin et descendirent au niveau inférieur. Au détour d’un boyau, Niscarvin retint Arnolphe qui manqua de marcher sur un piège ratsen. Le saltimbanque essaya de le désamorcer mais le déclencha à la place ! Heureusement pour lui le piège n’avait pas une force suffisante pour percer son armure. Ils poursuivirent leur chemin et déclenchèrent un autre piège qu’ils n’avaient pas vu, s’en tirant sans dommage. Ils trouvèrent ensuite un 3ème piège qu’ils désamorcèrent. Niscarvin voulut être très prudent pour entrer dans la salle avoisinante mais c’était juste des plantations de nigrames (heureusement parce que le baladin et la discrétion n’étaient pas très copains).

Dans une salle plus loin ils tombèrent sur 4 rats gigantesques (1m70 de long). Ceux-ci étaient agiles et attaquèrent aussitôt Niscarvin et Arnolphe, qui eurent à peine le temps d’adopter une posture défensive. Un rat entra dans la garde de l’archer, un autre dans celle du baladin. Celui-ci fut blessé. Il contre-attaqua sauvagement (en possant) et tua les deux rats face à lui. Arnolphe se défendait. Les rats ratèrent leurs attaques. Niscarvin contre-attaqua et les tua. Puis le saltimbanque soigna les blessures.

Ils continuèrent à parcourir les boyaux et des couinements leur parvinrent. Ils se replièrent dans un cul de sac pour y attendre les ennemis. Des cailloux s’éboulèrent sur eux, ils furent mis groggy et à terre. Là-dessus, les ratsens arrivèrent (une dizaine mal armés, et 2 guerriers). Ils se jetèrent sur eux et les empêchaient de se relever. Niscarvin réussit à défendre, à tuer les 2 hommes-rats qui le bloquaient et à se relever. Arnolphe se faisait harasser et se prenait de petits coups qui le maintenaient au sol. Le baladin s’énerva et attaqua tous les Ratsens (il en tua 5 sur le coup). Arnolphe se releva. Les deux gardes s’enfuirent. Le saltimbanque finit les trois derniers adversaires.

Arnolphe et Niscarvin repartirent vers le nord. Ils arrivèrent au passage qui mènait à l’étage inférieur. Celui-ci était très pentu et devait être descendu en s'aidant des mains. Ils s'arrêtèrent un peu plus loin et le baladin soigna les blessures.

Ils décidèrent d’aller voir dans la grotte d’à côté et tombèrent nez-à-nez avec 4 guerriers ratsens, équipés avec arme et bouclier rudimentaires et des armures en peau et os. Le combat s’engagea et ils échangèrent quelques passes d'arme avant que Niscarvin ne parvienne à en planter deux. Désemparés, les deux autres se firent ensuite blesser par le saltimbanque avant d'être violemment achevés par Arnolphe à la corsèque.

La grotte était vide en dehors des ratsens. Un passage au nord était barré par des pieux (dirigés vers la salle). Arnolphe et Niscarvin explorèrent alors l'autre boyau. Ils arrivèrent dans une salle vide et poursuivirent leur route. Ils passèrent un couloir glissant et arrivèrent à une grotte occupée par 6 rats géants. Ceux-ci les attaquèrent. Les deux compagnons se défendirent. Les rats les réattaquèrent à plusieurs reprises, poussant à chaque fois Niscarvin et Arnolphe à la défense. Le sieur Grosjean fut mordu et légèrement blessé. Le baladin prit l’initiative pour se sortir de cette périlleuse situation : mort, mort, mort, esquive. Un rat essaya de le mordre mais rata. L’autre blessa légèrement Arnolphe. Le saltimbanque réattaqua : esquive, mort, mort. Le saltimbanque frappa dans le vide. Le dernier rat s’enfuit.

Après s’être administrés les premiers secours, Arnolphe et Niscarvin poursuivirent leur chemin vers le complexe telxe.

Approchant de la première salle, ils aperçurent un pentagramme tracé au sol avec un golem d’os à côté. Le baladin avertit son ami que d’après lui, c’était sans doute un piège. Ils s’approchèrent un petit peu pour voir un peu mieux le pentagramme. Le golem se mit en mouvement et annonça que cette zone était une zone archéologique protégée dans laquelle il était défendu de pénétrer. Niscarvin sortit son épée courte et prit la lampe pendant qu’Arnolphe bandait son arc avec une flèche hachette. L’archer abîma son arme dans sa précipitation. Le sieur Grosjean prit une autre flèche et le temps de bien viser, tira comme un bourrin et rata le golem. Celui-ci se sentit quand même agressé et se rua sur les héros. Niscarvin posa la lampe et se plaça de manière à intercepter le golem. Il se prit un gros coup, paré de justesse mais néanmoins déstabilisant. Arnolphe passa à la corsèque, voulut attaquer avec mais ne fit qu’abîmer le fer contre le mur. Le combat s’enlisait. Le sieur Grosjean porta quelques coups au golem, certains très violents, d’autres moins. Niscarvin se prit un autre gros coup et Arnolphe acheva finalement la créature.

Le baladin se soigna. Puis il proposa d’entrer prudemment dans la salle pour voir si le piège se déclenchait. Soudain le pentagramme se mit à briller et dans le portail lumineux ainsi ouvert apparut … Piscis ! Les trois hommes étonnés se mirent à discuter. Le golem était le sien, placé là pour protéger l’entrée de la nécropole avec un sort d’alarme qui avertissait le mage en cas d’intrusion, d’où son arrivée soudaine. Mécontent du démembrement de sa créature, il insista jusqu’à ce que les deux agents du duc lui promettent de lui rembourser le coût des ingrédients (3 000 PO chacun). A la question de Niscarvin il répondit qu’il avait appris la nécromancie auprès d’un « gentil » vampire et que cela s’était avéré très utile pour mieux comprendre les Telxes. Le baladin était mi-amusé mi-effaré par la candeur du mage. Piscis leur demanda ce qu’ils faisaient là. Arnolphe et Niscarvin ne voulurent pas lui dire mais lui firent comprendre que c’était secret.

Finalement le magicien se re-téléporta chez lui après leur avoir recommandé de ne toucher à rien et avoir reçu d’eux l’assurance solennelle qu’ils n’étaient pas là pour piller la nécropole. Arnolphe et Niscarvin se replièrent dans le boyau par lequel ils étaient venus pour discuter.
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Message  Nagosil le Lun 18 Mar - 10:51


La soumission de Sodavlac : Nettoyage des catacombes

L’archer et le baladin échangèrent sur la marche à suivre. Ensuite ils appelèrent Squirrel par télépathie. Ils l’informèrent de la situation et décidèrent ensemble de nettoyer les catacombes avec l’aide de Lambert le lendemain.

Pendant que la druidesse informait le duc de la situation et préparait, avec son ami rôdeur, de quoi faire face à un vampire et à des morts-vivants, Arnolphe et Niscarvin occupèrent leur journée à tailler à la pioche des marches dans le passage très glissant qu’ils avaient passé juste avant d’arrivé dans les catacombes, après avoir soigneusement détruit le pentacle magique de Piscis.

Ils furent dérangés dans leur travail par une araignée géante qu’ils tuèrent sans plus de difficultés.

Le soir, ils se téléportèrent auprès de l’armée ducale, constatant avec soulagement que la barrière magique de la ville pouvait effectivement être contournée de cette manière. Ils avaient évidemment pris soin de laisser une ancre de téléportation sur place. Ils se reposèrent et prirent un peu de matériel complémentaire.

37ème Tonte (28 avril) : Les quatre amis se téléportèrent devant l’entrée des catacombes. Ils entrèrent prudemment et furent accueillis par trois créatures nécromantiques : une invocation de haut niveau et deux golems d’os. Le combat s’engagea immédiatement. Les attaques perforantes de Niscarvin n’étaient pas très efficaces contre les golems et le combat fut rude. Squirrel se sentait également impuissante une fois qu’elle avait lancé ses sorts permettant d’améliorer ses compagnons : ses attaques magiques manquaient de puissance. Finalement, et avec l’aide de leur Pouvoir, les quatre héros triomphèrent. Lambert était blessé mais le balladin-chirurgien soigna efficacement sa blessure.

La druidesse proposa à ses compagnons d’avancer vite pendant que les sorts qu’elle avait lancés durant le combat précédent étaient encore actifs. « Ok ! » lui répondit un Arnolphe motivé.

Le groupe s’avança dans la salle de gauche. Il y avait là huit gardiens spectraux qui les attendaient. C’étaient des squelettes fantomatiques, en arme et armure, recouvert d’une sorte d’ectoplasme bleuté. Huit autres gardiens spectraux surgirent depuis l’autre salle adjacente et le combat s’engagea sans répit. Les morts-vivants séparèrent les héros et les harcelèrent à quatre contre un. Squirrel était défendu par Winnie, son invocation de combat. Niscarvin et Arnolphe avaient tous deux fait appel à leur foi tharésienne pour, respectivement, affaiblir et pouvoir blesser ces créatures impies. En infériorité numérique, les quatre posseux étaient en mauvaise posture : Winnie mourut assez rapidement, pendant que les autres perdaient leurs targes et leurs PP. Arnolphe, Lambert et Niscarvin se saisirent d’une opportunité et attaquèrent avec toute leur énergie un maximum d’ennemis afin de réduire leur avantage numérique. Mais un seul round n’y suffisait pas, et ces êtres immatériels ne se souciaient pas de prendre des coups. Plusieurs fois, les héros durent puiser dans leur Pouvoir pour échapper à la mort. Ils parvinrent à réduire le nombre de leurs ennemis à trois quand ils se retrouvèrent à court de Pouvoir. Le combat dura encore quelques minutes. Arnolphe tomba dans les pommes à cause des multiples coups qu’il avait reçus, et Squirrel le ranima grâce à sa magie. Les héros finirent tout de même par achever leurs adversaires.

Squirrel eut à peine le temps de soigner par magie quelque bleus qu’un vampire arriva avec 8 squelettes. Il y avait même quatre vampires, tous identiques, car il s’était créé des clones illusoires par magie. Le buveur de sang incanta un sort de magie noire et les quatre héros furent profondément affaiblis. La situation était problématique et l’ennemi terrifiant. Il fallut se replier dans un couloir. La baladin, doué en défense et peu blessé, bloquait le passage face aux squelettes, pendant que le rôdeur et l’archer tiraient des flèches par-dessus ses épaules sur le vampire et ses clones. La druidesse restait en retrait, elle était trop mal en point pour pouvoir lancer des sorts correctement. La stratégie marcha plutôt bien. Les squelettes ne parvenaient pas à passer la défense de Niscarvin et le vampire se prenait blessure sur blessure. Le dernier Point de Pouvoir de Lambert l’acheva. Finir les squelettes ne fut ensuite plus qu’une formalité.

Après avoir pris soin de planter un pieu dans le cœur du vampire, le groupe se téléporta auprès de l’armée ducale avec son cadavre. Les prêtres se chargèrent d’organiser un rituel afin d’exorciser le mal et de s’assurer que le vampire ne pourrait plus jamais revenir d’entre les morts.
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Message  Nagosil le Lun 18 Mar - 10:54


La soumission de Sodavlac : Prise de la ville

38ème tonte (29 avril) : Arnolphe et Niscarvin firent leur psychothérapie de bon matin. Puis ils discutèrent de Piscis et résolurent de le capturer avant que celui-ci ne vienne compromettre leurs plans. L’idée était de l’attirer hors de la ville avec un bon mensonge, pour faire ça discrètement. Le relativisme tolérant du mage lui avait fait franchir une ligne rouge, qu’en tant que tharésiens ils ne pouvaient plus ignorer, même par amitié. Une fois Néac soumise, ils le livreraient à l’Inquisition. Leur plan au point, les deux compères allèrent l’exposer au duc, qui l’approuva et leur adjoignit un mage de terre pour les assister.

Après avoir appelé Piscis par télépathie pour fixer le rendez-vous, l’archer et le baladin accompagnèrent les ingénieurs du duc dans les catacombes, leur expliquant les passages à barricader et les dangers à éviter. Ils commencèrent alors à préparer le terrain pour l’installation des troupes dans les premières salles des catacombes, sous la supervision de Squirrel et Lambert.

Ensuite, Arnolphe et Niscarvin se firent téléporter sur le lieu du rendez-vous, un village à quelques kilomètres de Néac. Piscis vint. Ils l’entrainèrent à l’écart et l’attaquèrent en traitre mais ils n’eurent pas l’effet de surprise escompté. Le baladin demanda à son ancien ami de se rendre sans faire d’histoire, mais celui-ci refusa et il fit appel à leur amitié pour qu’on le laissât partir, promettant de ne rien dire sur leurs activités dans les catacombes. Arnolphe hésitait : Piscis voyait le bien partout, il était tolérant jusqu’à la faiblesse, était-il bien moral de le livrer à l’Inquisition ? Il avait été manipulé, cela méritait-il la torture ? Les méthodes de l’Eglise ne faisaient-elles pas d’eux les vrais méchants dans l’histoire ? Niscarvin aussi avait des remords mais il était résolu à aller jusqu’au bout et l’attaqua. Piscis invoqua alors un squelette pour le défendre mais le mage du duc contra sa magie avec une grande efficacité et le squelette redevint poussière aussitôt. Le baladin était furieux de cette démonstration de nécromancie et cela renforça sa détermination : la nécromancie était un crime impie, aucun noble motif ne pouvait l’excuser, la soif de savoir du mage pouvait le conduire à des abîmes de corruption. Il l’attaqua alors sans retenue. Le sieur Grosjean, qui se considérait toujours comme l’ami de Piscis, protégea le mage d’eau de la fureur du saltimbanque. Finalement, le coup vint de là où on ne l’attendait pas et un rocher invoqué par le mage ducal assomma Piscis, qui fut enchaîné et ramené au sein de l’armée, où il fut placé sous bonne garde.

39ème tonte (30 avril) : Le lendemain matin, Arnolphe et Niscarvin retournèrent dans les catacombes. Ils accompagnèrent les ingénieurs pour baliser le chemin dans les galeries ratsens en mettant des barricades en travers des chemins à ne pas emprunter. Les ratsens se tenaient à l’écart mais ils rencontrèrent deux araignées géantes. Une fois la surprise de la première attaque passée, elles ne représentèrent pas un réel danger pour l’archer et le baladin. L’une d’elle fut tuée, tandis que l’autre s’enfuit gravement blessée.

Quand la nuit fut tombée et que les carriers furent rentrés chez eux, Arnolphe et Niscarvin allèrent baliser le chemin à l’aide de graines de plante lumineuse, que Squirrel fit pousser par magie.

Le duc et son armée s’approchaient des portes de Néac. Dans les souterrains étaient postés cent « bœufs » (guerriers d’élites très armurés), cent miliciens (la moitié était des arbalétriers, l’autre des hallebardiers) ainsi que Squirrel, Lambert, Arnolphe et Niscarvin.

40ème tonte (1er mai) : Peu avant l’aube, l’archer et le rodeur allèrent assommer discrètement les gardes de la carrière. Ensuite, accompagnés du baladin, ils sortirent en direction des portes de la ville. Ils tentèrent de rester discret mais une patrouille de quatre gardes les aperçut. Ils les assommèrent promptement et les portèrent jusqu’aux carrières. Malheureusement ils rencontrèrent une autre patrouille de garde qu’ils durent également assommer. Niscarvin contacta Squirrel par télépathie et quelques miliciens vinrent les aider à transporter tous ces gardes dans les galeries.

Les trois héros repartirent en direction des portes, cette fois-ci déguisés en garde. Ils entrèrent sans problème dans la barbacane en se faisant passer pour la relève, mais il y avait là un sergent maitrisant le Pouvoir qui ne fut pas dupe. Le baladin leur fit miroiter des pots-de-vin importants en leur faisant croire qu’ils étaient là pour faire de la contrebande. Profitant de leur hésitation, le gros archer et le rôdeur décochèrent leurs flèches, tandis que Niscarvin sécurisait le cor de détresse et l’autre sortie de la barbacane. En moins de trente secondes, le sergent était seul. Face à trois posseux plus expérimentés, il se rendit et se laissa attacher sans faire d’histoire.

Le plan du duc se déroula ensuite sans accrocs : les « bœufs » et les miliciens des souterrains allèrent occuper des endroits stratégiques, l’armée ducale entra dans la ville par les portes maintenues ouvertes par les héros sans rencontrer de résistance, et Bruno Robert, comte de Sodavlac, comprenant la situation, vint se présenter humblement au duc en lui assurant qu’il n’était pas son ennemi.

Le soir, Squirrel, Lambert, Arnolphe et Niscarvin dinèrent au château avec le duc et le comte, qui était étroitement surveillé, davantage pour lui mettre la pression que par crainte d’une mauvaise action de sa part.

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Le nettoyage de Néac : Enquête sur les trafics


1er Fauche (2 mai) : Arnolphe et Niscarvin tentèrent sans succès de voir le comte d’Enro. Ils voulaient se faire recommander pour l’école de magie mais une série de contretemps leur fit perdre leur journée. Ils en profitèrent néanmoins pour poursuivre leur psychothérapie.

2ème Fauche (3 mai) : L’archer et le baladin récupérèrent enfin leur recommandation et se rendirent à l’académie de magie. Ils y vendirent leurs ingrédients (orchidées-fées et morceaux d’araignée géante). Puis ils retournèrent chez les Grosjean.

Après manger, un serviteur vint leur demander de se présenter chez le juge Elisée de Pérerin, pour témoigner dans l’affaire Piscis. Les deux amis racontèrent ce qu’ils savaient des catacombes telxes, du mage et des vampires, en omettant toutefois qu’ils avaient préparé l’invasion ducale.

Le soir, ils virent le comte d’Enro. Celui-ci plaida en faveur de Piscis, que seule perdait sa propension à ne pas voir le mal autour de lui, et les persuada de tout faire pour le sauver. Avec le duc en ville, la justice se devait d’être ferme et rapide et nul doutait que le mage serait rapidement reconnu coupable et exécuté. Même Niscarvin, qui était le plus convaincu des trois que Piscis devait être châtié, reconnu qu’il ne méritait pas une justice aussi expéditive. Le comte leur annonça également qu’il serait absent quelques jours, le duc lui ayant demandé de faire un tour du comté de Néac avec son armée pour ramasser les vassaux récalcitrants. Arnolphe et Niscarvin étant censés être avec lui, leur mission pour sauver le mage ne pourrait être que secrète.

Le baladin contacta donc Piscis par télépathie pour en discuter mais celui-ci leur en voulait beaucoup et refusa de lui parler. Il rejeta également Arnolphe. Niscarvin le rappela, finit par le convaincre de les écouter et le persuada qu’il était une victime des machinations du vampire et qu’il devait plaider en ce sens. Cet être démoniaque avait abusé de sa gentillesse pour l’entraîner vers une pente ténébreuse où le bon Aurélias de Py ne se serait jamais risqué de lui-même.

3ème Fauche (4 mai) : Arnolphe et Niscarvin retrouvèrent le mage qui avait arrêté Piscis avec eux et lui dressèrent un portrait laudatif de ce dernier. Ils le convainquirent que l’archéologue ne méritait pas la mort ou la torture pour s’être laissé duper par un buveur de sang et le persuadèrent de ne pas parler des squelettes au juge.

Puis ils graissèrent quelques pattes pour voir le magistrat le plus vite possible. Devant Elisée de Pérerin, Arnolphe et Niscarvin affichèrent un air contrit et lui dirent qu’ils avaient exagéré leur témoignage à la demande de puissants personnages voulant faire un exemple, mais que leurs consciences les avaient travaillés toute la nuit et leur imposaient de rétablir la vérité sur les évènements. Ils obtinrent donc un rendez-vous pour refaire leur témoignage.

L’archer et le baladin se présentèrent ensuite chez Piscis mais il n’y avait personne. Ils allèrent donc à l’école de magie rencontrer trois de ses collègues qui étaient les plus susceptibles de vouloir le soutenir. Après discussion, le mage Merinos était le plus convaincu, Prongils Tanoquis marchait finalement et Jalvert restait prudent.

Le soir, ils logèrent chez les Grosjean. La mère d’Arnolphe se souvint qu’après la mort d’Adrien, un ecclésiastique (qui venait d’Euxilis) avait réclamé le livre de compte. C’était peut-être une piste, mais pour l’instant l’archer et le baladin avaient plus urgent à traiter.

Niscarvin se dit que leur meilleure chance d’obtenir la grâce du mage était de trouver d’autres coupables sur lesquels faire retomber la sévérité de la Justice. Il faudrait arrêter le réseau maléfique grâce auquel l’archéologue et le vampire obtenaient leurs ingrédients. Il télépatha donc Piscis qui leur donna tous ses contacts. C’était le marchand Emeric Legrand qui l’avait fait entrer en relation avec « les Loups de Néac », une bande de voleurs importante. Là, un bandit semi-ogre du nom de Parguk l’avait adressé à un elfe manchot du nom de Cerentir, qui avait pu lui fournir des ingrédients maudits. Un bourgeois, Tertulien Mortemain, lui avait ensuite recommandé la bande de Noémie l’Affreuse, une voleuse moche et cynique. Mais un autre commerçant, Neville Grisin, lui avait fortement déconseillé d’écouter quoi que ce soit venant de Tertulien Mortemain et lui avait vanté les mérites de Cerentir. Piscis avait donc interrompu ses affaires avec Noémie et sa clique pour renouer avec l’elfe manchot, ce qui lui avait permis de rencontrer un chaman wolfom très intéressant. Avant cela, Neville Grisain lui avait présenté une marchande maîtrisant le Pouvoir, Orane Claumène, qui connaissait également Cerentir ; mais Piscis n’était pas sûr qu’elle trempât dans les combines louches. L’elfe manchot était également le fournisseur d’un gentilhomme nommé Alexis de Montchesne, qui proposa au mage de lui faire rencontrer une certaine Sœur Alice, avec laquelle il aurait pu discuter de vampires. Mais l’archéologue n’avait jamais eu l’occasion de la voir puisqu’il avait été arrêté.

4ème Fauche (5 mai) : Il pleuvait et le vent soufflait fort. Arnolphe se renseigna sur Cerentir et apprit que c’était un mercenaire, qui avait ses habitudes à Taverne du Hérisson. C’est là qu’il fallait aller pour l’embaucher. Niscarvin quant à lui se renseigna sur les voleurs de Néac. La guilde des voleurs faisait respecter des règles permettant aux bandes rivales de coexister. Les Ombrechats était la plus balèze, comptant une quarantaine de membres, et était de tous les mauvais coups. Leur boss était un demi-elfe, assisté par deux autres demi-elfes, un semi-ogre et un léonide. Mais les Ombrechats devaient composer avec deux autres bandes d’importance : les Loups de Néac et les Serpents, qui comportaient une trentaine de membres chacune. Les Loups étaient dirigés par un nain, assisté par un semi-ogre et un taurom. C’était un groupe de gros bras, qui étendaient leur « protection » sur les commerces de la ville. Les Serpents faisaient plutôt dans l’assassinat et l’espionnage. Ils étaient commandés par un elfe, qui avait deux demi-elfes pour lieutenants. La ville comportait en outre une dizaine d’autres bandes de moindre importance, comme celle de Noémie l’Affreuse qui n’avait que cinq membres. Pendant ce temps, Arnolphe insistait pour obtenir des infos sur Cerentir, en puisant dans son pouvoir : l’elfe était un ancien soldat qui avait combattu pour le camp réformé. Il avait perdu sa main droite en 1531 lors de la deuxième guerre de religion. Démobilisé, il avait alors connu quelques années difficiles, mais il avait appris depuis à se servir de sa main gauche et était de nouveau un bretteur redouté. Il en voulait cependant à Floriscan II et se répandait volontiers en malédictions sur la royauté albienne. Niscarvin usa de son Pouvoir pour obtenir des renseignements sur Villerouet-Saint-Clair, dont le nom revenait plusieurs fois dans le livre de comptes d’Adrien Grosjean : c’était une petite seigneurie à 5 lieues de Néac (20 km), par où transitaient vraisemblablement des objets magiques pas vraiment légaux, notamment ceux fournis par la bande de Noémie l’Affreuse.

À midi, l’archer et le saltimbanque se retrouvèrent pour faire le point. Après avoir partagé leurs informations, ils se répartirent la tâche pour aller en chercher d’autres.

Arnolphe se renseigna sur Tertulien Mortemain et apprit que c’était un bourgeois de Néac, réputé cupide, aux affaires pas toujours propres. Les membres de sa famille étaient décédés dans des circonstances étranges, lui permettant de toucher un héritage aussi conséquent que disputé. Niscarvin poursuivit ses recherches sur Noémie : chef d’une petite bande de voleurs, moche, coriace, entêtée, ambitieuse, cynique, c’était une femme de poigne. Elle trempait dans le cambriolage, le recel et la vente d’objets maudits. Le baladin trouva également le lieu de son repaire en questionnant habilement les voisins. Le baladin se renseigna aussi sur Orane Claumène : une marchande en vue de Néac, bien considérée, au caractère modeste, appréciant les petits plaisirs de la vie, célibataire endurcie. Compétente, ses affaires étaient florissantes et elle avait gagné un siège au conseil municipal par elle-même, car elle ne venait pas d’une famille connue. Elle jouissait globalement d’une bonne réputation.

Le soir, Arnolphe et Niscarvin firent de nouveau le point et résolurent de s’attaquer à la bande de Noémie l’Affreuse, dont ils connaissaient le repère.

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Message  Nagosil le Ven 26 Avr - 14:31

Le nettoyage de Néac : Arrestations

L’archer et le saltimbanque se procurèrent d’abord un kit de crochetage dans les bas quartiers. Ils firent le tour de la maison, et Arnolphe repéra une sortie par derrière dans une ruelle obscure qui sentait la pisse. Niscarvin crocheta sans problème. Ils faisaient preuve d’une grande discrétion, espérant bénéficier d’un effet de surprise. Il n’y avait personne dans la baraque, qu’ils entreprirent de fouiller méthodiquement. Arnolphe trouva un passage dissimulé dans la cave et une cassette, protégée par un dard empoisonné, contenant des objets de valeur qu’ils estimèrent précisément à 9080 PO. Suivant le passage secret, ils débouchèrent dans une autre cave, sous une maison dans laquelle des gens semblaient dormir. Au vu du mobilier et des affaires qui trainaient, ils conclurent qu’il s’agissait d’une maison banale, habitée par un marchand et sa famille, avec au moins un chat et des enfants. Les deux amis retournèrent alors dans la maison des bandits. Ils se cachèrent dans la cave et attendirent toute la nuit.

5ème Fauche (6 mai) : Les bandits rentrèrent vers 5 heures du matin. L’archer et le saltimbanque patientèrent le temps que les voleurs s’endorment et leur tombèrent dessus pendant leur sommeil. Ils étaient décidés à les capturer vivants, à la fois pour pouvoir leur soutirer des informations et pour éviter d’éventuels problèmes judiciaires. Dans la première chambre, se trouvaient deux hommes. Arnolphe tira deux flèches contondantes : le premier voleur fut assommé mais l’autre, réveillé par leur intrusion, esquiva son tir. Le bandit parvint à crier et à saisir ses armes. Le bougre ne se laissait pas assommer si facilement. Niscarvin, se battant avec son fleuret dans une main et un chandelier dans l’autre, s’occupait de lui pendant qu’Arnolphe tirait sur les hommes qui accourraient, attirés par le bruit. Le sieur Grosjean aligna deux voleurs armés : il en étala un pour le compte mais rata l’autre. Ce dernier le chargea, esquivant les flèches, et l’assaillit au corps à corps, mais il ne parvint pas à percer son armure. Le baladin, après quelques passes infructueuses, finit par assommer son adversaire. Arnolphe avait lâché son arc et se battait avec sa corsèque. Alors que Niscarvin voulu venir en aide à son ami, il reçut un carreau d’arbalète dans le dos, tiré par Noémie. Fort heureusement le projectile rebondit sur sa solide armure de crabe. Le baladin se rua alors sur la voleuse et l’assomma d’un coup de chandelier. Arnolphe peinait contre son adversaire, celui-ci le frappa violemment et parvint à le blesser légèrement. Niscarvin arriva aussitôt en renfort, poussant le bandit à défendre. Le saltimbanque feinta et assomma le voleur.

Les deux compagnons reprirent leur souffle, s’assurèrent que tout le monde était bien inconscient en leur administrant quelques coups sur le crâne et ligotèrent leurs adversaires. Niscarvin s’occupa ensuite de la blessure d’Arnolphe, qu’il recousit si bien que l’archer ne sentait déjà plus rien. Les bandits bâillonnés furent enfermés chacun dans une chambre. Le saltimbanque et l’archer en portèrent un à la cave pour l’interroger. Ils le réanimèrent et l’interrogatoire commença. Arnolphe se montra très persuasif. Le voleur leur apprit que Noémie ramenait bien les objets maudits de Villerouet-Saint-Clair, comme nos héros l’avaient déduit, mais il ne savait pas de qui elle les tenait. Arnolphe et Niscarvin interrogèrent un autre voleur mais celui-ci ne se laissa pas intimider. Il se mit à hurler à l’aide pour alerter les voisins. Le saltimbanque échoua à l’assommer et ce fut le sieur Grosjean qui l’étendit d’un coup de corsèque. En allant chercher un troisième larron, Arnolphe, qui avait l’ouïe fine, entendit des gardes arriver. Niscarvin réassomma le bandit qu’ils venaient de réveiller et les deux compagnons portèrent plutôt Noémie inconsciente dans le passage secret de la cave. Niscarvin retourna dans la maison expliquer la situation aux gardes municipaux qui tambourinaient à la porte. Convaincus par l’agent du duc, les soldats emportèrent les bandits, laissant l’archer et le baladin tranquilles. Ceux-ci purent donc interroger Noémie l’Affreuse. Ils ne parvinrent pas à savoir qui était le mage noir derrière son trafic, la voleuse se montrant loyale et déterminée. Mais elle concéda tout de même quelques informations qui leur permirent de décoder le livre de comptes.

Ils déduisirent ainsi que Noémie correspondait à « C. Martin » et purent identifier une autre fournisseuse, Murielle de Gorvelon. En connaissant quelques produits échangés, ils purent percer le code de l’ouvrage : en éliminant certaines syllabes selon un rythme de scansion particulier, on obtenait des phrases dont le sens pouvait se deviner. Ainsi, concernant un achat des Malfosse, l’expression « des armures complètes à faire sûrement l’assaut sus », qui avait piqué leur curiosité par la lourdeur inutile de la description, devait se comprendre « protection affaire Lasus ». Une révélation qui ne manquerait pas d’intéresser Fleur puisqu’elle concernait son procès suite à la perte de son œil ! Autre exemple, « liqueurs de poires maisons » devait se comprendre « potion de poison ». Ils comprirent également que le livre de compte concernait des activités de groupes différents et qu’il était loin d’être exhaustif. Ils en déduisirent qu’il était très possible qu’Adrien soit en fait un héros qui enquêtait sur les activités maléfiques.

Arnolphe et Niscarvin ramenèrent Noémie auprès des miliciens. Ceux-ci les informèrent que le duc voulait les voir. Ils se rendirent donc au château sans tarder. Léonard du Dimannor était occupé et ils dûrent attendre. Fatigués de la longue nuit, Niscarvin persuada un serviteur de leur apporter une collation, ce qui les aida à patienter. Quand le duc les reçut enfin, il était fort courroucé et le leur fit bien comprendre. Il avait en effet ordonné que les deux hommes accompagnent le comte d’Enro, et il n’aimait pas être désobéi. L’autre raison de son courroux venait de Merinos et de ses amis qui créaient des agitations en dénonçant ouvertement des pressions politiques dans l’affaire Piscis. Le baladin lui expliqua alors pourquoi ils étaient restés – pour sauver la vie de leur ami – en prétendant qu’il s’agissait de leur propre initiative et que le comte d’Enro n’avait fait que céder face à leur insistance. Il entreprit ensuite de lui narrer leur enquête. Le duc se calma un peu et se montra compréhensif. Il acceptait qu’Arnolphe et Niscarvin poursuivissent leurs investigations : après tout si des agents du duc parvenaient là où les miliciens locaux avaient échoué, cela ne pourrait que renforcer l’autorité ducale. Mais le temps était compté : Damien d’Enro devait revenir la huitaine suivante avec les seigneurs de Sodavlac et leurs hommes, et ils iraient aussitôt écraser les comtes d’Ereu et de Nyamène. Il exigea également que les deux aventuriers aillent parler à Merinos afin de faire cesser les agitations.

Obéissant aux injonctions du duc, l’archer et le baladin expliquèrent à Merinos que l’affaire Piscis était entre de bonnes mains et ils l’assurèrent que la punition du mage serait juste et raisonnable, pour peu que Merinos et ses amis ne provoquent pas le duc et qu’ils ménagent leurs ardeurs. Merinos accepta de remettre le destin de son ami emprisonné entre les mains des deux héros et de faire cesser les agitations.

Le reste de la journée, Niscarvin entretint leur équipement et lui et Arnolphe se reposèrent afin d’être en forme le lendemain.

6ème fauche (7 mai) : L’archer et le baladin se renseignèrent sur Murielle de Gorvelon. C’était une femme ambitieuse, qui avait épousé un vieux noble dans le seul but d’entrer dans la noblesse. Elle aimait jouer avec les hommes et se jouer d’eux, son mari étant trop sénile pour faire ombrage à ses aventures. Malheureusement nos deux héros ne purent en apprendre davantage.

Ils allèrent alors voir le juge en charge de l’affaire qui les occupait. Il avait l’air d’être un bon magistrat, honnête et droit. Après avoir un peu tourné autour du pot afin de s’en assurer, ils se décidèrent à tout lui raconter. Ils lui demandèrent de faire arrêter Murielle, Alexis et Tertulien, dont ils étaient sûrs qu’ils trempaient dans des affaires louches, afin de les faire parler. Eux-mêmes allaient personnellement arrêter Cerentir, qui était un combattant réputé et ne se laisserait sûrement pas faire.

Arnolphe et Niscarvin se rendirent alors à la taverne du Hérisson. Cerentir était là, facilement reconnaissable. L’archer et le baladin avait opté pour une approche officielle mais bien entendu l’elfe manchot refusa de les suivre. Le combat s’engagea aussitôt. Cerentir n’avait pas volé sa réputation, c’était bien un bretteur d’exception. L’elfe laissait attaquer ses adversaires pour contrattaquer sans relâche dès qu’il avait l’opportunité. Sans son Pouvoir, Arnolphe aurait péri dès la troisième attaque. Au bout d’une minute d’un combat intense, Niscarvin parvint à l’estoquer légèrement. Un effet magique s’activa alors depuis l’épée de l’elfe. Un halo rouge en sorti et l’enveloppa avant de se concentrer dans ses yeux. Cerentir poussa un cri de rage. Le baladin à rapière profita de l’ouverture pour le blesser derechef. Arnolphe l’enchaina de flèches contondantes sans lui laissait le temps de respirer – ils voulaient le capturer, non le tuer. Quand la pluie de flèches s’arrêta, l’elfe s’effondra sur le sol. Arnolphe et Niscarvin n’eurent plus qu’à l’attacher et à le conduire à la milice. Ils signalèrent également la lame magique aux miliciens : il s’agissait peut-être d’une magie maléfique, il était bon de la faire analyser.
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Message  Nagosil le Ven 26 Avr - 14:34


Le nettoyage de Néac : Interrogatoires

Arnolphe et Niscarvin allèrent ensuite voir le juge Elisée de Pérerin pour savoir s’il avait pu procéder aux arrestations et s’il avait obtenu de nouvelles informations. Elisée leur confirma que les arrestations s’étaient déroulées sans problème, mais il leur fit également part de ses réticences à soumettre à la question des nobles (à savoir Murielle de Gorvelon et Alexis de Montchesne) sans preuves solides. L’archer et le baladin se proposèrent alors pour les interroger eux-mêmes. Ils n’allaient pas les torturer mais ils comptaient sur leur Pouvoir pour parvenir à les faire parler.

Ils commencèrent par Murielle. Niscarvin tenta de la convaincre que dire tout ce qu’elle savait était pour elle le seul moyen de s’en sortir. Après quelques protestations et reniement, elle admit qu’elle possédait des informations sur les réseaux maléfiques. Mais elle exigea des conditions exubérantes en échange : son nom ne devait être mentionné nulle part, elle voulait l’immunité pour tout ce qu’on pourrait lui reprocher, et elle voulait même une baronnie en récompense à son aide. Le juge fut bien convaincu de sa culpabilité mais il rechignait tout de même à la faire torturer. Arnolphe décida de la menacer ouvertement pour l’amener à parler. Elle resta stoïque face aux gros bras de l’archer et se mit même à lui faire du charme. Elle savait y faire mais le sieur Grosjean n’allait pas s’accoquiner avec pareille engeance. Elisée la fit mettre alors au fond des oubliettes, en s’assurant qu’il y ait toujours au moins un garde femme pour ne pas tomber dans ses pièges.

Après cela, on vint leur annoncer les conclusions de l’analyse magique de l’épée de Cerentir : elle disposait d’un enchantement vampirique, provenant d’une magie noire ou nécromantique, nécessairement maléfique. Arnolphe, Niscarvin et Elisée décidèrent alors d’aller immédiatement interroger l’elfe manchot. Celui-ci fut attaché sur une chaise et torturé par le bourreau de la milice. Le gros archer et son ami baladin tentèrent de l’intimider, mais Cerentir resta muet.

Arnolphe et Niscarvin finirent la journée en essayant de faire parler Tertulien, mais celui-ci exigeait l’immunité pour ses actes et d’être protégé contre ces anciens collaborateurs en échange de ses informations.

7ème fauche (8 mai) : Au petit matin, l’archer et le baladin retournèrent voir le juge Elisée pour continuer avec lui les interrogatoires : la nuit en prison pouvait avoir délié certaines langues. Ils demandèrent au bourreau d’attendrir Cerentir pendant qu’ils allèrent réinterroger Murielle. Niscarvin proposa de lui faire de fausses promesses à propos des garanties qu’elle réclamait. Le juge ne trouvait pas cette pratique très noble mais il accepta de fermer les yeux au vu de l’importance et de l’urgence de cette affaire.

Le bretteur-conteur fut très crédible et Murielle dévoila tout ce qu’elle savait : Lorient de Villerouet-Saint-Clair était en réalité un vampire qui faisait du trafic d’objets maudits. Il était en place depuis un long moment et se faisait déjà passer pour son propre père il y a des années de cela. Tout le personnel de son castel était au courant de sa condition et il avait formé un culte autour de sa personne, lequel était dirigé par une nonne répondant au nom de sœur Alice. La séductrice dévoila également quelques noms de clients du vampire que le baladin s’empressa de noter, en particulier Gilbert Daglard, un alchimiste de la guilde des mages. Interrogée à propos du comte de Sodalvac, Murielle avait de forts soupçons concernant son implication : il avait par exemple accordé sa protection à Mornille et Malfosse à la demande du vampire. A propos d’Adrien Grosjean, elle dévoila qu’il se serait fait assassiner car il posait trop de questions.

Forts de ces informations, Arnolphe, Niscarvin et Elisée allèrent voir le duc, Léonard du Dimannor, avec qui ils mirent au point le plan d’action : la milice s’occuperait d’arrêter un maximum de personnes de la ville en lien avec les trafics dès le lendemain matin pendant que les héros iraient avec Squirrel, Lambert et une centaine d’hommes mettre fin aux agissements du vampire.

Pour le reste de la journée, ils continuèrent les interrogatoires afin d’obtenir un maximum de noms. D’abord ils interrogèrent Alexis, qui n’apporta pratiquement aucune information nouvelle. Arnolphe put juste identifier sœur Alice comme l’un des Martin dans le livre de son frère. Vint ensuite le tour de Tertulien. Après quelques promesses de Niscarvin, le bourgeois dénonça Noémie l’Affreuse mais également un chaotique du nom de Neville Grisain et un maître artisan, Clovis Dinant qui trempait certainement dans des affaires louches. L’archer et le baladin retournèrent alors voir Noémie. Celle-ci suffit par concéder qu’elle travaillait pour le vampire, qu’elle s’entendait bien avec sœur Alice et que les Loups de Néac trempaient également dans le trafic d’objets maudits, notamment par le biais de l’un de leur sous-chef, un semi-ogre du nom de Parguk. Pendant ce temps Cerentir avait été torturé par le bourreau de la milice. Meurtri dans sa chair et son esprit, il se rendit aux arguments de Niscarvin à propos de la damnation éternelle qui l’attend s’il ne se repend pas. Afin d’obtenir le maximum d’information rapidement, le baladin n’hésita pas à lui promettre son absolution par les évêques du Dimannor et sa réhabilitation à travers son affectation au sein de l’armée réformée (l’elfe manchot était hostile au roi). Niscarvin savait qu’honorer ses promesses dans leur totalité n’étaient pas de son ressort et ne se ferait pas, mais il n’était pas complètement dans la tromperie car il voulait sincèrement tenter de sauver l’âme de ce malheureux. Cerentir révéla donc qu’il avait fait partie de deux organisations : les fils d’Halrafass, un culte absalémiste dont les membres se reconnaissaient à l’aide d’une plume de paon, et l’Ordre Noir qui était un réseau de mages noirs de dimension internationale. Le culte absalémiste comptait huit autres membres, dont Alexis de Montchesne, Parguk le semi-ogre et Clovis Dinant. Il révéla également les noms qu’il connaissait des membres de l’antenne locale de l’Ordre Noir : celle-ci était dirigée par un mage noir défiguré du nom de Bratawulf, et il y avait un chaman wolfom et un prête-chaman ratsen. Neville Grisain et Orane Claumène faisaient également partie de l’Ordre, de même que le marchand Briséus qui passait régulièrement à Néac.

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Message  Nagosil le Mar 25 Juin - 16:52


Le nettoyage de Néac : Pinage


8ème Fauche (9 mai) : Neville Grisain et Clovis Dinant furent discrètement arrêtés durant la nuit, afin d’essayer de leur arracher quelques noms supplémentaires. Dès l’aube, les miliciens frappaient aux portes pour mettre en état d’arrestation toutes les personnes impliquées dans les affaires maléfiques.

Arnolphe et Niscarvin partirent depuis le camp militaire. Ils étaient accompagnés de Squirrel et Lambert qu’ils connaissaient déjà bien, Calanonde, le mage du duc qui les avait aidés à arrêter Piscis, Jalvert, un autre mage au service du duc (un petit peu moins expérimenté), ainsi que 50 fantassins lourds, 30 fantassins légers et 20 archers.

Ils n’eurent aucun mal à arriver au castel de Villerouet-Saint-Clair, en dépit de la brume, qui ne se leva que lorsque la pluie tomba. Le domaine était fermé d’un portail en fer forgé. Voyant la troupe arriver, un semi-ogre de l’autre côté de la grille s’approcha d’un air inquiet.
« Ouvrez-nous ! Au nom du duc de Dimannor ! Lui commanda Niscarvin.
- On vient chercher ton maître, renchérit Arnolphe.
- C’est pas pour l’arrêter quand même ? fit l’imposant gardien.
- Ben si, confirma le gros archer.
- Ha heu … attendez là alors. »
Et le semi-ogre s’enfuit en direction de la bâtisse. Le sieur Grosjean tenta bien d’interrompre sa course d’une flèche mais il n’eut pas le temps d’ajuster son tir, qui manqua sa cible. Arnolphe était plus habitué à recevoir des ordres qu’à en donner, et lorsqu’il déclara « il va falloir ouvrir cette porte nous-même », les fantassins ne réagirent pas comme il l’espérait (ils ne réagirent même pas du tout). Voulant donner l’exemple, il mit un coup d’épaule dans la porte, sans effet. Pendant ce temps, Niscarvin avait sorti de son sac ses rossignols. Il écarta doucement son ami de la porte et entreprit de faire jouer la serrure. On entendit un déclic et la porte fut ouverte.

La troupe s’engagea sur le domaine du castel. Un glyphe magique s’activa. Un pentacle rouge-sang apparu au milieu de la pelouse. L’air se mit à cramoisir. Une odeur de soufre se répandit. 24 créatures en armure, semblables à des guerriers venus des enfers, sortirent du néant. Tandis que du chenil s’avancèrent deux hommes aux allures de diables accompagnés par douze chiens horriblement transformés : leurs pelages était noir, leurs yeux d’un rouge brûlant, et leurs langues semblables à des flammes solides.

Les fantassins lourds reçurent la charge des invocations démoniaques, tandis que les chiens du chaos se ruaient sur les archers. Squirrel lançait des sorts de soutien pour améliorer les capacités des soldats (et des héros). Arnolphe décocha une volée de flèches qui abattit les deux tiers des canidés infernaux. Il fut aussitôt pris pour cible par les maîtres-chiens et leurs bêtes restantes, lesquels furent tués dans la foulée par les tirs de Lambert. Du côté des fantassins, le combat était plus ardu. Niscarvin prit un mauvais coup (pas trop grave). Calanonde tenta d’affaiblir les ennemis mais il se trompa lourdement dans son incantation, ce qui les renforça. Après quelques mauvaises passes, le baladin-bretteur parvint à occire un esprit-guerrier des enfers, et dans son élan il fit place nette de 6 autres. Dans cette ouverture, son ami ventripotent en blessa 3 de plus de ses flèches. Avec l’avantage numérique bien établi, le combat ne tarda pas à se terminer.

Les pertes étaient limitées : une dizaine de fantassins lourds étaient hors combat, le double étaient légèrement blessés, et dans les groupes des archers et des fantassins légers, les pertes pouvaient se compter sur les doigts d’une seule main. Il fallait à présent investir la bâtisse. C’était un château d’agrément, une gentilhommière, pas conçu pour empêcher un assaut. Les archers ne pouvaient pas être utiles en intérieur et Niscarvin donna des ordres pour qu’ils s’occupent des blessés en les attendant. Ils se soigna lui-même du coup qu’il avait pris. Jalvert envoya une invocation, Roucoups, en reconnaissance mais celle-ci revint sans information : un sort de ténèbres emplissait tout l’intérieur du bâtiment, ce que confirmait Squirrel qui, par sa sensibilité à la magie, précisa même que le château était truffé de pièges magiques. Les héros se préparèrent à l’assaut : ils prièrent Tharès et Daromir, Arnolphe bénit les armes et les enduit de sang-des-martyrs (nécessaire pour blesser un vampire), Niscarvin sanctifia des symboles tharésiens, Squirrel et les autres mages lancèrent des sorts bonifiants, et les hommes se postèrent tout autour du castel.

L’assaut fut donné ! Les hommes s’engouffrèrent par chaque fenêtre, lentement, prudemment mais sûrement. L’obscurité ne posait plus de problème après quelques minutes d’adaptation. En revanche on entendait de toute part des explosions des pièges magiques déclenchés par les hommes. Les héros étaient restés groupés et parvenaient à éviter les pièges. Ils se dirent que l’ennemi s’était peut-être barricadé à la cave. Ils passèrent par les cuisines et descendirent au cellier. Là, l’aventurier-conteur sentit un piège magique bien dissimulé protégeant un passage secret dans un faux tonneau. Il fit habilement jouer le mécanisme d’ouverture après que Calanonde eut usé de sa magie pour affaiblir le piège. Ils débouchèrent dans une crypte. Il y avait au milieu de la pièce un cercueil confortable qui servait de lit au vampire. Il y avait également un râtelier d’arme, un coffre contenant des habits, des symboles maléfiques, une armoire apparemment piégée, … mais point d’ennemi.

Ceux-ci s’étaient en fait retranchés dans une chambre à l’étage. La chambre ne possédait qu’une seule porte, trop étroite pour laisser passer beaucoup de personnes à la fois. Les soldats se faisaient massacrer les uns après les autres. Niscarvin entra, armes au clair, suivi d’Arnolphe et Lambert à l’arc, puis de Squirrel en soutien. Dans l’antichambre, des hommes trempaient des flèches dans du sang-des-martyrs pour les passer aux deux archers. Une demi-douzaine de fantassins en mauvaise posture affrontaient le vampire et ses sbires. Le buveur de sang maitrisait le Pouvoir et se battait avec un sabre droit à l’aura rougeoyante et une dague en main gauche, également enchantée. À ses côtés se tenaient un guerrier semi-ogre en armure (celui qui gardait l’entrée du domaine), une créature invoquée des enfers semblable à une contrefaçon de diable, un autre semi-ogre, aux allures d’ogre véritable, armé d’un imposant hachoir tel un boucher dantesque, un homme armé jusqu’au dent et au regard de psychopathe, une femme en vêtement clérical qui n’était autre que sœur Alice, ainsi que deux servantes horriblement transformées en démonettes maniant de vicieux fouets dentelés.

Voyant les héros arriver, le vampire se mit à incanter, mais en vain. Sœur Alice et les démonettes étaient aux prises avec des soldats. Lambert profita d’une ouverture de leur part et les abattit d’une flèche chacune. Suivant son exemple, Arnolphe tira une volée de flèches sur les ennemis. Il fallait vite réduire leur nombre et l’archer puisa dans son Pouvoir afin de tous les blesser. Le psychopathe pris une flèche dans la jugulaire et mourut sur le coup. Le guerrier semi-ogre vit son armure transpercée. L’ogre boucher pissait le sang. L’invocation était gravement touchée. Seul le vampire avait pu dévier le coup de sa dague. Niscarvin, se jetant dans la mêlée, blessa à nouveau le diable invoqué ainsi que les deux semi-ogres. Son coup abrégea les souffrances de celui au hachoir tandis que l’autre fut achevé par un esprit magique en forme d’oiseau, lancé par Squirrel, reçu en pleine poitrine.

Le combat venait de prendre une nouvelle tournure. Les soldats blessés en profitèrent pour se retirer. Le buveur de sang était seul avec son invocation mais ne comptait pas se laisser faire. Il passa à l’attaque. Puisant dans son Pouvoir, il obligeait les héros à rester sur la défensive, blessant même Arnolphe, Niscarvin et Winny (l’invocation de Squirrel qui la défendait), et tuant un fantassin trop lent à se replier. Imbibé de sang, son sabre sembla s’embraser un instant, et son aura rougeâtre s’étendit au vampire tout entier. Empli d’une vigueur supplémentaire, il poussa son avantage. Ses coups étaient violents et meurtriers. La druidesse n’échappa à la mort que grâce au Pouvoir. Winny était aux prises avec l’invocation du vampire, et ce dernier alternait les attaques au sabre avec des missiles magiques d’une noirceur démoniaque. Les Points de Pouvoir étaient dépensés à toute vitesse.

Bien vite, Winny se fit tuer et la druidesse, mortellement blessée, fut à court de Pouvoir. Arnolphe laissa alors son arc pour sa corsèque et, avec Lambert, ils bloquèrent les coups du seigneur mort-vivant pendant que Niscarvin tirait Squirrel hors de la chambre et stabilisait son état. Le baladin revint au combat et aussitôt se fit blesser avec ses compagnons : le vampire avait su profiter d’une ouverture crée par son entrée dans la pièce pour les tailler violemment. Heureusement les missiles magiques du maître des arts noirs manquaient de puissance et de précision. Un coup de corsèque bien placé d’Arnolphe faillit inquiéter le vampire mais son invocation maléfique s’interposa et prit le coup mortel à la place de son maître.

Ils étaient à présent à trois contre un. Mais le vampire était indemne alors que les héros étaient tous blessés. Il était également plus que centenaire et donc plus expérimenté. Il décida de laisser les aventuriers l’attaquer afin de les pousser à l’erreur. Une attaque possée de Niscarvin lui mit une estafilade mais il ne changea pas de stratégie. Une occasion se présenta bientôt et le mort-vivant libéra des énergies maléfiques qui frappèrent de plein fouet les héros. Le baladin en réchappa grâce au Pouvoir. Le vampire recommença. Les trois compagnons furent à nouveau blessés. Mais la magie est une chose capricieuse. Le troisième sort échoua. Les aventuriers reprirent leurs attaques. Plusieurs occasions furent gâchées par le buveur de sang à cause de ses incantations mal prononcées, et Niscarvin profita d’un sortilège un peu faiblard pour contrattaquer avec succès : il planta ses deux lames dans le cœur du vampire, mais celui-ci avait encore du Pouvoir et puisa dans ses dernières réserves pour continuer à se battre. Sa stratégie n’avait pas changé mais après quelques passes d’arme, sa dague en main gauche avec laquelle il parait les coups se brisa. Il déchaîna alors ses esprits maléfiques sans attendre et ce fut au tour d’Arnolphe et de Lambert d’épuiser leur derniers Points de Pouvoir pour revenir à la vie. Plus personne n’avait de Pouvoir.

Pendant ce temps, Jalvert, Calanonde et les autres hommes motivés rongeaient leur frein. Ils avaient reçu l’ordre explicite de rester en dehors du combat par le baladin au grand cœur qui voulait limiter les pertes. Ils savaient qu’un vampire pouvait être un adversaire particulièrement dangereux, mais n’étaient-ils pas sous-estimés ? Jalvert n’avait rien d’un mage de bataille mais il n’était pas sans ressources. Lorsque Squirrel se replia mortellement blessée, il décida de consulter les esprits des cieux. Ceux-ci lui donnèrent un aperçu de l’avenir. Les visions étaient difficiles à interpréter mais il était clair que les hommes devaient intervenir au bon moment pour assurer la victoire.

C’est ainsi que lorsque que le vampire incanta à nouveau, des soldats se ruèrent dans la chambre, boucliers levés, pour bloquer ses traits maléfiques. Les hommes n’avaient pas de sang-des-martyrs sur leurs armes, ils ne pouvaient donc aucunement blesser le seigneur mort-vivant, mais ça ne voulait pas dire qu’ils ne pouvaient rien faire. Le baladin leur commanda de le bousculer et de tenter de le désarmer, ce qu’ils firent avec brio. Désarmé et entouré d’ennemis, le vampire était en mauvaise posture. Les trois héros l’attaquaient chacun d’un côté. Il essaya bien de minimiser les dommages mais il fut rapidement transpercé de toute part. Dans un râle d’agonie, le buveur de sang tomba en cendres, qui furent balayées par un souffle glacé venu de nulle part.

Niscarvin avait étudié la question et savait que le vampire était en train de se reconstituer dans son cercueil. Ils descendirent donc à la crypte et le trouvèrent effectivement endormi. Un pieu lui fut diligemment planté dans le cœur pour l’empêcher de se régénérer. Arnolphe récupéra ses clefs et entreprit de fouiller la demeure, pendant que le baladin-chirurgien soignait dans la cour ceux qui en avaient besoin. À cause des pièges magiques qui étaient toujours actifs, il fut interdit aux hommes de s’adonner au pillage mais une prime leur fut accordée lors du partage du butin rassemblé par l’archer. Des effets du vampire, le sieur Grosjean et son ami saltimbanque récupérèrent deux bagues magiques permettant d’accéder à un espace extra-dimensionnel via le monde des esprits, un collier exacerbant la sensibilité à la magie de son porteur, une baguette capable d’identifier les effets magiques, une paire de gants magiques pouvant contenir jusqu’à deux sorts préalablement chargés, le sceaux de Villerouet-saint-clair qui par magie rendait les messages invisibles pour qui n’était pas le destinataire, un grimoire de magie réflexive, ainsi que des ingrédients magiques (ceux qui n’étaient pas maléfiques) et une belle collection d’ouvrages littéraires de qualité. Les bagues magiques furent très utiles pour transporter le tout.
Les objets maudits, les symboles maléfiques et toutes les choses douteuses furent détruits par les armes et le feu. La troupe rentra à Néac avec le corps du vampire dans son cercueil afin qu’il soit proprement exorcisé par les prêtres dans un rituel public.
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Message  Nagosil le Mar 25 Juin - 16:54


Le nettoyage de Néac : Procès et conclusions


De retour auprès du duc, Niscarvin lui fit le récit de leur affrontement. Celui-ci leur appris en retour que le coup de filet des miliciens c’était bien passé. Il prévoyait un grand procès dans deux jours pour condamner tous ceux qui ont été en affaire avec les réseaux maléfiques. Le baladin plaida la cause de Cerentir, qui s’était sincèrement repentit. Pour Piscis, le duc accepta qu’il eût un procès à part mais il était déterminé à le faire croupir en prison, avec des visites régulières de prêtres pour lui faire la morale, jusqu’à ce qu’on fût sûr qu’il ne copinerait plus avec des personnes douteuses.

9ème fauche (10 mai) : Un grand ciel bleu s’était installé après l’orage de la veille. Le matin, Arnolphe et Niscarvin firent l’inventaire de ce qu’ils avaient récupéré chez le vampire. Parmi les livres, le baladin lettré en vit un particulièrement intéressant : il s’agissait d’une traduction en felxirois de « Fabrication et entretien de l’équipement martial » écrit par le légendaire artisan nain Korkàn Gradorson Ta Krimsorg. Ce livre contenait de précieux conseils que l’habile saltimbanque ne manquerait pas de mettre en pratique. Ils allèrent ensuite revendre une partie des livres, des bijoux et des ingrédients magiques et en tirèrent un bon prix.

L’après-midi, eut lieu en huis-clos le procès du comte de Sodavlac. Le duc avait eu confirmation de sa connivence avec le vampire par plusieurs inculpés. Léonard de Prévert, duc du Dimannor était assis devant une grande table, à mi-longueur. À sa droite, se trouvaient son fidèle mage Wyrmsoth, Squirrel la druidesse, et Lambert le rôdeur. À sa gauche, se trouvaient le capitaine de sa garde personnel Joseph de Bonchemin, Niscarvin le baladin, et Arnolphe Grosjean. Face au duc, Bruno Robert de Sodavlac était au banc des accusés, la tête basse. Il fut sommé de tout dire et de ne rien cacher. Très intimidé, il raconta alors qu’il avait fait appel aux services du vampire pour sauver la vie de son premier fils quand celui-ci était encore très jeune et qu’il eut contracté une maladie mortelle. Il avait depuis été contraint de lui rendre des services à son tour, y compris soutenir Malfosse (la némésis de Fleur de Lasus) et la famille Mornille (responsable de la mort de la mère de Fortuné de Melville). Bruno tenta d’amadouer son auditoire en raconta comment son fils héritier mourut à la guerre, pendant que son second fils était « pris en otage » par l’ancien duc de Dimannor. Il assura qu’il regrettait beaucoup ses actes et ses sauf-conduits et qu’il avait pris ses distances avec le vampire depuis une dizaine d’année déjà. Léonard de Prévert accepta de taire l’implication de Bruno Robert à la condition expresse que celui-ci se range à ses côtés, pleinement et sans aucune réserve, dans la guerre contre les Albiens. Le comte de Sodavlac remercia humblement son suzerain de sa grande miséricorde.

10ème fauche (11mai) : Le beau temps se maintenait. Les personnalités importantes étaient rassemblées dans une abbaye aux abords de Néac. Le corps du vampire fut détruit avec son cercueil au cours d’une cérémonie religieuse. Ensuite, les personnes qui avaient fricotés avec les réseaux maléfiques furent jugées les unes après les autres. Un grand nombre d’entre elles furent condamnées à la peine capitale. L’elfe Cerentir passa une épreuve de foi en traversant des flammes sacrées sans être brûlé et prouva que son repenti était sincère. Le semi-ogre Parguk échappa également à la mort en dénonçant aux autorités toute la pègre.

Le soir du 10ème fauche, Arnolphe et Niscarvin virent le comte d’Enro en privé, à la demande de celui-ci. Damien les remercia d’avoir sauvé Piscis. Il leur assura également qu’ils étaient toujours amis même si les deux aventuriers travaillaient à présent pour le duc. Il leur remit des présents magiques en remerciement de leurs bons et loyaux services : un bracelet améliorant la parade pour l’archer et des gants qui pouvait soigner par magie pour le baladin. Il leur donna également une broche améliorant les interactions sociales du porteur. Il l’avait prévue pour Fleur mais puisque celle-ci semblait avoir décidé de se retirer de la vie d’aventurière, cette broche serai plus utile aux agents du duc. Niscarvin prit le bijou magique ; étant plus à l’aise avec les mots que son compagnon, c’était le plus logique. Les deux amis remercièrent le comte et lui renouvelèrent leur amitié.

11ème fauche (12 mai) : Un grand bûcher avait été dressé sur la grande place publique. Toutes les personnes condamnées la veille furent exécutées avec force publicité. Les exécutions commencèrent dans la matinée par les pendaisons, pour se clôturer par l’immolation des personnes les plus maléfiques. Avant cela, tandis que Niscarvin et Arnolphe venait de finir de déjeuner chez les parents de ce dernier, ils reçurent la visite d’un ecclésiastique. Lancelot de Goyon, évêque d’Euxilis, venait afin de leur raconter la vérité sur Adrien Grosjean. Celui-ci avait infiltré les réseaux maléfiques pour le compte de l’inquisition, son fameux livre de comptes étant un recueil de notes prises dans le but de découvrir les grosses pointures de ces organisations. Il était mort en martyr, et, grâce à Arnolphe, il n’était pas mort en vain. L’évêque remit donc au héros un médaillon portant les symboles de Tharès et contenant une relique. Cet objet sacré rapprochait l’archer de Daromir, et de son frère en son royaume.

Le soir, le duc avait rassemblé son état-major pour discuter de la guerre. Pendant qu’ils étaient à Néac, le comte d’Éreu avait rejoint son allié le comte de Nyamène. Ensemble ils s’étaient retranchés à la ville de Valla, et en passant s’en étaient pris aux elfes d’Amennyë. Il faudrait quatre ou cinq jours à l’armée ducale pour rejoindre leur position. D’ici là, il faudrait envoyer des éclaireurs. Arnolphe et Niscarvin furent choisis pour cette mission. Le duc leur fit remettre de très bons chevaux et il leur donna également une boucle d’oreille magique, permettant de passer des appels télépathiques sur de longues distances.
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